14/10/2021
Nous soutenons de toutes nos forces Julie, étudiante en Master 2 au sein de la faculté de droit économie gestion victime de harcèlement, de menaces, de violences, pour la seule raison d'être une étudiante handicapée.
Julie a subi un validisme incessant de la part de la direction et de l’équipe médicale du SIUMPPS, ainsi que des remarques racistes (« personne n’en veut. Pu**in, j’ai cru qu’elle était née à l’étranger, cette fille ! Elle est née en France ? »). Elle a été totalement déshumanisée pour n’être plus qu’un « problème » aux yeux des cadres de l’Université de Paris.
Violences verbales, violences physiques, humiliations… Des membres du personnel de l’Université de Paris sont allés jusqu’à pousser Julie à faire une tentative de su***de. L’article de Médiapart détaille à travers les enregistrements les sévices subit par cette étudiante pour avoir voulu faire appliquer la loi quant à l'obligation légale d'aménagement d'étude. (https://www.mediapart.fr/journal/france/111021/handicap-l-universite-paris-descartes-fait-vivre-un-calvaire-une-etudiante-jugee-encombrante)
Malgré ses nombreux recours au tribunal administratif ou à la défenseure des droits avec des décisions en sa faveur, ce validisme institutionnel n’a pas cessé. Si Julie a eu un grand courage et une force de volonté impressionnante pour faire respecter ses droits, combien d’étudiant-e-s ont été eux aussi broyé-e-s par la machine sans pouvoir répliquer ?
Clothilde Grare-Didier est directrice de l’Institut d'études judiciaires de Paris Descartes.
Frédéric Dardel a été conseiller de la ministre de l’Enseignement supérieur avant de démissionner à la suite de sa mise en cause dans l’affaire du charnier de Descartes.
Anne Laude est conseillère éducation, enseignement supérieur, recherche et innovation à la présidence de la république.
Les personnes mises en cause dans ce dossier sont au plus haut des institutions de l’enseignement supérieur. Le validisme ne pourra être supprimé de l’université tant que ces postes seront pourvus par des cadres aux actions validistes.
L’équipe médicale du SIUMPPS cité a quant à elle failli à sa mission de protection des étudiant-e-s. Comment des personnes en situation de handicap sont-elles censées s’adresser à des secrétaires qui menacent de débrancher des bouteilles d’oxygène ou d’enfermer des étudiant-e-s claustrophobes ?
Les étudiant-e-s handicapé-e-s à l'université sont dans un combat permanent pour faire reconnaître leurs droits. D'autres subiront ces discriminations en voulant accéder à une formation. Streetpress révélait en avril les témoignages de 81 étudiant-e-s victimes de validisme. Ce n'est que la partie visible de l'iceberg d'une oppression ancrée dans l'enseignement supérieur en France. https://www.streetpress.com/sujet/1617272025-81-etudiants-handicapes-temoignent-discriminations-universite
Solidaires Étudiant-e-s Université de Paris et l'association Entraide Handicap soutiennent tous-tes les étudiant-e-s victimes de validisme dans l'enseignement supérieur.
Depuis 2017, Julie, une étudiante en droit, lutte pour passer ses examens dans des conditions adaptées à son handicap. Elle subit violences et humiliations de la part de l’université et de son service médical. L'équipe est allée jusqu’à menacer de débrancher sa bouteille d’oxygène.