Les Amis du Blanc et de sa Région

Les Amis du Blanc et de sa Région Partage archives, documents, cartes postales du Blanc et de sa Région (Indre).

LE PNR BRENNE S’AGRANDIT : BIENVENUE AU BOISCHAUT SUD (photo 1 : le nouveau périmètre, et 2 : le bocage)  10 nouvelles c...
18/06/2026

LE PNR BRENNE S’AGRANDIT : BIENVENUE AU BOISCHAUT SUD (photo 1 : le nouveau périmètre, et 2 : le bocage)

10 nouvelles communes viennent de rejoindre le PNR, plus exactement 9 :
- Dunet, juché sur sa butte couronnée par son église en grès jaune (dunum : colline, éventuellement fortifiée - photo 3 : la place et son église, et 4 : peintures murales de l’étrange chapelle de Jouhet),
- Chaillac aux pierres rousses (photo 5 : chevet de l’église) ou carrément rouillées à cause de l’oxyde de fer (photo 6 : manoir du Cluzeau, 18e s.),
- Bonneuil,
- Beaulieu (photo 7 : le retable du 18e s),
- La Châtre-l’Anglin (photo 8 : dolmen de Passebonneau),
- Saint-Benoît-du-Sault classé parmi « les plus beaux villages de France (photo 9 : austère grandeur du granit),
- Parnac (photo 10 : manoir de Boisrémond, 17e s.),
- Roussines (photo 11 : peintures murales du 15e s. de la belle église),
- Mouhet,
plus une commune qui, ayant réservé son avis, est considérée comme « classement potentiel » : Saint-Gilles.

Petit problème : toutes ces communes font partie du Boischaut sud, terre de bocage sans rapport géologique et culturel avec la Brenne. C’est un fait, pas une critique.

Le Boischaut sud est une contrée exceptionnelle, méritant largement d’appartenir à un parc naturel régional, mais ce n’est tout de même pas « le pays des mille étangs ». Un relief plus nerveux sans rapport avec la prenante platitude aqueuse de la Brenne, et puis le camaïeu des verts, du vert tendre des prés au vert sombre des bouchures quadrillant le paysage (photos 12 et 13 : environnement du château de Brosse). C’est magnifique... mais, redisons-le, ce n’est pas la Brenne, fut-elle « grande », en rive droite de la Creuse, ou « petite », en rive gauche.

Alors, pourquoi ne pas transformer l’appellation en « PNR Brenne et Boischaut sud » ? Oui, mais le pays de La Châtre relève aussi du Boischaut sud et envisage de créer un PNR.

Pour éviter de lui nuire, ne pourrait-on dire « PNR de la Brenne et de la Marche occitane » ou « PNR de la Brenne et du Val d’Anglin » ? En effet, toutes ces nouvelles communes font partie de la communauté de communes Marche occitane/Val d’Anglin.

Qu’en pensez-vous ?

SAMEDI 20 JUIN : UNE RENCONTRE À NE PAS MANQUER AVEC L’AUTEUR DE « J’AVAIS 20 ANS IL Y A 20 000 ANS »
17/06/2026

SAMEDI 20 JUIN : UNE RENCONTRE À NE PAS MANQUER AVEC L’AUTEUR DE « J’AVAIS 20 ANS IL Y A 20 000 ANS »

BROCANTE AU PARC DES EXPOSITIONS (Boulevard Mangin de Beauvais)Photo Abel Mouix, journaliste NR en charge du secteur du ...
16/06/2026

BROCANTE AU PARC DES EXPOSITIONS (Boulevard Mangin de Beauvais)

Photo Abel Mouix, journaliste NR en charge du secteur du Blanc, 13/11/1972.

Vous en souvenez-vous ?

DANS LE RÉTRO – L’ÉMISSION D’HISTOIRE LOCALE DE RADIO DYNAMO : LA CHAMBRE DU POILU DE BÉLÂBRE  Prochain épisode : mercre...
15/06/2026

DANS LE RÉTRO – L’ÉMISSION D’HISTOIRE LOCALE DE RADIO DYNAMO : LA CHAMBRE DU POILU DE BÉLÂBRE

Prochain épisode : mercredi 18 juin à 11 heures sur « Radio Dynamo », la radio associative du Blanc (98,4 MHz) et d’Argenton (96,0 MHz), avec rediffusion le samedi 20 juin à 10 h.

Patrick Grosjean interviewera Michel Jouanneau, sur la fameuse chambre du poilu de Bélâbre, Hubert Rochereau, tué au front le 25 avril 1918. Cette chambre, conservé intacte depuis plus de 100 ans, a fait la une de la presse internationale lors de sa redécouverte en 2014 (photo 3 et 4).

Michel Jouanneau, président de l’association de conservation de ce lieu extraordinaire, vous dira tout sur le passé, le présent et l’avenir de cette chambre qui devrait être réinstallée à l’identique dans la future médiathèque de Bélâbre.

Ensuite, pause estivale de l’émission « Dans le rétro ». Reprise en septembre.

