Verdun les arts

Verdun les arts Verdun les arts créé un jardin en permaculture et prend soin d’animaux de ferme sur le terrain attenant à la maison. Et se poursuit en 2022 et 2023...

L'association développe un projet "La maison d’Elisa&François", un habitat partagé à l'intention de personnes âgées et/ou en situation de handicap, propose des ateliers aux personnes âgées du territoire, etc. Début octobre 2021 a débuté un parcours pluri-thématique incluant partage, savoirs et savoir-faire, bien-être et estime de soi avec inclusion numérique, yoga adapté seniors, atelier de jardin

age en permaculture et bricolage, a également un rôle de sensibilisation et d'éducation à l’environnement.

21/03/2026

Les légumes sont nos amis Magnifique planche
Crédit illustrateur Lee Dawn

19/03/2026
30/01/2026

Vélo d’un autre âge
La nature finit toujours par reprendre ses droits — lentement, elle enlace le métal et fait du temps un élément à part entière de la forêt.
📸 Auteur inconnu

01/01/2026

- Oh regarde ! 👇
- Quoi ? 🤨
- Y'a comme un air de "Bonne année" qui flotte par ici ! 🙂 ❄️❄️❄️

01/01/2026

🌿 Bonne année 2026 à toutes et tous !

Que cette nouvelle année soit placée sous le signe du vivant, de l’émerveillement… et de l’engagement pour les forêts primaires.

🎨 Cette carte est illustrée par une œuvre partagée dans le cadre du concours “InkTober” Forêts Primaires 2025, organisé par l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire en octobre 2025.

Elle a été dessinée par k.o.eko (sur Instagram) autour du terme “Canopée”, l’un des thèmes proposés dans ce concours participatif ouvert à toutes et tous, qui a fait éclore près d’un millier de dessins partagés sur les réseaux sociaux pendant un mois.

Merci pour votre présence, votre créativité et votre soutien. Ensemble, continuons à faire connaître notre projet de forêt primaire 💚

24/11/2025
24/11/2025

Histoire de repas
J'ouvre le vieux congélateur qui me sert de garde-manger. Il est contre le poulailler pour faciliter le stockage temporaire des œufs en plein milieu du parc. Je l’ai récupéré comme tant de choses un jour où je me suis résigné à me rendre à la déchèterie. Et comme toutes les fois, je suis revenu aussi chargé que lorsque j’étais parti, mais avec des produits qui allaient me servir.

J'avais un gros quatre douzaines d’œufs de poules.
Les oies et les canards ne pondent plus actuellement.
Volontairement, je laisse toujours des sacs dans le même congélateur qui me sert aussi de rangement pour toutes les boîtes d’œufs recyclées.
Je rentre à la maison avec mes quatre douzaines.
Ce matin en amont, j’ai tranché en très fines lamelles trois gros poireaux.
Les trois parties vertes ont été cuites dans un bac gastro directement sur le poêle avant que les blancs ne les rejoignent dix minutes plus t**d.
Un peu d’eau, un bouillon cube, et mon repas de midi va mijoter tout doucement.
Ma pièce à vivre embaume le sauté de poireaux.

J’ai toujours deux marmites sur mon poêle.
Celle que j’ai équipée d’un serpentin me sert pour les douches et la vaisselle. Elle est remplie avec l’eau du puits situé à 250 m de la maison.
Et puis il y a une autre casserole, remplie avec de l’eau de source. Une eau que je vais récupérer à chaque fois que je passe devant. J’ai toujours dans la voiture un stock de bouteilles vides pour faire le plein.

J’essuie soigneusement un à un les œufs avec un chiffon très légèrement humidifié.
L’inspection minutieuse me permet d’écarter ceux qui sont cassés ou simplement fêlés.
C’est un coup d’œil, un coup de main, et une oreille : avec une simple pichenette de l’ongle de l’index, la coquille tinte.
Si le son est sourd, l’œuf est entier.
Si le son est clair, il y a une fêlure.

