26/05/2026
Actuellement une quinzaine de mineurs isolés que nous accompagnons survivent sur un campement à Lille, faute de solution institutionnelle.
En parallèle, chaque semaine, nous recevons des appels de familles avec enfants en bas âge, d'hommes et de femmes isolé·es qui ne savent pas où se mettre à l'abri.
Sur la métropole lilloise, environ 3000 personnes survivent à la rue depuis plusieurs années. Sans accès régulier à l'eau, à des lieux climatisés ou des espaces où se protéger, chaque heure est compliquée. Pourtant, l'Etat continue de laisser des milliers de personnes dehors bien qu'il ait l'obligation de garantir l'hébergement d'urgence de toutes et tous.
Et le département continue de remettre des mineurs à la rue, sans se soucier de leur sort pendant leur recours.
Quand des personnes meurent de chaud dans la rue, ce n'est pas un accident ni une fatalité climatique : c'est la conséquence directe d'un abandon politique. Il est urgent que l'Etat mette en oeuvre un grand plan de mise à l'abri, en prenant en compte la complexité des parcours et les demandes des personnes concernées, et que le département applique la présomption de minorité.