L’ANCIEN CHAMP DE FOIRE DU BLANC    En usage jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, il se situait tout là-hau...
14/06/2026

L’ANCIEN CHAMP DE FOIRE DU BLANC

En usage jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, il se situait tout là-haut, en face de l’entrée du Château Naillac.

Ce vaste espace s’appelait jadis place de l’Auditoire ou du Vieux marché (Photo 1 : vue aérienne, la place encadrée en rouge).

L’Auditoire ? Oui, l’auditoire de justice où se rendait la justice seigneuriale. Le « donjon » Est, la grosse tour carrée du Château Naillac qui jouxte la grille d’entrée de la cour, abritait autrefois la prison. Il en reste, à l’intérieur, la grille à lourde chaîne au rez-de-chaussée et les graffitis gravés dans les embrasures de fenêtres par les prisonniers pour tromper l’ennui. Le modeste bâtiment de l’auditoire devait se situer juste à côté. Sur le flanc est de cette tour se voient des restes de murs : ceux de l‘édifice disparu ?

Le Vieux marché ? Oui, là se tenait le marché, du temps de la splendeur de la Ville haute. Au 19e siècle, il migra en Ville basse, place du Marché précisément, rebaptisée place de la Libération au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Pourtant des foires très suivies continuèrent à se tenir sur le Champ de foire qui nous intéresse ici, des foires aux bestiaux notamment. Le 20 mai 1866, une quelconque mouche piqua les bœufs rassemblés là ; 200 paires de bœufs pris de panique se précipitèrent en tous sens, écrasant tout sur leur passage : plus de 60 blessés et 2 morts. Par la suite, on planta des bornes reliées par des barres de fer pour attacher les bestiaux… ou pour s’asseoir (photo 2 : quand les bornes du champ de foire existaient encore, dans les années 1960, Pierrette Delberghe assise sur une borne. Coll. Nicole Blanc-Bouchard). Il reste quelques bornes devant les grilles du château.

Par la suite, plus de bestiaux, mais des moutons et des « laitons « (porcs de moins de 50 kg). Nous en avons quelques témoignages, notamment trois superbes cartes postales : photo 3, carte expédiée en 1909 : foire aux porcs avec les paysans en biaude (blouse), les paysannes en caillons (bonnet) et les bourgeoises à ombrelle accompagnées de leur servante ; photo 4 : carte expédiée en 1903, foire aux agnelles, remarquez bornes et barres ; photo 5 : foire aux laitons, avec les cages en bois.

Ces foires duraient deux ou trois jours. Il fallait donc désaltérer, restaurer et héberger tout le petit monde des marchands, maquignons et paysans. Presque toutes les maisons entourant deux des côtés du champ de foire étaient des auberges et des bistrots (phot 6 : le champ de foire à une époque où les auberges étaient redevenues des maisons particulières, aquarelle de Jacques Bissery, vers 1940 ; photo 7 : café Blanchard, 36 rue de Bélâbre, actuellement rue du docteur Fardeau, 1912, Coll. Jack Chézeaux). Les charrettes restaient « à cul », timons en l’air, sur le champ de foire ; chevaux et mulets passaient la nuit à l’écurie. Nous connaissons une ancienne auberge où l’écurie était une grange située à l’arrière : les chevaux devaient traverser la maison par un long couloir pour s’y rendre. Les marchands, eux, dormaient dans les chambres, parfois à plusieurs dans le même lit. L’auberge la plus célèbre était celle des « Trois marchands », à l’angle de la place et de l’actuelle rue du Docteur Fardeau : 4 chambres hautes, un grand « dessous » (salle d’auberge) et 2 écuries - photo 8 -. Ironie du sort : c’est devenu un AIRBNB.

C’était il y a plus d’un siècle. Images d’un monde révolu…

BON ANNIVERSAIRE À NOTRE AMIE DENISE MÉRY-DORY ! (photo NR)  Cent ans, bon pied, bon œil. Pour la circonstance, elle s’e...
13/06/2026

BON ANNIVERSAIRE À NOTRE AMIE DENISE MÉRY-DORY ! (photo NR)
Cent ans, bon pied, bon œil. Pour la circonstance, elle s’est vue remettre la médaille de la ville du Blanc lors de la dernière Assemblée générale de l’AAPPBB (Association des anciens potaches et profs du bahut blancois), véritable vivier de mémoire de notre ville. Notre association lui doit beaucoup.

COLLÈGE DES MÉNIGOUTTES, LE BLANC, 1995-1996, CLASSE DE 3e (Col. Alain-Patrick THIÉBAUT)1) David Collard, 2) Mélanie Cho...
13/06/2026

COLLÈGE DES MÉNIGOUTTES, LE BLANC, 1995-1996, CLASSE DE 3e (Col. Alain-Patrick THIÉBAUT)

1) David Collard, 2) Mélanie Choque, 3) Julien Foussereau, 4) Gaëlle Sorin, 5) Michaël Caillère, 6) Aurélie Renaud, 7) Olivier Appaire, 8 - Émilie Ferré.
9) Christophe Thiébaut, 10) Émilie Roffet, 11) Gaël Janneau, 12) Sandra Lepoittevin, 13) Nicolas Fouché, 14) Hervé Prauly, 15) Olivier Cron.
16) Stéphane Dilet, 17) Céline Lerouge, 18) Gaëtan Antigny, 19) Mélanie Brouard, 20) Fabien Guyonnet, 21) Soizic Boutillet, 22) Valérie Cottin, 23) Émilie Billard.

