Association Baobab Miary

Association Baobab Miary https://baobab-miary.org Association à vocation sociale, non confessionnelle et apolitique, Baobab est le fruit de la volonté de quelques amis.

Baobab gère depuis 2005, une école pour les enfants déshérités de Madagascar :
école maternelle/primaire, 6 classes, 1 cantine, 9 enseignants, 1 gardien, scolarisation de 180 enfants, parrainage de 40 élèves en secondaire. Depuis plus de 15 ans, nous menons un projet éducatif de grande importance en faveur des enfants déshérités de Madagascar et plus précisément à Miary, village proche de Tuléar

dans le Sud Ouest de la Grande Ile. Nous avons construit une école de 6 classes, recruté une coordinatrice, 7 enseignants et un gardien, scolarisé plus de 180 enfants, pris en charge des orphelins de l'école, assuré les soins d'hygiène buccale et parrainé les études de plus de 50 filleuls issus de l'école primaire. Nous assurons de plus la distribution de vivres et de fournitures de premiers secours lors des catastrophes climatiques, soutien de projets d'élevage de familles très pauvres.

Le plus grand baobab de Madagascar est en train de mourir.Depuis près de 900 ans, Tsitakakantsa veillait sur la forêt d’...
31/05/2026

Le plus grand baobab de Madagascar est en train de mourir.
Depuis près de 900 ans, Tsitakakantsa veillait sur la forêt d’Andombiry. Plus grand baobab jamais répertorié sur la Grande Île, il est aujourd’hui condamné.
La disparition de cet arbre hors norme n’est pas seulement celle d’un monument végétal. Elle raconte aussi la fragilité d’une biodiversité unique au monde, confrontée aux effets du dérèglement climatique et de la pauvreté.
Quand un géant s’effondre, c’est tout un monde qui nous adresse un message.
👉 Article à lire sur notre site : https://baobab-miary.org/tsitakakantsa-le-geant-qui-seffondre/






J17 – Jeudi 7 mai – Ajuster, transmettre, préparer la suiteUne nouvelle journée s’achève à Miary, à la veille déjà du re...
08/05/2026

J17 – Jeudi 7 mai – Ajuster, transmettre, préparer la suite
Une nouvelle journée s’achève à Miary, à la veille déjà du retour. Le temps semble à la fois long et très court, tant chaque journée apporte son lot d’échanges, d’ajustements et de travail partagé.
Ce matin, Pascal et Michel avaient rendez-vous avec les Sœurs Geneviève, Odette et Marceline, mais aussi avec Bonne Chance, directeur de l’école, et Jean-Claude, responsable du jardin pédagogique. L’objectif était de revenir ensemble sur plusieurs points abordés lors des précédentes réunions, afin de s’assurer que chacun ait bien entendu et compris les mêmes orientations concernant le fonctionnement de la cantine.
Parallèlement, les brocs d’eau achetés la veille ont été installés. Leur mise en place doit permettre aux élèves de rester assis pendant le repas, sans avoir à se lever tour à tour pour aller chercher de l’eau, favorisant ainsi davantage de calme durant le déjeuner.
Pendant ce temps, Rosy et Valérie poursuivaient à l’école le travail engagé la veille autour du suivi santé des élèves, avec les mesures de poids et de taille des enfants.
Demain matin, le rendez-vous est déjà pris autour de la préparation de l’omelette qui accompagnera le riz : cent œufs à cuisiner. Une variante simple, mais qui pourrait contribuer à alléger le budget de la cantine tout en maintenant un apport alimentaire attendu par les enfants.
À l’approche de la fin de mission, chacun mesure l’ampleur du travail accompli par l’équipe 2026 aux côtés des acteurs locaux. Malgré un groupe volontairement restreint, de nombreuses avancées ont pu être engagées autour du programme alimentaire, du parrainage, du suivi comptable et administratif, des actions pédagogiques mises en œuvre avec notre nouveau directeur et l’ensemble de l’équipe enseignante, ou encore du suivi santé des enfants. Un travail patient, construit dans le dialogue, le respect de chacun et la volonté commune de faire évoluer durablement les actions menées à Miary.







