Association Grains de mémoire

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13/04/2026

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Le 13 avril 1944, le 71eme convoi déportant des Juifs de France vers les centres d'extermination n***s part de la Gare de Paris-Bobigny. 1499 personnes sont déportées vers le camp d'Auschwitz-Birkenau.

Parmi elles Simone Jacob (Veil), Marceline Rozenberg (Loridan-Ivans), Ginette Cherkaski (Kolinka) et 34 des 44 enfants arrêtés le 6 avril 1944 à la maison d'Izieu.

165 hommes et 91 femmes sont sélectionnés à l'arrivée pour les travaux forcés, les autres sont aussitôt assassinés dans les chambres à gaz de Birkenau.

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30/01/2026

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◼️ ◼️ C'était un 30 janvier... ◼️ ◼️

Le 30 janvier 1943, création de la sinistre milice...

Créée le 30 janvier 1943 par une loi du gouvernement Laval, la Milice Française, dirigée par le chef du gouvernement et soumise à l’autorité des préfets, avait pour mission de grouper « des Français résolus à prendre une part active au redressement politique, social, économique, intellectuel et moral de la France » (loi du 30 janvier 1943).

Cette tâche revint à Joseph Darnand, nommé secrétaire général. Ancien militant d’Action Française et du PPF, héros de la Première Guerre mondiale, Darnand commandait depuis 1941 le SOL (Service d’ordre légionnaire), minorité activiste de la Légion française des combattants. En octobre 1942, Darnand décide de rompre avec la Légion et de transformer le SOL en Milice Française. Elle devait être l’instrument de la collaboration armée avec les troupes d’occupation.

Fondée par le gouvernement de Vichy, la milice est associée dans la mémoire collective à la terreur et aux exactions, et demeure le symbole d’un État français policier et collaborationniste.

Issue du Service d’ordre légionnaire (SOL), la milice est créée le 30 janvier 1943 et reconnue d’utilité publique. Elle est dirigée par Joseph Darnand, secrétaire général au maintien de l’ordre, sous l’autorité de Pierre Laval, son maître d’œuvre.

La milice est assimilable aux groupes paramilitaires fascistes ou nationaux-socialistes pour son organisation et ses méthodes. À sa création, elle s’affiche comme « l’instrument principal du redressement moral, intellectuel et social du pays ». Dans les faits, elle officie comme une troupe de choc, forte d’un effectif de plus de 30 000 exécutants zélés se réclamant d’une idéologie autoritaire et répressive. La Gestapo sait pouvoir compter sur cette force supplétive, véritable manne pour combattre à ses côtés les « ennemis intérieurs » (résistants, Juifs, communistes, francs-maçons).

À Lyon, la milice installe son siège en plein centre-ville, au 85 rue de la République, dans l’ancien Hall du journal Le Progrès. Divisée en cinq « services », elle enregistre dans le Rhône un millier d’adhérents. Parmi eux, plus de 600 sont affectés à la Franc-Garde, sa branche militaire dont les membres sont reconnaissables à leur uniforme noir et à leur béret marqué du gamma grec.

Joseph Lécussan est, d’avril 1943 à mars 1944, le chef régional du 2e service, documentation/renseignements, chargé de procéder en civil aux arrestations et aux perquisitions. Il s’agit d’un service armé, fonctionnant avec des permanents payés, hors hiérarchie, qui rend compte directement à Vichy. Joseph Lécussan est épaulé dans sa tâche par Paul Touvier, désigné chef local dès l’automne 1943 pour débusquer les « adversaires politiques », à propos desquels il se fait fort de constituer des fiches d’information détaillées. La Milice lyonnaise a aussi son aumônier, l’abbé Stéphane Vautherin.

14/12/2025

Plongée dans le procès de Nuremberg : un moment inédit du droit international où, pour la première fois, les dirigeants n***s ont été jugés pour crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Comment la France s’est-elle retrouvée parmi les juges, et comment les accusés ont-ils tenté de se défendre ?

Un épisode de “Face à l'histoire”, le podcast de Philippe Collin pour comprendre ce qui a fondé la justice internationale moderne.

