17/02/2026
Aujourd’hui paraît un livre qui bouleverse, qui élève, qui répare. 📖✨
« Et la joie de vivre » de Gisèle Pelicot, co-écrit avec la journaliste Judith Perrignon.
Gisèle, c’est cette femme qui, lors du procès dit de Mazan à l’automne 2024, a affronté avec une dignité immense son ex-mari et des dizaines de complices. ⚖️
En refusant le huis clos, elle a refusé la honte.
Elle a transformé une douleur intime en combat collectif. 💜
Elle n’a pas voulu être admirée.
Elle a voulu être utile.
Être une femme debout.
Un repère. 🕊️
Même après ce procès et ces épreuves, Gisèle rappelle que sa vie n’était pas résumée à ce qu’elle a subi :
« Je ne reconnaissais pas ma vie dans le résumé que d’autres en faisaient. J’avais été heureuse, j’en étais sûre. Je n’étais pas qu’une victime. »
Une façon de montrer que la dignité et la joie de vivre peuvent survivre aux pires violences. 🌅
Ce livre n’est pas seulement un témoignage.
C’est un acte. 🔥
Un message d’espoir adressé à toutes celles qui traversent l’indicible.
Pourquoi un livre ?
Parce que, comme le dit Judith Perrignon :
« Le livre offre le temps de chercher les mots et les outils pour raconter. » ✍️
Et les mots comptent.
Nommer, c’est exister.
Nommer, c’est résister.
Nommer, c’est protéger. 🛡️
Alors redisons-le clairement :
❌️Une main aux fesses n’est pas une caresse « pour rire », c’est une agression.
❌️Les violences conjugales ne sont pas des disputes.
❌️Une gifle n’est pas une erreur : c’est une violence.
❌️Le contrôle coercitif n’est pas de l’amour : c’est une domination.
❌️Un féminicide est le meurtre d’une femme parce qu’elle est une femme.
❌️La soumission chimique est un outil de violence et de domination. ⚠️
❌️Un viol est un viol. Il n’y a pas plusieurs sortes de viol.
❌️Un pervers narcissique se nourrit de domination : il isole, humilie, inverse les rôles, détruit l’estime de soi et enferme sa victime dans la peur et la confusion.
L’historienne féministe Michelle Perrot parle de Gisèle Pelicot comme d’« une éveilleuse, une lanceuse d’alerte ».
Par ses actions, elle provoque une prise de conscience du système de domination masculine et contribue à restaurer une liberté bafouée.
Parce qu’elle a voulu et veut être une femme debout, Gisèle Pelicot aura permis que des consciences se réveillent et que ces mots soient enfin prononcés et entendus.
Comme elle nous y invite :
« N’ayons pas peur des mots. » 💬
Aux Zonta Clubs de France, nous faisons nôtre cette exigence :
Oser nommer les violences.
Les dénoncer.
Les combattre.
Parce que les mots éclairent.
Parce que les mots réparent.
Parce que les mots protègent.
Et parce que la vie ne se résume pas à la violence subie,
parce que la dignité est plus forte que la honte,
parce qu’après il y a encore la lumière… ✨