13/05/2026
L'inconnu du square de la Liberté.
Au cœur du square de la Liberté, les promeneurs passent régulièrement chaque jour devant le monument commémoratif des Combattants et Victimes de notre commune, tombés durant la Seconde Guerre mondiale sans, pour autant, soupçonner l'histoire de cette statue qui, pourtant, en résume tout le symbole. Derrière ce fier résistant, debout, la chemise largement ouverte, dans une attitude de défi face au peloton d'exécution, exaltant le courage et le sacrifice, se cache un garçon bien réel, jeune robinsonnais, ayant servi de modèle au sculpteur lors de la création du monument. Son nom, Jacques, René, Marie Priez, personnage, de nos jours, totalement oublié, ignoré des habitants du Plessis.
Ce jeune modèle, choisi par le sculpteur, n'était pourtant pas un inconnu dans notre ville. Jacques Priez vivait avec sa famille, rue Alexandre Schimmel. Né le 2 juillet 1928, il n'avait que 18 ans au moment de l'inauguration du monument, et ne s'éteignit que beaucoup plus t**d, le 5 mars 1999, à l'âge de 70 ans. La famille Priez était originaire de Loire Atlantique, avant de venir s'installer au Plessis-Robinson. Elle développa une entreprise dans le bâtiment à Fontenay-aux-Roses, participant ainsi à la vie économique régionale.
La sculpture, quant à elle, fut réalisée par Emile Bailly, artiste reconnu, à l'époque pour plusieurs réalisations monumentales dont, notamment, un monument funéraire au cimetière Saint-Vincent de Montmartre. Le nom d'Emile Bailly se trouva lié à l'histoire du Plessis car cet artiste était le père du docteur Pierre Bailly, chef efficace de la Résistance durant l'occupation, puis maire de la ville à la Libération.
Près de quatre-vingts ans après son inauguration, le monument aux morts 1939-1945, demeure et restera un pôle éternel de mémoire pour la population robinsonnaise.
Désormais, l'inconnu du square de la Liberté a retrouvé une bonne part de son identité, et, en tout cas, celle d'un jeune Robinsonnais devenu, sans le savoir, le symbole de toute une génération. »
Jean-Louis Delpuech
Histoire et Mémoire du Plessis-Robinson
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Sources
Jacques Ledeux
Claude Malétras
Jacques Zanghi dit Marius