Je répète les gestes qui m’ont été enseignés par ma belle-famille : des coquetiers.
Des gens qui, jusqu’à la guerre, avaient pour métier d’aller récupérer le lait, le beurre et les œufs dans les fermes avec une paire de chevaux.
Une fois la collecte et le stockage temporaire effectués, ils descendaient toujours à cheval sur Lyon.
J’ai tellement appris avec eux.
Et dire que l’un d’eux est en train de mourir dans un établissement spécialisé parce que son cerveau a mis le cap sur son enfance.
Tristesse.

J’ai tous mes œufs bien propres, rangés dans leurs boîtes.
Il pleut beaucoup. Une petite pluie fine danse avec un ciel très bas, très gris.
Je m’équipe pour sortir sans risquer de tomber malade.
Une grosse veste en jean doublée, une capuche rabattue sur la tête, des chaussures formidables que je recommande à quiconque a une activité extérieure. Des chaussures montantes, un peu grossières, mais tellement efficaces et étanches.
Des chaussures que je nourris et que je cire très régulièrement.

Me voilà dehors avec mon jeune malinois Atlas, en direction d’un petit bout de bâtiment, plus du tout étanche, à 700 m de mon habitation.
Le toit est en train de passer à travers.
Mais ce n’est pas grave pour ce que j’y entrepose temporairement.

Nous passons par la forêt où le bruit de nos pas fait crisser les feuilles qui tombent. Nous sommes à moins d’une semaine de décembre et les feuilles ne sont toujours pas toutes tombées.
Loin s’en faut.
Je pense que plus de 50 % des feuilles sont encore accrochées aux arbres.
Une situation dangereuse pour eux : la saison des pluies détrempe les sols. Si une tempête s’invite dans le panel de la météo, les arbres vont offrir au vent une prise bien supérieure, avec des racines accrochées dans un sol meuble. Cela maximise les risques que des arbres bien portants se couchent.

Il n’y a pas âme qui vive dans le micro-hameau.
Il est midi passé.
Seules les cuisines sont éclairées et, visiblement, les gens attablés. Je ne les dérange pas du regard.
passe avec mon chien sous la pluie.

J’en profite pour aller voir mes chevaux de trait. Ils sont au milieu du pré et, quand ils me voient, ils courent dans ma direction.
Ce n’est pas trop le temps pour faire des câlins et je n’ai pas vraiment des masses d’heures devant moi.
Je prends néanmoins le temps de leur signifier ma gratitude et mon amour pour eux.
Atlas est un peu jaloux.
Je m’éclipse.

La porte de la vieille grange ne ferme même pas à clé. J’ai entreposé dedans un tonneau qui contient un petit trésor : du vinaigre de pommes.

Il y a quatre ans, j’ai cherché des pommes tombées au pied d’un arbre. J’étais tombé sur Germaine, dont l’un des pommiers s’était cassé sous le poids de sa production naturelle.
Germaine : un petit bout de femme qui marchait avec une canne aussi dure que son caractère. Elle m’avait envoyé promener, certainement parce que j’étais trop insistant pour essayer de lui rendre un service contre celui qu’elle me donnait.
J’avais accepté d’être molesté par ses paroles et d’essuyer un refus d’une main tendue contre celle qu’elle m’avait offerte.
Avec Antoine, nous avions fait le voyage pour aller chercher, d’un coup d’un seul, à l’aide d’un gros tonneau, 2 × 200 L d’eau de source.
Un premier tonneau nous avait permis de faire tremper les pommes pour les nettoyer, et le second était celui dans lequel nous allions mettre notre mixture.
Dans mon minuscule salon de 20 m², Antoine et moi avions coupé en quartiers et équeuté plus de 200 L de pommes transportées dans un troisième tonneau.

Durant l’hiver, j’avais réussi à trouver une barrique en bois, ouverture sur le dessus, pour transvaser le parfait breuvage et le laisser maturer.

Et puis le temps a fait son œuvre, là dans ce vieux bâtiment en pierre dont le toit laisse voir les étoiles, une bâche posée pour protéger de la poussière et de la pluie qui s’infiltre entre les tuiles.

Je suis parti avec un cabas.
Dedans, deux bocaux de 2 L, un gros entonnoir, et une casserole d’un demi-litre équipée d’un long manche.

La mère de vinaigre offre une protection épaisse.
Le breuvage cristallin apparaît dessous.
Malgré plus de 5 m de hauteur et des prises au vent à tous les coins, le bâtiment s’enivre de l’odeur du vinaigre de pommes.
Je transvase le breuvage.

