19/01/2026
Entièrement d’accord 👇🏼 Restez tout de même vigilant avec la maladie qui peut être transmise à votre ami le chien 🐕
Et voilà un bel exemple, presque caricatural de ce que produit le traitement médiatique complaisant de la chasse en France : une inversion totale des responsabilités, une victimisation indécente, et une disparition complète des faits dérangeants.
Merci France info (lien en commentaire), qui chouine sur le sort des agriculteurs qui subissent des pertes massives à cause des maladies. On est pour l'instant d'accord. Ces abattages sont une abérration et bien-sûr que nous soutenons les agriculteurs !
Pour ce qui est des sangliers, il faut le dire clairement : les sangliers élevés ne le sont pas pour leur bien-être, ni par amour de l’animal, ni pour une mission écologique. Ils sont élevés parce que la chasse en a besoin. Besoin de gibier. Besoin de tirs. Besoin de maintenir artificiellement un système qui, sans production contrôlée d’animaux, s’effondrerait de lui-même.
Le sanglier est une espèce sauvage, pas un animal domestique. Son “élevage” n’existe que comme anomalie réglementaire, tolérée pour servir des intérêts cynégétiques. Présenter cela comme une activité comparable à de l’élevage agricole est une escroquerie sémantique.
Et ensuite, vient le sommet de l’indécence :
Élever des animaux sauvages pour qu’ils soient tués, enfermés dans des enclos, relâchés ou chassés, puis exiger de la compassion lorsque le système tourne à la violence qu’il produit lui-même, relève d’une hypocrisie structurelle.
Le reportage ne dit rien ABSOLUMENT RIEN de la responsabilité centrale de la chasse dans la situation actuelle, à savoir :
- l'explosion des populations de sangliers liée aux choix cynégétiques,
- l'agrainage ayant modifié profondément la dynamique naturelle de l’espèce,
- la concentration artificielle d’animaux,
- l'engrillagement de territoires transformant la faune sauvage en gibier captif,
puis abattage massif présenté comme une nécessité.
L’engrillagement, parlons-en. Même s’il a été restreint récemment, c’est une catastrophe écologique. On clôturait des forêts entières, limitant les déplacements de plusieurs animaux.
Derrière ce doux euphémisme se cache une réalité simple : enfermer des animaux sauvages derrière des clôtures pour contrôler leurs déplacements et faciliter leur mise à mort. Parce que quoi de plus simple que de tirer sur un animal enfermé ? Appeler cela de la “gestion” ou de la “régulation” est un mensonge.
Chasser un animal privé de fuite, de dispersion et de comportement naturel est une connerie.
Créer le problème, puis vendre la solution armée.
Et pendant ce temps, les médias préfèrent mettre en avant la détresse émotionnelle de ceux qui profitent de ce système plutôt que celle des animaux enfermés, traqués, blessés, tués.
Aucune image des conséquences réelles.
Aucune analyse structurelle.
Aucune remise en cause du modèle cynégétique.
Ce type de reportage n’informe pas.
Il lave.
Il adoucit.
Il dépolitise une violence organisée envers le vivant.
La vérité est simple et dérangeante :
- la chasse industrielle du sanglier ne régule pas la nature, elle la fabrique.
- l’élevage de sangliers n’est pas une tradition, c’est une béquille artificielle.
- l’émotion mise en scène sert à masquer une exploitation systémique d’animaux sauvages.
Aucune mise en scène médiatique ne changera cette réalité brute.
(source en commentaire)
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