REN.bfc REN est un réseau (Réseau Evasion Neige) au sein du comité régional Bourgogne-Franche-Comté de la Randonnée Pédestre. Ski, raquettes, bivouac, ...

Réseau Evasion Neige
Découverte et pratique des activités de randonnée nordique ski, raquettes, bivouac, pulka, ...

🏁 Fin de raid, le voyage de retourVendredi 27 mars marque la fin de notre périple à skis — mais pas encore la fin du voy...
11/05/2026

🏁 Fin de raid, le voyage de retour
Vendredi 27 mars marque la fin de notre périple à skis — mais pas encore la fin du voyage. À Nikkaluokta, nous retrouvons le reste de l’équipe, arrivé en scooter avec les pulkas. Les sacs sont déposés dans les chalets, et nous nous retrouvons autour d’une bière bien méritée. Le temps est ensuite consacré au reconditionnement du matériel : pulkas prêtes pour le retour, skis rangés dans leurs housses. Demain matin sera plus simple.
En fin de journée, rendez vous est donné dans l’un des deux chalets pour le repas. Depuis plusieurs jours, nous espérions apercevoir des aurores boréales, mais malgré de belles étapes ensoleillées depuis Sälka, le ciel se voilait invariablement à la tombée de la nuit. Nous avons connu le manque de visibilité, la pluie, la neige, des rafales dépassant parfois 100 km/h. Nous avons croisé des lagopèdes, des rennes… et nous commencions à faire le deuil des aurores.
🪄Mais, petit miracle : à la fin du repas, quelques traînées lumineuses apparaissent dans le ciel étoilé. Sous l’objectif des téléphones, elles se révèlent rapidement vertes et intenses. L’émotion est là. Nous sommes comblés. Dernière case cochée.
Samedi matin, nous prenons le temps de visiter la chapelle située près des chalets. 👀Construite à l’initiative du Club des Montagnards de Laponie, achevée et inaugurée le 16 août 1942, elle témoigne de la reconnaissance de ses fondateurs envers les montagnes et leurs habitants, pour tout ce qu’ils leur ont apporté.
Vers midi, il est temps de prendre le bus pour Kiruna. S’ensuit une longue attente : près de quatre heures dans un petit hall dépourvu de distributeur ou de machine à café. La gare, déplacée en 2013, se situe à près de 6 km du centre ville, totalement à l’écart des tous services.

🤷Un petit couac d’organisation vient s’ajouter. Faute de places en couchettes lors des premières réservations, nous avions sécurisé des billets avec sièges. Des recherches ultérieures nous avaient permis de réserver deux compartiments couchettes, mais une erreur de manipulation — mauvaise date — nous avait valu des billets pour le lendemain. Finalement, grâce à la bienveillance du contrôleur, nous sommes relogés dans une autre voiture, avec deux compartiments pour nous seuls.
🤷Quand ça ne veut pas… Autre surprise : le chauffage souffle de l’air froid. Après dix jours passés dehors, les filles avouent avoir froid. Là encore, le contrôleur se montre rassurant : il s’agit d’une panne, et une nouvelle voiture sera accrochée à Malmö. Nous passerons finalement la nuit au chaud, confortablement installés dans nos couchettes.
De nouveau Stockholm. Cette fois ci, pas de visite : nous restons en gare en attendant le second train de nuit. Une fois encore, il faut s’adapter aux changements liés aux travaux du côté de Hambourg.
🤷Jamais deux sans trois… Alors que nous attendons le train pour Bâle, F. s’absente pour une cigarette et un café. Mauvais timing : le train quitte le quai… sans lui.
La fin du voyage se déroule ensuite sans autre aléa. Les chemins se séparent à Bâle, chacun rejoignant son foyer. F. retrouvera une partie de l’équipe à Strasbourg, afin de charger pulkas et skis dans la voiture pour le retour vers Dijon — on se souvient que les TGV ne nous permettaient pas de voyager avec tout notre matériel.
Une belle aventure, et une première pour beaucoup d’entre nous. Des souvenirs forts, des images plein la tête. Il ne reste plus qu’à développer photos et vidéos pour revivre et partager ce raid lors d’une future projection.

