19/10/2026
🔴 En réponse à l'allocution méprisante de Macron et au rassemblement devant la mairie de Lamballe-Armor, à l'appel de l'AMF, voici la position de l'Union Locale CGT Lamballe ! À lire ci-dessous 👇
👉 DÉBATTONS D'UNE ACTION à LAMBALLE le samedi 24 octobre prochain
👉 PRÉPARONS DÈS MAINTENANT LA GRÈVE pour le JEUDI 05 NOVEMBRE
↪️ À LAMBALLE, RDV 09H30, parvis de la gare
« Ordre, apaisement, pas d'escalade » ? La réponse du monde du travail à Macron, ce sera la poursuite de la mobilisation !
Ce dimanche soir 18 octobre, Emmanuel Macron a sommé les organisations syndicales de « condamner sans ambiguïté toutes les violences » et d'« appeler au calme ». Le pays aurait besoin, selon lui, « d'ordre, d'apaisement et pas d'une escalade ».
L'Union Locale CGT de Lamballe n'a aucune leçon à recevoir de l'Élysée. Ce que nous refusons, c'est que les débordements et saccages de quelques-uns servent de prétexte pour faire taire la colère légitime de millions de salarié·es, de retraité·es, de privé·es d'emploi et de jeunes. C'est Macron et ses gouvernements qui mettent le feu au pays par leur mépris et leur violence sociale, par leur politique pro-riches sur le dos de la majorité de la population.
L’appel de l’AMF a des rassemblements devant les mairies, repris par la municipalité de Lamballe-Armor avec un rassemblement appelé ce 19 octobre à 18h, se place dans la même lignée. Il s’agit là aussi d’essayer de disqualifier toute mobilisation, en mettant l’accent sur la condamnation de la violence et passant sous silence les revendications légitimes de la population !
La violence, parlons-en !
La violence, c'est le carburant hors de prix qui rogne les salaires et ne laisse plus rien à la fin du mois, mais enrichit les actionnaires comme jamais ! C'est l'alimentation, les loyers, le gaz et l'électricité qui flambent pendant que salaires et pensions stagnent.
La violence, c'est la répression de la jeunesse lycéenne et étudiante qui se mobilise depuis le 21 septembre, en métropole comme dans les DROM, simplement pour avoir des professeurs devant elle, des locaux dignes et des classes qui ne débordent pas — et à qui l'on répond par des flics, des grenades et 3 000 remplaçants dont on se demande bien d'où ils sortent...
La violence, c'est un budget 2027 d’austérité, qui gèle les prestations sociales, s'attaque aux malades et aux plus précaires, rabote la Sécurité sociale et gèle le salaire des fonctionnaires — ceux-là mêmes qui étaient en première ligne cet été face aux canicules et aux mégafeux.
La violence, c'est la multiplication des plans de licenciements dans l'industrie, le commerce et les services, pendant que les dividendes, eux, ne connaissent pas la crise. La brutale fermeture de la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Lorient), qui jette 244 travailleurs sur le carreau, souligne l'hypocrisie du gouvernement.
La violence, c’est le mépris des urnes et la nomination de gouvernements minoritaires, avec pour seul objectif la défense et de développement des politiques macronistes de défense des riches.
La violence enfin, c’est l’inaction climatique de Macron et de ses gouvernements depuis 10 ans pour préserver les profits des ultra-riches. Le résultat de cette politique catastrophique, ce sont des alertes sur de possibles coupures d’eau, à court terme, en Bretagne ! C’est la destruction de la biodiversité et le développement des maladies à cause des pesticides.
L'escalade, c'est le gouvernement qui l'organise
On ne peut pas mépriser le pays pendant des années, passer en force des réformes impopulaires budget après budget, ignorer les mobilisations massives — dont la mobilisation contre la réforme des retraites — puis s'étonner que la colère monte. L'escalade, elle est dans la casse sociale, dans le mépris et dans la répression.
Quant au « dialogue » promis et aux réunions annoncées par le Premier ministre, les travailleuses et les travailleurs en ont assez des grands-messes sans lendemain.
Nos revendications
• L'augmentation immédiate des salaires, des pensions et des minima sociaux, et leur indexation sur les prix ;
• Le dégel du point d'indice et des moyens à la hauteur pour tous les services publics, à commencer par l'école, l'hôpital et les pompiers ;
• L'abandon des mesures d'austérité du projet de budget 2027 ;
• L'arrêt des licenciements et une véritable politique industrielle, ici en Bretagne comme partout ;
• La satisfaction des revendications des lycéen·nes et des étudiant·es, et la fin de la répression de leur mouvement.
Le samedi 24 octobre, nouvel acte ? Débattons-en !
Le jeudi 5 novembre, toutes et tous en grève !
Dans le cadre de l'appel intersyndical national CFDT, CGT, FO, UNSA et FSU, l'Union Locale CGT de Lamballe appelle l'ensemble des salarié·es du privé comme du public, les privé·es d'emploi, les retraité·es et la jeunesse du pays de Lamballe à se mettre en grève et à manifester le jeudi 5 novembre 2026.
JEUDI 05 NOVEMBRE : RDV à Lamballe à 09h30, parvis de la gare.
Et l’UL CGT de Lamballe met en discussion la possibilité de nous retrouver tous ensemble, à Lamballe, dès le 24 octobre. Débattons-en, discutons-en, contre Macron et son monde !
LAMBALLE, le 19 octobre 2026