05/08/2026
Il y a des photos qui disent plus que n’importe quel texte.
Celle-ci a été prise pendant une cérémonie. Ce petit garçon était hyper timide, il restait en retrait depuis le début. Et puis, sans rien dire, il est venu se poser juste à côté de moi. Naturellement. Sa main sur moi, comme si on se connaissait depuis toujours.
On ne se connaissait pas depuis longtemps. On n’a pas la même langue, pas la même vie. Mais il a fait ce pas-là tout seul.
C’est ça que je viens chercher au Népal, à chaque mission. Pas les photos, pas les remerciements, pas la guirlande de fleurs qu’on me met autour du cou. Je viens chercher ça : la preuve que la confiance n’a pas besoin de mots, elle se donne, tout simplement, quand on est vraiment présent.
Ces enfants n’ont presque rien, au sens où on l’entend chez nous. Pas d’école solide, pas d’eau courante, pas de médecin à cinq minutes. Et pourtant ils donnent tout, tout de suite, sans calcul. Un geste comme celui-là vaut plus que n’importe quel merci.
Je crois qu’on a beaucoup à apprendre de ce qu’on appelle, un peu vite, « la pauvreté ». Ces enfants-là ne sont pauvres de rien d’essentiel. Ils sont riches d’une bienveillance qu’on a parfois désapprise, nous, à force de courir.
Alors si je fais tout ça, les missions, l’association, les journées à monter de nouveaux projets, c’est pour une seule raison : je crois que chaque geste de bienveillance qu’on donne nous revient décuplé. En humanité.
« On ne mesure pas l’amour qu’on donne. On mesure seulement celui qu’on a oublié de donner. »
À ce petit garçon, à tout ce peuple qui m’a tant appris : merci.
Rémi.
📸 Acrofilm Benoit Canal