🌍 J16 – Clarifier, mesurer, accompagnerCe mercredi a débuté par un entretien avec Aubin, gardien de l’école, en présence...
06/05/2026

🌍 J16 – Clarifier, mesurer, accompagner
Ce mercredi a débuté par un entretien avec Aubin, gardien de l’école, en présence de l’équipe pédagogique et de notre chef de mission. Cet échange a permis de repréciser les rôles de chacun dans une école en pleine évolution autour du nouveau directeur.
Pascal et Michel ont ensuite poursuivi leur immersion à la cantine afin d’évaluer concrètement la mise en œuvre du programme alimentaire travaillé avec les équipes locales depuis le début de la mission.
Valérie et Rosy ont, de leur côté, débuté les relevés de taille et de poids des élèves de maternelle et de CP1, un suivi important pour accompagner la santé et la croissance des enfants.
À la récréation, cordes à sauter, élastiques et jeu de quilles ont une nouvelle fois remporté un grand succès . Notre équipe s’est jointe avec bonheur aux jeux et aux rires des enfants.
Cette troisième semaine de mission permet une immersion toujours plus fine dans le quotidien de l’école et de ses équipes.
👉 Découvrez le récit complet du J15 et ses nombreuses photos sur notre site : https://baobab-miary.org/j16-clarifier-mesurer-accompagner/






J15 – Au rythme de la cantine, gestes simples et attention partagéeCe matin, en arrivant à la cantine, la journée était ...
05/05/2026

J15 – Au rythme de la cantine, gestes simples et attention partagée
Ce matin, en arrivant à la cantine, la journée était déjà bien engagée. Les sœurs et les cuisinières avaient commencé tôt : épluchage, découpe des brèdes, préparation avec les arachides… un travail patient, précis, indispensable pour accompagner le riz du midi.
L’ampleur de la tâche impressionne toujours.
Nous avons rejoint le mouvement, chacun trouvant naturellement sa place, puis participé au service du déjeuner. Entre deux services, Michel et Pascal ont pris le balai. Ici, le nettoyage ne s’interrompt jamais vraiment : les tables sont essuyées, le sol balayé, afin que les plus grands puissent s’installer à leur tour dans un espace propre. Les plus petits, dans leur élan, laissent parfois derrière eux quelques traces de leur passage.
Chaque élève, ensuite, lave son assiette et son gobelet. Un geste simple, répété chaque jour, qui participe à l’apprentissage de l’autonomie.
L’après-midi, notre équipe a rejoint l’école. Valérie a distribué des brosses à dents aux enfants de maternelle. Pascal, de son côté, a installé une toise. Mesurer, peser, suivre : autant de repères pour accompagner la croissance de chaque enfant. Nous avions préparé, en amont, des fiches de suivi à cet effet.
La récréation a ouvert un autre espace. Dans la bibliothèque, une corde à sauter et un élastique, oubliés derrière les livres, ont été retrouvés au plus grand bonheur des enfants. Il n’en fallait pas plus pour relancer le jeu. Les rires, les cris, les sauts ont rempli la cour.
Alors, dans l’après-midi, nous sommes allés acheter 24 mètres de corde et 50 mètres d’élastique, puis avons confectionné cordes et jeux en quantité. Ils seront désormais disponibles dans des corbeilles, à portée de main. Aux enfants d’en prendre soin, de les utiliser, puis de les ranger, sous le regard attentif des enseignants.
Une nouvelle journée vécue au rythme des enfants, des enseignants, des religieuses. Partager leur quotidien, apporter notre modeste contribution, et accueillir, simplement, les rires de tous.