Photo de l’époque uniforme blue-jeans…

Cela tombe bien : Daniel Morleghem, docteur en archéologie, directeur des fouilles de Pied Griffé, vous propose de décou...
12/06/2026

Cela tombe bien : Daniel Morleghem, docteur en archéologie, directeur des fouilles de Pied Griffé, vous propose de découvrir le site : à ne pas manquer demain ou après-demain.

ENCORE ET TOUJOURS BRAVO, PAUL !  Bravo à Paul Barre et au Team Artec pour leur victoire aux 8 heures de Spa-Francorcham...
12/06/2026

ENCORE ET TOUJOURS BRAVO, PAUL !

Bravo à Paul Barre et au Team Artec pour leur victoire aux 8 heures de Spa-Francorchamps le 6 juin dernier.

Vous pouvez réécouter l’interview de Paul Barre, le champion du monde blancois 2025 en catégorie « moto production », dans l’émission « Dans le rétro » sur Radio Dynamo, 98,4 MHz Le Blanc, 96,0 MGh Argenton.

LES CARRIÈRES DE SARCOPHAGES MÉROVINGIENS DU VAL D’ANGLIN : Pied Griffé (Saint-Pierre de Maillé) 2  La lecture des artic...
12/06/2026

LES CARRIÈRES DE SARCOPHAGES MÉROVINGIENS DU VAL D’ANGLIN : Pied Griffé (Saint-Pierre de Maillé) 2

La lecture des articles de Claude Lorenz nous a incité à proposer une visite des carrières en 2014 et 2015, dans le cadre des circuits de découvertes organisés par l’Écomusée et l’Office de tourisme du Blanc (photo 1, avec Jacqueline Lorenz – photo 2, article de la NR en juillet 2014). C’est aussi en 2015 que nous sommes allés à Douai pour assister à un colloque afin de rencontrer le spécialiste de ce genre de carrière, l’archéologue Daniel Morleghem. Il connaissait, bien sûr, et il était prêt à reprendre les fouilles. Une petite équipe l’a aidé à dégager le terrain abandonné (photo 3 : les Amis du Blanc et les Amis de Mérigny lors du déblaiement) et c’est reparti en 2016 (photo 4 : Daniel Morleghem en pleine séance d’explications) jusqu’au dégagement par les archéologues du fond de la carrière en 2018 (photo 16, D. Morleghem, 2018).

Ces fouilles ont mis à jour quelques tessons de poterie et du charbon de bois qui a permis de préciser la datation (milieu du 6e siècle et 7e siècle, suivi d’un abandon de la carrière à la fin de ce siècle ou au début du suivant), pas d’outils. Ceux-ci étaient rares donc précieux : tout outil cassé était refondu pour en faire un neuf. Il n’empêche qu’on les connaît : pic de carrier à pointe pyramidale utilisé pour le creusement des tranchées d’extraction tout autour des blocs ou encore pour l’évidement des cuves, escoudes à extrémité plane également utilisées pour le creusement des tranchées et des encoignures, marteau taillants pour la taille des blocs, coins de métal frappés avec un maillet pour le détachement des blocs de la masse rocheuse (photo 5, dessin C. Lorenz). Les sarcophages étaient remontés par des rampes et tirés sur des rondins de bois jusqu’à la toute proche rivière (une vingtaine de mètres) où ils devaient être embarqués sur des radeaux. Ils étaient exportés dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres, avec quelques envois ponctuels plus lointains dans l’est du Berry et dans la région orléanaise (photo 6, diffusion des sarcos. de l’Anglin, carte établie par D. Morleghem). Ces fouilles ont aussi entraîné une baisse drastique de l’évaluation du nombre de blocs extrait dans ces carrières : un gros millier, alors que Claude Lorenz estimait la production à 10 000 sarcophages. Pas mal quand même !

Alors, oui, nous avons là quelque chose de littéralement extraordinaire. Nous parlerons dans un prochain épisode des autres carrières du val d’Anglin.

(Pour plus de renseignements : Claude Lorenz, « Mégalithes, édifices souterrains, carrières de sarcophages de la basse vallée de l’Anglin, recueil d’articles publié par l’association des Amis de Mérigny et de ses environs, 1995 – Daniel Morleghem, « La carrière de sarcophages du Haut Moyen Âge de Pied Griffé (Saint-Pierre-de-Maillé – Vienne) » in Au fil du temps…, r***e de l’association des Amis du Blanc et de sa région, n° 20, 2019).

(À suivre)

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11 Grande Rue Ville Haute
Le Blanc
36300

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