22/05/2026
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Après des années de dogme libéral, les sénateurs découvrent que le ferroviaire n’est pas un marché comme un autre
Le Sénat publie une note d'information "L'essentiel sur le rapport d'information" présenté en Commission des Financeshttps://www.senat.fr/fileadmin/cru-1778089154/Commissions/Finances/2025-2026/Controles/Controle_concurrence_ferroviaire__essentiel_post_commission.pdf
LE BILAN INCERTAIN DE LA CONCURRENCE FERROVIAIRE SUR LES FINANCES PUBLIQUES
En cause : la «fragmentation dû à la concurrence» « la balkanisation », « l'archipélisation », l'éclatement de la billettique, la multiplication des interfaces, la perte de cohérence nationale…
Ils s'aperçoivent qu’un réseau ferroviaire a besoin d’un intégrateur national. Jusqu’ici, ce rôle était assuré par la SNCF. Mais l'entreprise a été fragmentée avec zèle de façon à obéir aux injonctions de l'UE.
Après les promesses de la concurrence qui ferait baisser les prix, il s'avère que le réseau manque d’argent, alors que les péages sont déjà parmi les plus élevés d’Europe. Les lignes non rentables risquent donc d’être abandonnées, le contribuable devra compenser.
Pour autant, les auteurs de ce rapport sont-ils prêts à abandonner ce dogme ? Non ! car selon eux, "la fin d’un système monopolistique dans lequel la SNCF jouait le rôle d’intégrateur représente une exigence autant qu’une opportunité pour les autorités organisatrices."
Or, cette "opportunité" est justement source de problèmes qu'ils relèvent eux-mêmes : désoptimisation liée à la réduction des économie d'échelle, et des coûts supplémentaires notamment les transactions et le conseil... sans compter de nouvelles infrastructures de maintenance, le dédommagement des candidats non retenus...
Ils se replient sur la nécessité d’appliquer, pour certains appels d’offres, la dérogation temporaire à l’obligation de mise en concurrence permise par le droit de l’Union européenne (recommandation n° 3) pour éviter l'"embolie".
Avec la Convergence Nationale Rail nous demandons un moratoire sur l'ouverture à la concurrence.