📌 Jour 9 : Kebnekaise - Nikkaluokta / 19 Km  | +135m/-340m👉 Nous y sommes. Dernière étape de notre Kungsleden.La veille,...
10/05/2026

📌 Jour 9 : Kebnekaise - Nikkaluokta / 19 Km | +135m/-340m
👉 Nous y sommes. Dernière étape de notre Kungsleden.
La veille, des échanges avec des randonneurs croisés à la station sèment le doute. Ils rapportent des témoignages de Suisses arrivant de Nikkaluokta : en fin de parcours, les conditions seraient mauvaises, avec beaucoup de terre et d’eau, peu de neige. À l’accueil, nous n’obtenons guère plus d’informations, si ce n’est que les températures devraient devenir positives en cours de journée.
Patrick et Corinne, forts de leur expérience sur cet itinéraire, confirment qu’ils n’avaient pas particulièrement apprécié cette étape lors de raids précédents, trouvant le final long et monotone. Les inconnues s’accumulent : une étape d’environ 20 km, l’incertitude sur les distances à parcourir en portage, la cheville toujours douloureuse de Cyril, les soucis digestifs récents d’Isabelle et Virginie, sans oublier la section caillouteuse rencontrée la veille. Tous ces éléments mis bout à bout pèsent dans la balance.
La décision est prise : six équipiers termineront en motoneige, avec les pulkas, tandis que trois d’entre nous boucleront cette dernière étape à skis, en version allégée.
Pour nous trois, il faudra moins de cinq heures pour parcourir les 20 km. Et très vite, un constat s’impose : les informations reçues étaient largement erronées. Le terrain est finalement skiable jusqu’au bout. Le vent a redistribué un mince manteau neigeux sur les anciennes traces, nous offrant une glisse agréable, presque inattendue pour ce dernier jour.
Un léger regret nous accompagne : celui de ne pas être plus nombreux à savourer cette ultime étape sur les skis. Mais la satisfaction demeure intacte. Nous avons composé avec les conditions, pris les bonnes décisions au bon moment, et surtout, mené l’aventure jusqu’à son terme.

📌 Jour 8 : Singi - Kebnekaise / 14 Km  | +300m/-340m👉 Au réveil, la situation de Cyril n’a pas évolué : la douleur à la ...
09/05/2026

📌 Jour 8 : Singi - Kebnekaise / 14 Km | +300m/-340m
👉 Au réveil, la situation de Cyril n’a pas évolué : la douleur à la cheville est toujours bien présente, et la nuit a été particulièrement difficile. La décision s’impose d’elle même. En accord avec le gardien, nous organisons un transfert en motoneige entre Singi et Kebnekaise dans le courant de la journée. Isabelle restera à ses côtés.
Côté météo, la journée est un copier coller de la veille : ciel bleu, air calme, visibilité parfaite. Nous poursuivons notre progression en profitant pleinement de ces vues exceptionnelles, conscient qu’elles comptent parmi les plus belles du raid.
En fin de parcours, les conditions changent. Le manque de neige se fait sentir et les cailloux rappellent brutalement leur présence sous les semelles des skis. La vigilance est de mise, les glisses deviennent hésitantes.
La station de montagne de Kebnekaise apparaît enfin… mais il reste à franchir une dernière pente raide. Même si, au huitième jour, une bonne partie des vivres a disparu des sacs, tirer les pulkas reste éprouvant. Les corps accusent la durée, et chaque mètre gagné se mérite.
La récompense arrive avec la soirée. Ce sera le réconfort : un vrai repas attablé au restaurant de la station, et surtout le premier sauna du raid. Les refuges précédents en proposaient pourtant, mais le froid, le vent — et peut être un certain immobilisme collectif — nous avaient jusque là dissuadés de quitter la chaleur relative du poêle. Il aurait sans doute suffi que l’un ou l’une d’entre nous franchisse le pas pour entraîner les autres…
La soirée est pleinement récupératrice : quelques bières, un bon repas les pieds sous la table, et pour conclure, le sauna. Dans cet ordre précis — les habitudes locales obligent — le service étant fixé à 17 h 30.
Une parenthèse de confort bienvenue, avant les dernières pages de l’expédition.

