28/05/2025
Découvrir dans sa boîte aux lettres, un courrier de la justice intitulé "Avis de classement à victime du .....[date]" précisant que la plainte déposée le [ ... 2019] pour ... coups et blessures (par conjoint) ... violences sexuelles ... est non recevable.
C'est une violence de plus en Moi.
Les raisons ? L'enquête a-t-elle eu lieue? Pas de confrontation... Rien. Changement de procureur au moment de l'instruction ?
5 ans pour un recours auprès du procureur. Ce dépôt de plainte a été tellement éprouvant, vais-je encore faire cette démarche ?
La Justice qui devrait nous protéger, nous permettre d'avancer dans notre reconstruction par cette reconnaissance première, nous "rejette", ne nous croit pas ...
Est-ce que je suis moi-même réellement une victime alors? Qui suis-je ? Je ne vaux rien puisque je ne suis même pas pris-e au sérieux. A quoi bon vivre ... Voilà tout ce à quoi on pense quand on reçoit ça. Car notre estime de nous est au point zéro. Nous sommes déjà détruits au plus profond de notre être : ON nous à volé qui nous étions au plus profond de nous, lors de ces violences, violences sexuelles, viols. Et un coup de plus ! Nous ne sommes plus rien, nous ne valons rien, c'est ce que nous pensons.
Il est compliqué au fond du gouffre ou de la crevasse, sur une petite vire sur laquelle nous sommes arrivés par miracle, de se relever si on casse notre petite vire, nous faisant tomber encore plus bas ... Jusqu'où vais-je tomber ? Aidez-moi, dit la petite voix.
Combien de personnes se su***dent à cause de toutes ces violences, car nous n'en pouvons plus. Car se regarder dans une glace est trop difficile : honte, peur ... nous ne savons plus qui nous sommes. Nous sommes perdus. Nous voulons que ce cauchemard s'arrête. Mais si nous avons une étincelle d'espoir en nous, nos enfants, une main tendue, nous survivons.
Au-delà de ce courrier reçu de la Justice, il faut continuer de se battre ... alors que nous sommes intérieurement encore détruit car se reconstruire prend énormément de temps. Beaucoup, la majorité probablement, n'y arrivera pas. Il restera une fêlure. Et elle aura des conséquences sur tout : estime de soi, travail, famille, vie... Et pourtant c'est possible de s'en sortir.
Lorsque la justice n'est pas en mesure de permettre une "réparation" par une "reconnaissance" de ce qui a été subi, il est nécessaire de pouvoir se faire aider pour se réparer gratuitement par des techniques éprouvées mais onéreuses le permettant ! Et de pouvoir être épaulé par des personnes aguerries bienveillantes et empathiques dans des structures dédiées. Et introduire certains sports et les arts comme vecteurs de guérison. Il est possible de s'en sortir !
C'est là, un enjeu sociétal aujourd'hui.
Notre société souhaite-t-elle vraiment permettre à toutes les personnes qui ont connu des violences sexuelles et autres violences de pouvoir se libérer de tout ça ? Ou véhiculer sans fin ces souffrances sur des générations encore ?
Il est peut-être temps de stopper ces transmissions de souffrance.
Il est peut-être temps de créer une société à visage humain au sens d'humanité, emplie de paix et non à visage de violence sans fin. Cette violence que je lis tous les jours en ouvrant les appli de médias.
Si nous voulons un monde humain et de paix, il nous faut regarder droit dans les yeux les loupés de notre société et nous atteler ensemble, main dans la main, hommes et femmes de tout bord, pour y remédier. Un vœux.
Encoeurder, retrouver confiance après les violences.
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