04/09/2024
Né dans un famille lyonnaise installée à Rillieux, Diego Brosset est l’un des généraux français les plus atypiques de la Seconde guerre mondiale.
Engagé volontaire à 17 ans comme simple soldat en 1916, il termine la guerre avec le grade d’adjudant, décoré de la Croix de guerre et la révélation d’une vocation pour la carrière militaire.
Devenu officier, il sert pendant plusieurs années dans les zones de confins sahariens où il développe un réel attachement pour le milieu désertique et la culture des populations locales.
Pendant cette période, Diego Brosset cultive une personnalité paradoxale qui détonne dans ce milieu particulier qu’il aime et critique dans le même temps.
Sportif de haut niveau, Diego Brosset fait également preuve d’une grande ouverture d’esprit qui l’amène à s’intéresser, en autodidacte, à des domaines très variés qui vont de l’étude des langues orientales à la fonction d’observateur aérien.
Lycéen peu porté sur les études, il se passionne pourtant pour la littérature jusqu’à devenir lui-même auteur d’un roman, tiré en partie de son expérience personnelle.
Rallié au général de Gaulle dès l’été 1940, le colonel Brosset combat en Tunisie (1943) puis dans la péninsule italienne au printemps 1944 avant de participer au débarquement de Provence à la tête de la 1ère Division Française Libre (1ère DFL) au mois d’août de la même année.
Il a la joie d’être considéré comme le libérateur de « sa ville » de Lyon dans laquelle son unité est la première à entrer au matin du dimanche 3 septembre 1944.
Reconnu comme l’un des grands chefs militaires de la nouvelle armée française, il trouve la mort, à 46 ans, dans un accident de circulation le 20 novembre 1944, alors que sa division se prépare à atteindre le Rhin.
Photo du général Diego Brosset prise le 5 septembre 1944 place Bellecour – source ECPAD