14 – Lundi 04-05 – Immersion de l’équipe au cœur de la préparation des repasAujourd’hui, nous avons franchi une étape im...
04/05/2026

14 – Lundi 04-05 – Immersion de l’équipe au cœur de la préparation des repas
Aujourd’hui, nous avons franchi une étape importante dans la mission. Pour la première fois, nos bénévoles ont partagé, de l’intérieur, la préparation des repas avec les religieuses de la communauté Sainte-Thérèse d’Avesnes. Un moment attendu, pour mesurer concrètement ce que nous avons construit ensemble ces deux dernières semaines autour du programme alimentaire.
5 h 30 du matin, Valérie et Pascal rejoignent la cantine. La nuit est encore là. Quelques bruits émergent doucement, les premiers signes du jour. Dans la cuisine, les religieuses sont déjà au travail.
5 h 40, Sœur Marceline allume le feu. L’eau chauffe pour les pâtes de la collation du matin. Autour des marmites, elle installe une ceinture pour conserver la chaleur et économiser le bois. Les gestes sont précis, répétés, maîtrisés. L’eau est parfumée d’huile, de sel, de bouillon. Puis viennent les pâtes, refroidies, égouttées, mélangées à une sauce oignons, huile, carry. Rien n’est perdu : le bouillon est conservé et servira dans les assiettes.
Ce repas constitue le premier apport de la journée pour les enfants avant l’école. Beaucoup ont déjà marché plusieurs kilomètres le ventre vide. Ce temps de collation répond à un besoin essentiel, à la fois physique et cognitif.
Au lever du jour, les religieuses invitent les bénévoles à partager leur petit-déjeuner. Elles ont préparé des brioches pour l’occasion. Un moment simple, chaleureux, offert avec générosité, qui nous touche infiniment comme nous en réserve cette mission à Miary.
Puis les enfants arrivent. La cantine se remplit de mouvements, de voix, d’énergie. Les religieuses régulent avec calme, sans élever la voix, par des gestes précis et des regards attentifs.
Après la collation, les enfants participent au rangement et à la vaisselle, chacun à son tour. Les restes de pâtes sont emportés à l’école pour les retardataires.
Une fois les enfants partis, la préparation du déjeuner commence. Les foyers sont nettoyés, les cendres retirées, puis les trois autres feux sont allumés pour la cuisson du maïs et des œufs. Aujourd’hui, nous testons l’introduction des œufs comme apport en protéines telle que prévue dans le programme alimentaire. Rosy et Michel rejoignent Valérie et Pascal, aux côtés de Sœur Marceline et Sœur Odette, pour l’épluchage des œufs durs.
Les enfants ont accueilli cette nouveauté avec enthousiasme avec cependant une préférence pour l’omelette ! La question du coût et de la faisabilité sera approfondie dès demain avec les sœurs.
La journée s’achève. La fatigue se fait sentir, mais l’essentiel est là : une expérience partagée, une meilleure compréhension du travail quotidien, et la mise en œuvre concrète du programme alimentaire.






J 13 – Samedi 2 mai – Mission 2026La mission se poursuit, mais le groupe s’est légèrement resserré. Christine et Gilles ...
03/05/2026

J 13 – Samedi 2 mai – Mission 2026
La mission se poursuit, mais le groupe s’est légèrement resserré. Christine et Gilles ont pris le chemin du retour, laissant à Rosy, Michel, Pascal et Valérie le soin de prolonger encore de quelques jours le travail engagé. Ces départs marquent un passage discret : une équipe se transforme, mais le lien demeure, dans la continuité de l’engagement.
La matinée s’est ouverte sur un rendez-vous essentiel dans la vie de nos élèves. Trois de nos filleuls ont été reçus chez le dentiste pour des soins liés à des caries. Les gestes sont précis, parfois redoutés, mais nécessaires.
D’autres rendez-vous sont déjà fixés : le 7 mai pour une lycéenne, le 9 mai pour deux collégiens. Ces soins rappellent que l’accompagnement ne se limite pas à une présence ponctuelle. Il s’inscrit dans le temps, dans une attention régulière, patiente, ajustée à chacun.
À la mi-journée, l’équipe a été invitée au lycée professionnel Don Bosco. Les bénévoles ont été accueillis au sein du restaurant d’application, lieu d’apprentissage et de transmission. Les élèves, en tenue, concentrés, ont présenté leur travail avec une fierté simple. Chaque geste — dresser une table, servir un plat, accueillir un regard — portait le désir d’être à la hauteur, d’apprendre un métier, de partager un savoir-faire.
Le déjeuner s’est déroulé dans une atmosphère à la fois studieuse et chaleureuse. Une musicienne accompagnait le moment à la guitare, ajoutant une présence discrète à cette rencontre.
Dans ces instants, la mission prend un autre visage. Elle se mesure aussi à la qualité des liens qui se tissent — dans un cabinet de soins, autour d’une table, dans un regard échangé. Des gestes modestes, qui, peu à peu, ouvrent un chemin pour nos élèves.