➡️ Retrouvez la série “Sigmaringen, le crépuscule des bourreaux” en suivant ce lien : https://l.franceinter.fr/ZAM

11/12/2025

La dernière lettre du résistant Jean POULMARC’H
Jean Poulmarc’h est né le 9 décembre 1910. Employé des chemins de fer et militant communiste, il devient en 1938 le responsable du syndicat CGT des produits chimiques de la région parisienne. En septembre 1940, Jean Poulmarc’h participe à la réorganisation de syndicats clandestins. Il est arrêté le 5 octobre 1940 et interné à Aincourt, près de Mantes-la-Jolie, avant d’être emprisonné à Fontevrault et Clairvaux. Le 15 mai 1941, Jean arrive à Châteaubriant
Le 20 octobre 1941, à Nantes, un groupe de résistants abat un officier supérieur allemand, le lieutenant-colonel Karl Hotz1. En représailles, Otto von Stülpnagel2, sur instruction d’Adolf Hi**er, décide de faire exécuter cinquante otages dans les quarante-huit heures.
Pierre Pucheu, ministre de l’Intérieur du gouvernement de Vichy, guidé par ses sentiments anticommunistes et secondé par des assistants zélés participe activement à la désignation de ces otages.
C’est ainsi que le 22 octobre 1941, en début d’après-midi, vingt-sept hommes, livrés aux Allemands, sont fusillés à Châteaubriant. Jean Poulmarc’h est l’un d’entre eux.
Le même jour, seize otages sont fusillés à Nantes, cinq autres au Mont-Valérien.
Deux jours plus t**d, en réponse à un nouvel attentat contre un officier allemand, les fusillades de Souges, près de Bordeaux, font cinquante victimes.
Châteaubriant, le 22 octobre 1941
Ma petite Lolo chérie,
Je m’excuse de la peine immense que je vais te causer ; je vais mourir.
Otage des Allemands, dans quelques minutes, dans quelques heures au maximum, je vais être fusillé. Tu verras, hélas, dans la presse, la longue liste des copains qui, innocents comme moi, vont donner bêtement leur vie.
Du courage, j’en ai à revendre ! Mes amis aussi sont admirables devant la mort. C’est surtout à toi que je veux m’adresser pour les tourments, la douleur infinie que cette nouvelle va te causer.
Sois forte, chérie. Tu es jeune encore, ne te laisse pas sombrer dans la tristesse et le découragement. Refais ta vie en gardant au coeur le souvenir impérissable de celui qui t’a aimée jusqu’à son dernier souffle. Elève notre fils chéri dans l’esprit qui fut celui de toute ma vie, qu’il devienne un homme libre, épris de justice, attaché à la défense des faibles, ce sera la meilleure vengeance.
Console mes parents chéris, ma maman et mon papa que j’ai aimés de mon mieux. Qu’ils soient forts devant l’adversité. Embrasse-les et mets-y tout ton coeur.
Pauvre Marguerite, pauvre Jeanne, je regrette le chagrin que je vais leur causer, je les aimais bien et elles me le rendaient au mieux.
A tous, adresse mon salut ; apporte-leur ma confiance inébranlable en la victoire prochaine. L’heure n’est plus aux pleurnicheries et à la passivité ; l’heure est à la lutte impitoyable pour la libération de la France et de son peuple glorieux.
Jusqu’à ma mort, j’ai lutté. Je suis fier de ma vie et je ne doute pas que mon sacrifice, comme celui de mes camarades, ne soit pas vain.
Excuse-moi, j’écris sur mes genoux ; mais ne crois pas que je tremble.
Chérie, encore une fois, si tu trouves un compagnon pour poursuivre ta vie, ton jean n’hésite pas à te dire : « Prends-le ». Essuie tes pleurs ; ressaisis-toi et poursuis ta vie courageusement.
Que notre Claude sache comment son père est mort et qu’il poursuive la route que son père a tracée.
Ma petite femme, je t’embrasse une dernière fois. Que mes baisers soient les plus ardents, qu’ils soient le témoignage de mon attachement dernier.
Embrasse encore papa, maman, Marguerite, Jeanne, notre pauvre chéri, ta brave et admirable maman ; embrasse René, Suzanne, Jacqueline, Lise et tous les amis qui nous sont chers.
Adieu, pauvre petite, mais courage, courage. Ton mari tombera la tête haute le coeur solide, confiant dans l’avenir de bonheur qui régnera dans le monde.
Vive le communisme ; vive la France libre, forte et heureuse.
Jean.
1Karl Hotz, Feldkommandant de Nantes, commandant des forces allemandes en Loire-Atlantique.
2Otto von Stülpnagel, Militärbefehlshaber in Frankreich (MBF), commandant des forces allemandes en France.

