18/06/2024
Collectif Vigilance Méthaniseur Sologne
A
Monsieur le Préfet du Loir et Cher
Madame la Sous Préfère du Loir et Cher
Lamotte Beuvron le 18 juin 2024
Monsieur le Préfet,Madame la Sous Préfète
Nous apprenons par voie de presse : La Nouvelle République du 11/06/2024 (Article ci-dessous), l’experimentation de production d’hydrogène dans l’enceinte du Méthaniseur SAS Agri Sologne .
« Cet été, le méthaniseur de Lamotte-Beuvron va accueillir un test grandeur nature. La production d’un hydrogène bas carbone et économe en électricité.
Au commencement était le biogaz. Depuis 2020, le méthaniseur de Lamotte-Beuvron produit du méthane, à partir des fumiers provenant des exploitations agricoles et du parc équestre fédéral, des déchets agroalimentaires, des déchets alimentaires des particuliers et des boues de la station d’épuration. Mais bientôt, le biogaz ne sera plus la seule source d’énergie générée par le site lamottois. Dès cet été, de l’hydrogène en sortira également.
Et pas n’importe lequel : de l’hydrogène turquoise. Contrairement à la technique plus classique (électrolyse) qui consiste à produire de l’hydrogène à partir de molécules d’eau, il s’agit de convertir le méthane en hydrogène. Méthane issu du méthaniseur et qui n’est donc pas un gaz fossile. Pour cela, un partenariat a été noué avec Spark Cleantech. Cette start-up, née en 2022 au sein des laboratoires de CentraleSupélec (université Paris-Saclay) et du CNRS, a développé et breveté une technologie baptisée plasma froid nanopulsé.
« Une première phase d’industrialisation à Lamotte »
Pour résumer, des arcs électriques dont la température est maîtrisée viennent casser les molécules de méthane – ce qu’on appelle la pyrolyse du méthane – pour en extraire l’hydrogène sans rejeter de gaz à effet de serre. On utilise des impulsions électriques très courtes afin de casser les molécules de méthane. Ce qui permet d’éviter les émissions de CO2, le carbone étant stocké sous forme solide (1) »
(1) La plasmalyse en génère trois kilogrammes à chaque fois qu’un kilogramme d’hydrogène est produit. Le carbone solide est extrait du biométhane avant sa combustion sous forme solide,
« Nous cherchions un site pour faire notre première démonstration. Nous avons un partenariat avec Evergaz [qui gère le méthaniseur lamottois] ; l’idée était donc de travailler sur un de ses sites. Lamotte-Beuvron s’est imposée, notamment en raison de la volonté locale, qui est très forte », explique Patrick Peters, PDG de Spark Cleantech.
Autre avantage majeur de cette technologie : ce procédé a besoin de cinq fois moins d’électricité que la technique courante de production d’hydrogène par électrolyse, dit « hydrogène vert ». Avec son hydrogène turquoise et sa « plasmalyse », Spark Cleantech met donc en avant une méthode permettant de produire de l’hydrogène, à la fois sans empreinte carbone et très faiblement consommatrice d’électricité. Ce qui lui a valu de décrocher une bourse de l’État pour développer son activité de production d’hydrogène bas carbone.
« À partir de juillet-août, une phase de test, d’une durée de six mois, va commencer », indique le maire de Lamotte-Beuvron, Pascal Bioulac. Il faut imaginer, dans quelques semaines, comme deux conteneurs maritimes de six mètres, posés l’un sur l’autre et installés dans l’enceinte du méthaniseur. C’est dans ces conteneurs que se fera la production d’hydrogène et de carbone solide à partir du biogaz généré par le méthaniseur. « Nous avons fait un certain nombre de tests en laboratoire à CentraleSupélec sur le plateau de Saclay. C’est effectivement une première phase d’industrialisation que l’on va faire à Lamotte-Beuvron et qui est essentielle pour nous pour pouvoir viser une commercialisation en 2026-2027 », détaille le PDG de Spark Cleantech.
La production va aller crescendo. D’abord une phase d’expérimentation, avec 1 kilogramme d’hydrogène produit par jour, puis 25 kg quotidiennement à partir de la mi-2025 pour atteindre 200 kg d’hydrogène par jour un an plus t**d. L’objectif est, à compter de 2027, de déployer un réseau de production d’hydrogène turquoise dédié à la mobilité lourde et aux besoins industriels locaux »
L’hydrogène produit à Lamotte peut intéresser les entreprises locales pour décarboner leur activité, qui passe aujourd’hui par la combustion de charbon ou de gaz. « Lorsqu’un bus fonctionnant à l’hydrogène issu du biométhane roule, plutôt qu’émettre du CO2, il va en retirer de l’atmosphère. On inverse complètement le cycle néfaste dans lequel on est », conclut Patrick Peters. Quant au carbone solide, il est utilisé par les industriels du pneumatique, du caoutchouc, des matériaux de construction… »
Bien conscients de l’importance de développer des énergies renouvelables pour contrer le réchauffement climatique, nous souhaitons cependant être certains de l’absences de risques pour les collégiens et le personnel enseignant du collège Jean Rostand à partir de la rentrée scolaire en septembre 2024. L’expérimentation qui aura commencé en juillet /Août 2024 pour une durée de 6 mois, sera alors toujours en cours . Nous rappelons que le collège se situe à 63 mètres du Méthaniseur et le gymnase à 55 mètres
L’industrialisation est prévue pour 2026 ,et cette industrialisation s’accompagnera d’un stockage , hors le stockage du gaz à été refusé sur le site du Méthaniseur de Lamotte Beuvron.
Le stockage de l’hydrogène sera-t-il autorisé ?sous forme gazeuse ou liquide ?
En effet les fuites d’hydrogène gazeux sont très difficiles à détecter et de surcroît c’est un gaz extrêmement inflammable et explosif sous l’effet de la chaleur ou au contact d’un catalyseur inopiné.Nous souhaitons nous assurer de l’absence de risques qui pourraient être engendrés par cette expérimentation suivie d’une industrialisation et que toutes les mesures de sécurité conformes à la réglementation seront mise en œuvre.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir Monsieur le Préfet,Madame la sous Préfète l’expression de nos salutations distinguées.
Pour le Collectif Vigilance Méthaniseur Sologne
Madame Bounioux Dominique