J12 – 1er mai : bilan et perspectivesÀ Madagascar, le 1er mai rappelle la fête du travail, dans un pays où beaucoup œuvr...
02/05/2026

J12 – 1er mai : bilan et perspectives
À Madagascar, le 1er mai rappelle la fête du travail, dans un pays où beaucoup œuvrent sans protection sociale, au cœur d’un quotidien fait de gestes simples et essentiels.
Ce matin, l’équipe a posé un premier bilan de la mission : cantine, programme alimentaire, jardin scolaire, parrainage, soins, enseignants, finances, travaux à venir… et les actions prévues dès la semaine prochaine.
Gilles et Christine s’apprêtent à rentrer en France, tandis que la mission se poursuit pour les autres bénévoles.
Un grand merci à Béatrice, présente à nos côtés presque chaque jour, ainsi qu’aux religieuses Orantes de l’Assomption, qui assurent avec constance la gestion administrative de l’école.
Beaucoup reste à faire. Mais une conviction demeure : poursuivre notre engagement, ici et depuis la France, pour offrir à ces enfants des perspectives d’avenir.
👉 Découvrez le récit complet du J12 sur notre site : https://baobab-miary.org/j-12-vendredi-1er-mai-mission-2026/







J10 – Journal de mission 2026 - Entre cantine, dispensaire et écoleCe matin, mercredi 29/04, l’équipe s’est partagée en ...
30/04/2026

J10 – Journal de mission 2026 - Entre cantine, dispensaire et école
Ce matin, mercredi 29/04, l’équipe s’est partagée en trois.
Nous avons participé à la préparation du repas, avec de la papaye verte pour le lendemain à la cantine, dans une ambiance joyeuse portée par la musique malgache.
Le travail autour du programme alimentaire et de la diversification des repas de la première équipe s’est poursuivi avec les Sœurs et Jean-Claude, responsable du jardin pédagogique. En amont, en France, une diététicienne — que nous remercions vivement — nous avait aidés à définir les portions adaptées à l’âge des enfants, en tenant compte de la disponibilité des ingrédients sur place.
Michel, notre chef de mission, analyse les chiffres, commente, échange, explique… reprend les fichiers de suivi, en adapte de nouveaux… et poursuit, avec patience, détermination et bienveillance, l’élaboration et la mise en œuvre du programme alimentaire de notre école.
La matinée s’est ensuite poursuivie par une réunion avec notre directeur, Bonne-Chance. De nombreux points restent à ajuster ensemble : suivi des enfants, accompagnement des enseignants, matériel, formations…
Durant la réunion, au grand bonheur des enfants, Monsieur Gilles a pris le rôle de surveillant dans la classe du directeur. La dernière heure de la matinée s’est achevée par une séance de lecture et de compréhension. En “papi cadeau”, il a animé cette activité auprès des élèves du CM2 avec sérieux, sans oublier les éclats de rire et la complicité partagée.
La deuxième équipe a assuré la distribution de vêtements aux mamans venues au dispensaire, trois fois par semaine, pour les soins dispensés par Sœur Marceline — déshydratation, carences alimentaires… — et pour récupérer les rations destinées à leurs bébés (lait maternisé, riz et viande hachée sous forme de boulettes).
Des échanges de sourires, de rires, de regards complices circulent entre ces mamans, celles de Madagascar et celles de France. Tant de choses les séparent, et pourtant quelque chose les relie : la maternité, l’attention portée aux enfants, la fierté d’être mères.
À notre grande surprise et joie, nous avons rencontré Nandrasana, ancien élève de Baobab, aujourd’hui en fin de master 2 en génie de l’eau. Il effectuera un stage proposé par l’université avant de chercher un emploi. Les perspectives restent limitées à Tuléar ; il devra peut-être partir à Antananarivo.
L’après-midi, la troisième équipe s’est rendue chez l’ophtalmologiste au dispensaire Salfa. Cinq jeunes, du CM1 à la seconde, avaient rendez-vous pour des soins ou des lunettes. Ils ont pu choisir leur monture parmi celles que nous avions apportées. Une convention a également été établie avec le dispensaire pour que nos élèves puissent désormais bénéficier de consultations, de montures et de verres gratuits, en échange de la remise des lunettes apportées par l’équipe.
Les photos disent la fierté des enfants, désormais équipés de lunettes soigneusement préparées et étiquetées par un opticien partenaire en France.
En fin de journée, un passage au marché a permis de repérer du matériel pour la cantine (cuvettes, écumoires…), indispensable pour faciliter le travail des religieuses qui assurent près de 200 repas et collations chaque jour.