08/05/2026

📌 Jour 7 : Repos à Singi
🎬 On visite le secteur et notamment le village Sámi

📌 Jour 7 : Journée de repos à Singi👉 Nous entamons aujourd’hui la deuxième journée prévue pour faire face à un éventuel ...
08/05/2026

📌 Jour 7 : Journée de repos à Singi
👉 Nous entamons aujourd’hui la deuxième journée prévue pour faire face à un éventuel aléa météo. Ironie du calendrier : aucun aléa en vue. Le ciel est bleu, l’air parfaitement calme. Ce sera donc une journée de découverte et de flânerie.
Cyril souffre de fortes douleurs à la cheville et choisit sagement de rester au repos. Isabelle et Patrick lui tiennent compagnie au refuge, tandis que le reste du groupe part explorer les environs, direction le village sami situé à proximité.
Nous avançons sans objectif précis, prenant le temps d’observer. En chemin, nous apercevons une colonie de lagopèdes — les perdrix des neiges — parfaitement intégrées au décor encore hivernal. Nous poursuivons ensuite nos déambulations, gagnons un peu de hauteur au dessus des parcs à rennes, et profitons pleinement du panorama : vallées larges, lignes de crêtes, montagnes à perte de vue.
Sur le chemin du retour, alors que nous jetons un dernier regard vers les hauteurs où nous nous trouvions à peine un quart d’heure plus tôt, nous distinguons un groupe de rennes sauvages se déplaçant tranquillement. Moment suspendu.
De retour au refuge, nous apprenons que nos équipiers partis eux aussi vers le village sami ont croisé les mêmes rennes, mais à une trentaine de mètres seulement. La montagne, une fois encore, offre ses cadeaux de manière inégale… mais toujours mémorable.
Une journée sans effort, sans contrainte, qui rappelle que l’expédition ne se résume pas aux kilomètres parcourus, mais aussi à ces instants gratuits, précieux, que l’on n’oublie pas.

📌 Jour 6 : Sälka - Singi / 12 Km  | +100m/-250m👉 Enfin, la chance tourne. Le soleil est au rendez vous, et surtout, le v...
07/05/2026

📌 Jour 6 : Sälka - Singi / 12 Km | +100m/-250m
👉 Enfin, la chance tourne. Le soleil est au rendez vous, et surtout, le vent a nettement chuté. Après plusieurs jours marqués par les rafales et une visibilité très variable, ce changement est immédiatement perceptible — et salutaire pour le moral.
Les paysages deviennent grandioses. Patrick et Corinne, qui connaissent bien le parcours, nous l’avaient annoncé : c’est à partir d’ici que la vue se révèle la plus spectaculaire. Ils ne se sont pas trompés. Nous progressons dans une large vallée ouverte, ponctuée de chaque côté par une multitude de vallons qui s’enchaînent et donnent une impression d’espace sans fin.
L’étape est courte, le relief modéré, le ciel bleu et le vent quasiment absent. Des conditions idéales, que nous savourons pleinement. Pour une fois, nous ne regardons plus l’heure. Nous prenons notre temps, faisons des pauses prolongées, observons, échangeons. C’est la journée parfaite pour sortir les appareils photo et capturer enfin ces paysages que nous n’avions jusqu’ici qu’entrevus à travers le mauvais temps.

C’est seulement le deuxième jour du raid où nous pouvons réellement nous poser pour la pause de midi, sans précipitation ni contrainte météo.
À l’arrivée à Singi, le thermomètre affiche –1 °C. Une température presque douce, qui vient conclure cette journée lumineuse, comme une respiration bienvenue au cœur de l’expédition.