11/12/2025
08/12/2025

Moins connu qu'Edmond Michelet, figure de la Résistance en Corrèze, Georges Michel a pourtant eu une influence déterminante, sur le cours des événements à Brive, lors de la Seconde Guerre mondiale. Après le chaos de juin 1940, ce militant du Parti radical, proche du sénateur Labrousse, parlementaire qui a refusé de donner les pleins pouvoirs à Pétain, intègre un réseau de collecte de renseignements. Imprimeur, il procure des faux papiers, avant de s'engager dans une mission de coordination avec l'Armée secrète. Discret et fin négociateur, Georges Michel prend la tête, le 16 août 1944, du Comité de Libération de Brive, première ville à se libérer par ses propres moyens. Après la guerre, il se consacre au développement de son entreprise et à un engagement municipal de 22 ans à Brive.

08/12/2025

Ce livre évoque la lutte - trop souvent méconnue - que les n***s entreprirent contre tout ce qui était chrétien en Allemagne. A travers la lumineuse figure de l'abbé Pierre de Porcaro, né à Dinan, prêtre du diocèse de Versailles, parti en 1943 comme aumônier clandestin sous l'habit d'ouvrier à Dresde, mort à Dachau le 12 mars 1945, c'est le décret de persécution n**i du 3 décembre 1943 qui est mis en évidence.
En Thuringe, à Berlin, en Saxe, en Silésie, en Autriche... Les arrestations et déportations des scouts, jacistes et prêtres clandestins illustrent le projet n**i d'éradiquer l'action catholique française au sein des travailleurs civils français dans le Reich, donc d'éradiquer le christianisme de "l'Europe nouvelle" . L'histoire de l'abbé Pierre de Porcaro est celle d'une résistance authentique, mais exclusivement spirituelle : "Je veux aider le Christ à porter sa croix : mon départ n'a pas d'autre signification" .
L'abbé Pierre de Porcaro est béatifié à Paris en novembre 2025 avec 49 compagnons morts à Dachau.

08/12/2025

Provided to YouTube by ONErpmLa colombe · Jacques Brel · Jacques BrelLa Valse à Mile Temps℗ World Music RecordsReleased on: 2020-11-20Auto-generated by YouTube.

08/12/2025

28 juin 1944, la Gestapo effectue une descente au Café du Midi, boulevard Gambetta à Cahors. La patronne Hélène Metges et Esther Lévy une employée seront arrêtées. Suivra peu après sur la commune d'Arcambal, la même opération dans une maison occupée par la famille Lévy. Trois d'entre eux seront arrêtés et deux ressortissants espagnols fusillés. La maison sera incendiée. Mesures de déportation et d'autres assassinats viendront s'ajouter à ce sombre récit.
> Mais que reste-t-il aujourd'hui du Café du Midi, de l'histoire de ses occupants ? Ce "café d'ouvriers", l'un des maillons de la résistance lotoise, nous renvoie à différentes thématiques plus larges en lien avec l'Histoire de la Résistance et nous sert de fil conducteur. Nous faisons tout d'abord connaissance avec le couple Metges lequel nous est décrit par Jacques Hugon, l'un des derniers maquisards du Lot.
Il nous conduit également dans d'autres cafés de la ville qu'il a fréquenté durant l'Occupation (Tivoli, café Barreau, café des Arts....) alors qu'il était apprenti. L'autrice évoque l'histoire du syndicalisme et notamment celle de la puissante CGT, les loges maçonniques, sans oublier les syndicats professionnels, les services publics.... certains acteurs de ces structures tels que Jouhaux, Chapou...
et beaucoup d'autres, présents dans cet ouvrage, y ont joué un rôle déterminant dans leurs combats menés depuis les années 30. Nous découvrons comment l'Occupant se transforme progressivement en bourreau et la liste de ses basses besognes. Certains témoignages édifiants qui attestent de l'impunité des exécutants, sont évoqués dans les pièces du procès de juillet 1952 (Tribunal Militaire Permanent de Bordeaux).
Cette foultitude de personnages : héros, victimes, bourreaux, sans oublier la cohorte des oubliés et des inconnus ; tous nous interpellent. Quelle empreinte ont-ils laissé à Cahors et dans le département du Lot ? Quels récits demeurent ?

23/07/2025

Le 23 juillet 1944, à 19 ans, la résistante Madeleine Riffaud abat un officier n**i à Paris.

Capturée et torturée elle survit. Un mois plus t**d, elle participe à la libération de la capitale.

Plus t**d, elle deviendra journaliste et militante anticoloniale.

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Les Sables-d'Olonne
85100

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