Nous sommes dehors avec Atlas sous une pluie qui ne faiblit pas.
Les chevaux de trait m’attendent à l’entrée. Ils veulent encore des câlins.
Même si je dois être trempé jusqu’aux os, je leur donne leur dû d’affection.

Chemin inverse.
Je suis devant la porte d’entrée.
En passant devant le tas de bois, j’ai attrapé deux grosses bûches de châtaignier.
Ici, il est interdit de se déplacer d’un point à un autre sans avoir les mains prises.

Je demande à Atlas d’aller se coucher sur son tapis.
Il est comme moi absolument trempé.
Pirate a piqué sa place.
Orka est sur son tapis.
Je prends délicatement le chat dans mes bras pour qu’Atlas puisse se coucher.

Je me déchausse : il est interdit de rentrer avec les chaussures.
Il y a moins de 2 m entre la porte d’entrée et le coin de mon lit, moins de 2 m entre la porte d’entrée et la cuisine, moins de 2 m entre la porte d’entrée et la salle de bain.
La table, l’unique, est à 1,50 m.

Je vais chercher un chiffon et j’essuie méticuleusement mon chien.
C’est un moment intime.
Je lui fais comprendre qu’en échange de son accompagnement et de sa protection, je prends soin de lui.
Lui qui ne supporte pas les caresses sans s’exciter comme un fou, accepte l’opération sans sourciller.

J’accroche ma veste trempée au-dessus du poêle qui ronfle fort.
Les deux bûches sont rangées dans un gros coffre en bois qui me sert de réserve interne.
Se laver les mains.
Je plonge deux douzaines d’œufs propres dans l’eau bouillante.
Le minuteur est programmé sur huit minutes. Les deux dernières minutes seront sur l'inerties.

J’attrape un grand bac en inox dans lequel je vais sécher des noix au-dessus du poêle.
Ces noix m’ont été offertes il y a deux mois.

Ici, chaque instant, chaque objet a une histoire.
Comme ce casse-noix récupéré dans une maison que j’ai vidée. Parce que ses occupants se trouvaient pour l’un au cimetière et l’autre définitivement dans un EHPAD.
C’est un outil de très bonne facture.

Le couple avait subi de plein fouet la guerre et l’antisémitisme.
Lui était le seul rescapé de toute une famille qui avait été emportée dans la rafle du Vel d’Hiv.
À huit ans, il avait été sauvé de la barbarie parce qu’il avait eu une pneumonie.
Expédié de force par sa famille dans la campagne entre Charente et Dordogne, le dénommé Fernand était le seul qui n’avait pas son nom et son prénom sur la stèle des déportés exécutés.
Tout ce que je possède de lui et de leur couple a une haute valeur symbolique pour moi.

Assis sur ma banquette, cinq poussins dans une caisse à côté de moi picorent du grain moulu pour leurs petits becs et gosiers encore étroits.
J’ai dû mettre une grille au-dessus de leur caisse, car ils prenaient ma seule pièce à vivre, moins de 20 m², pour une piste d’essai pour leurs vols erratiques.
Nous sommes neuf : cinq poussins, un chat borgne, deux malinois et un humain à partager ce micro-espace.
C’est un château pour moi.
Un palais pour tous.

Il fait très bon ; le poêle chauffe bien au-delà des 18° que j’essaie de viser. Mais quand je cuisine, c’est l’effet de bord obligatoire.

Je sais qu’au fond d’un placard, j’ai un petit trésor : des épices.
Et aussi une histoire.

Une histoire que j’adore parce que c’est une rencontre humaine. Certes éphémère, mais une rencontre quand même.
À une époque, sur Lyon, je revendais une partie des choses que j’avais achetées en surnombre.
Un jour, je suis tombé sur un Black très sympa qui m’a demandé de lui faire confiance pour mener à bien notre transaction. J’avais accepté parce qu’il m’inspirait confiance.
Il avait été touché ; il m’avait demandé sérieusement comment il pouvait me rendre service.
J’avais répondu que la prochaine fois qu’il retournerait au bled, il irait dans un marché aux épices me ramener un petit ballot de précieux condiments.
J’avais précisé que nous, les Blancs, n’avions pas la même tuyauterie qu’eux. Et que donc, s’il tenait au salut de ma plomberie interne, il devait prendre les épices les moins fortes qui soient.
Il avait accueilli ma remarque avec un rire tonitruant et un sourire d’ivoire d’une oreille à l’autre. Je me rappelle encore de sa poignée de main la seconde venant coiffer notre assemblage de doigt: grand signe de respect ponctué par "Merci monsieur Pierre".