📌 Jour 5 : Tjäktja - Sälka / 12 Km  | +160m/-300m👉 Le bulletin météo ne laisse guère d’espoir : températures annoncées a...
06/05/2026

📌 Jour 5 : Tjäktja - Sälka / 12 Km | +160m/-300m
👉 Le bulletin météo ne laisse guère d’espoir : températures annoncées autour de –12 °C (ressenti bien supérieur avec le vent), et un flux toujours établi de secteur sud à sud ouest, soufflant à 22 m/s. Le décor est planté ; il faudra encore composer avec les éléments.
Nous quittons Tjäktja et atteignons rapidement le col de Tjäktjapasset, où un abri bienvenu nous permet de faire une pause et de grignoter à l’abri du vent, avant de nous engager dans une descente franche et bien marquée. La suite impose quelques ajustements : les pentes sont raides et la neige changeante. Nous décidons finalement de confier les pulkas à nos trois raquetteurs, qui disposent de davantage de contrôle dans ce type de terrain. Une décision pragmatique, une fois encore.
Malgré un profil globalement descendant, notre rythme de progression demeure lent, toujours inférieur à 2 km/h de moyenne sur l’ensemble de la journée. Le vent, la gestion du matériel et la vigilance constante freinent l’allure.
À Sälka, nous tombons sur un couple en ski de randonnée nordique en pause avant de repartir. Ils viennent d’Alesjaure et projettent de poursuivre jusqu’à Singi, soit trois de nos étapes en une seule fois. Le constat est évident : nous ne jouons clairement pas dans la même cour en termes de vitesse de progression.
Pour notre groupe, cette étape aura suffi : départ à 8 h 15, arrivée à 15 h 45.

📌 Jour 4 : Journée de repos à Tjäktja👉 C’est la première des doubles nuitées planifiées pour faire face aux aléas météo....
05/05/2026

📌 Jour 4 : Journée de repos à Tjäktja
👉 C’est la première des doubles nuitées planifiées pour faire face aux aléas météo. Sur un tel projet, il faut savoir voir large : en terrain nordique, il n’est pas rare que des dégradations météorologiques empêchent tout simplement un départ.
Cette journée est un copier coller de la veille. Le vent souffle toujours aussi fort, la visibilité est mauvaise, et il n’est pas question de s’éloigner du refuge pour une randonnée d’agrément. Ici, l’option la plus sage est aussi la plus évidente : attendre.
Nous occupons le temps avec les tâches collectives — bois, eau, entretien du refuge — et quelques parties de cartes autour de la table. Le rythme ralentit, les corps récupèrent. C’est aussi l’occasion de prendre le temps, d’échanger avec les autres occupants du refuge, de partager récits, expériences et projets.
Dans ces moments suspendus, l’expédition se vit autrement. Moins dans l’effort, davantage dans l’adaptation et le collectif.

04/05/2026

📌 Jour 3 : Départ de Alesjaure en vidéo
🔊 on entend bien le vent !

📌 Jour 3 : Alesjaure - Tjäktja / 13 Km  | +380m/-150m👉 Côté météo, rien ne s’améliore, bien au contraire. Le vent semble...
04/05/2026

📌 Jour 3 : Alesjaure - Tjäktja / 13 Km | +380m/-150m
👉 Côté météo, rien ne s’améliore, bien au contraire. Le vent semble encore plus violent que la veille ; il est annoncé à 22 m/s, et sur le plateau, il se fait pleinement sentir. Les températures restent relativement élevées pour la saison (–6 °C à –1 °C), ce qui complique encore la progression. La neige colle sous les skis : le botage est constant et nous oblige à multiplier les arrêts.
La progression est lente et éprouvante. Le vent fatigue, la neige freine chaque pas, et le relief sollicite les organismes déjà entamés par les deux premiers jours. L’étape sera finalement couverte en 8 h 15, avec seulement une très courte pause pour grignoter rapidement.
Nous arrivons au refuge de Tjäktja vers 16 h 30. Chocolat chaud et pain d’épices font rapidement oublier le vent et l’effort. Le contraste est saisissant.
Nous retrouvons également un groupe de Français, déjà croisé dans le train, qui a passé la nuit précédente sous tente. Au vu des conditions actuelles — et de celles annoncées pour la nuit — ils ne tardent pas à revoir leur stratégie. Profitant de lits disponibles, ils optent pour une nuit au chaud.
La montagne a parlé ; l’adaptation reste la clé.

Adresse

14 Route De La Laurende
Les Moussières
39310

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque REN.bfc publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à REN.bfc:

Partager