J9 – Mardi de mission : accompagner les parcours, préparer l’avenirDès ce matin, deux équipes se sont constituées. Comme...
28/04/2026

J9 – Mardi de mission : accompagner les parcours, préparer l’avenir
Dès ce matin, deux équipes se sont constituées. Comme souvent sur le terrain, la mission avance à plusieurs rythmes : l’un tourné vers les jeunes et leurs parcours, l’autre vers les besoins matériels qui rendent l’action possible.
La première équipe, composée de Béatrice et Christine, s’est rendue au lycée professionnel Don Bosco, à Tuléar, afin de rencontrer les élèves soutenus par BAOBAB. Un filleul de troisième année en filière électrotechnique a pu être reçu. L’échange a permis de mesurer les efforts fournis, mais aussi les difficultés encore présentes à l’approche du baccalauréat de juillet. Derrière cet examen se joue une insertion professionnelle possible, parfois l’avenir de toute une famille.
Deux autres filleuls n’ont pu être rencontrés ce jour-là : l’un, inscrit en mécanique automobile, était absent ; l’autre, en hôtellerie-restauration, effectuait son stage hebdomadaire. Ces absences rappellent aussi que certains jeunes sont déjà engagés dans la réalité de la vie professionnelle.
La visite a permis de redécouvrir les installations du pôle restauration et hôtellerie, récemment modernisées grâce au financement de l’institut de développement européen (IECD).. Les locaux, flambant neufs, témoignent de ce que peuvent produire des coopérations utiles lorsqu’elles investissent dans la formation. Nos bénévoles ont d’ailleurs été conviés à partager prochainement un repas au restaurant d’application du lycée. Dix des meilleurs élèves pourront ensuite rejoindre Antananarivo pour quatre mois de perfectionnement, logés et indemnisés.
La seconde équipe s’est consacrée aux achats nécessaires au fonctionnement de l’école. Chaque mission BAOBAB repose aussi sur une logistique efficiente : comparer les prix, choisir ce qu’il convient d’apporter depuis la France et ce qu’il est préférable d’acquérir sur place, anticiper les besoins réels. L’action humanitaire gagne en efficacité lorsqu’elle s’appuie sur la préparation, la sobriété et le sens pratique.
Enfin, un ancien filleul est venu rendre visite à Christine. Ces retrouvailles, souvent retenues dans leur expression disent mieux que de longs discours la fidélité des liens tissés au fil des années : une histoire en commun, une reconnaissance mutuelle et une confiance partagée.
À Tuléar comme à Miary, ce mardi a rappelé qu’accompagner la jeunesse, c’est lui offrir des appuis solides pour qu’elle puisse choisir sa route.