Quelques semaines plus t**d, il m’avait passé un coup de fil pour me dire qu’il avait profité du retour d’un membre de sa famille de là-bas pour honorer sa parole.
C’est un petit sac plastique dans lequel il y a ces épices que je conserve depuis des années et qui sentent toujours aussi bon.
Ils agrémentent ma recette.

Ici, rien n’est perdu.
Les coquilles de noix m’ont servi d’allume-feux. Elles participent à la création de cendres.
Les cendres les plus grossières iront sous l’un des poulaillers où les occupantes aiment se dépouiller.
L’autre partie, la plus fine, est stockée dans un tonneau pour faire de la lessive.
Qu’importe que les cerneaux ne soient pas intacts et entiers : ce n’est pas l’esthétisme qui prime, mais l’efficacité. Chaque brisure, chaque micro-morceau est mis dans le bocal. Pas question d’en perdre une miette.

J’ai fait chauffer du vinaigre sur le poêle et je le verse dans le bocal de 2 L.
Les œufs sont refroidis dans de l’eau stockée à l’extérieur et très fraîche.
Un à un, ils sont écalés. Les coquilles sont stockées dans une casserole : elles seront broyées et données aux poules.
Ils sont plongés dans le vinaigre chaud, débarrassés de leur protection naturelle.

Il est temps pour moi de rajouter les épices, l’estragon, le basilic : toutes les aromatiques que j’ai fait sécher au gré des saisons.

Certaines ont été séchées au soleil dans le déshydrateur, d’autres directement accrochées avec une épingle à linge au-dessus du poêle.
Toutes font trempette dans le vinaigre de pommes maison avec les œufs.

J’ai fini à 14 h 15 et je n’ai toujours pas déjeuné.
Je me sors une assiette, elle aussi donnée, et mon couteau préféré, forgé avec un copain dans une lame de ressort agricole.

J’ai du pain, le meilleur de toute la région.
C’est Laure qui, en allant dans sa future maison, passe devant une boulangerie où elle fait le plein pour nous régulièrement.
Je commande toujours deux pains qui se conservent très bien et ont un goût de terroir inimitable.
Je n’irais pas les chercher à 15 km spécialement.
Mais comme tout ici, c’est un arrangement : un échange de services.
Ainsi est ma vie, faite de lenteur efficace, de mille gestes qui valent un million de paroles.
Il ya autant de sans au fond des bois que d'étoile dans le ciel.
Il faut juste un peu d'imagination quand il pleut.
Mais elles sont là cachées par la pluie attendant des horizons dégagés.

pierre1911
président de sa vie, membre à jamais du Démerdistan

24/11/2025
"Nature et Verger"A propos de cette cagnotteJ'ai lancé en 2018 la Pépinière Fruitière "Nature et Verger", production mai...
29/09/2025

"Nature et Verger"
A propos de cette cagnotte

J'ai lancé en 2018 la Pépinière Fruitière "Nature et Verger", production maison d'arbres fruitiers et de petits fruitiers, sous labels AB et NP (Nature et Progrès) à Saurat 09

J'ai lancé en 2018 la Pépinière Fruitière "Nature et Verger", production maison d'arbres fruitiers et de petits fruitiers, sous labels AB et NP (Nature et Progrès).

29/09/2025

Belle semaine 😉

«Nous méritons toutes nos rencontres . Elles sont accordées à notre destinée et ont une signification qu'il appartient à chacun de découvrir.» Saint-Exupéry

Adresse

37 Chemin De Peyret
Les Cabannes
09310

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 16:00
Mardi 09:00 - 16:00
Mercredi 10:00 - 16:00
Jeudi 10:00 - 17:00
Vendredi 09:00 - 16:00

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