09/07/2026
Faut-il choisir entre produire de l'électricité solaire et cultiver la terre ? Posée ainsi, la question est un piège. Le vrai débat n'est pas là.
La question honnête n'est pas solaire contre agriculture. C'est : sur quelles surfaces installer le solaire en premier ? Et sur ce point, un large consensus se dessine autour d'une hiérarchie de bon sens. On commence par les surfaces déjà artificialisées et sous-utilisées : les toitures des bâtiments commerciaux et logistiques, les friches industrielles, et bien sûr les parkings. Ce sont des espaces déjà bétonnés, exposés au soleil toute la journée, et qui ne produisent rien énergétiquement. C'est précisément la logique de la loi qui oblige à couvrir les grands parkings.
L'idée derrière cette priorité est simple : éviter d'artificialiser des terres agricoles ou naturelles pour poser des panneaux, alors qu'il existe déjà d'immenses surfaces disponibles sur le bâti.
Le débat se complique avec l'agrivoltaïsme, ces installations qui combinent panneaux et activité agricole sur une même parcelle. La loi l'encadre pour que l'agriculture reste l'activité principale, et non un prétexte à couvrir des champs de panneaux. C'est justement pour éviter cette dérive que la priorité va d'abord aux parkings et aux toits.
Sur les terres cultivables, le photovoltaïque au sol reste un sujet sensible, avec un vrai risque de concurrence sur le foncier agricole.
Le bon ordre des priorités, c'est le bitume avant les champs.