J8 – Lundi de mission : servir, observer, ajuster, préparer demainLa matinée s’est ouverte sous un signe presque symboli...
28/04/2026

J8 – Lundi de mission : servir, observer, ajuster, préparer demain
La matinée s’est ouverte sous un signe presque symbolique : un bus neuf attendait l’équipe. Dans un pays où chaque déplacement peut devenir une épreuve, disposer d’un véhicule fiable n’est pas un détail. C’est du temps gagné, de la fatigue épargnée pour nos bénévoles, une action facilitée.
Comme prévu, deux équipes se sont constituées.
La première s’est rendue au nouveau lycée orthodoxe, ouvert en 2024 sur la route de Miary. Cet établissement, soutenu par un diocèse australien, accueille aujourd’hui des élèves du primaire à la terminale, dans des classes de 30 à 60 élèves selon les niveaux. C’est là que sont désormais scolarisés dix anciens élèves de l’école BAOBAB, entrés en classe de sixième.
Les bénévoles ont pris le temps de rencontrer chacun d’eux, d’écouter leur parcours, d’examiner les bulletins, d’évoquer la santé, les conditions de transport, les repas du midi et les besoins du quotidien. Les résultats scolaires sont très satisfaisants : plusieurs enfants figurent parmi les meilleurs de leur classe, avec des moyennes solides qui récompensent des efforts constants.
Mais la journée a aussi rappelé qu’un parcours scolaire ne se résume jamais à des chiffres. Deux enfants auraient besoin d’un rendez-vous ophtalmologique. La question de la restauration du midi demeure importante pour certains. D’autres nécessiteront un accompagnement plus rapproché afin que des fragilités momentanées ne deviennent pas des décrochages durables. C’est tout le sens du parrainage porté par BAOBAB : non pas aider de loin, mais suivre concrètement des chemins de vie.
Un constat a particulièrement retenu l’attention : plusieurs élèves, qui s’exprimaient plus aisément en français en fin de CM2, peinent désormais à répondre simplement. Cette réalité interroge. Elle rappelle combien la maîtrise de la langue française demeure fragile. Comprendre ces difficultés, c’est déjà commencer à mieux accompagner.
Les enfants ont reçu brosses à dents, dentifrice, stylos et quelques attentions simples. Des gestes modestes, mais qui disent à chacun : nous pensons à vous, nous suivons votre route, vos efforts comptent pour nous.
La seconde équipe s’est consacrée à Miary. Des vêtements collectés en France ont été remis au dispensaire, où les Sœurs organiseront leur redistribution auprès des familles. Là encore, la solidarité prend la forme la plus juste lorsqu’elle s’appuie sur les relais locaux.
À cette occasion, des vêtements ont également été remis à Jean-Claude, responsable du jardin pédagogique. Sa joie visible en les essayant rappelait une vérité simple : la dignité passe parfois par des choses très concrètes, offertes avec respect.
La journée fut également marquée par la poursuite du travail sur la cantine scolaire. Menus hebdomadaires, approvisionnements, achats de légumes auprès des producteurs locaux, introduction des lentilles, réflexion autour des œufs : autant de décisions à prendre, d’organisations à affiner, de choix concrets qui touchent directement la santé des enfants. Dès l’aube, trois cuisinières se mobilisent chaque jour pour préparer petits-déjeuners et repas.
Les photos des élèves de CM2 ont pu être prises avant leur départ pour la cantine. Ces images serviront à préparer les dossiers des futurs filleuls, autre manière de semer aujourd’hui les solidarités de demain.
Enfin, plusieurs heures ont été consacrées aux comptes 2025 et au démarrage de 2026. Car la générosité demande aussi rigueur, méthode et transparence. La confiance des adhérents se nourrit de cette exigence silencieuse.
À Miary, ce lundi a porté la force tranquille des journées utiles. Il fut précieux. Car l’avenir d’une école se façonne souvent dans ces heures discrètes de travail partagé entre bénévoles, professionnels et associations malgaches, lorsque chacun apporte sa part à un projet commun.





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