01/06/2026
🏍️ Alors, finalement… quelle est la meilleure moto ? 🤔
Question simple.
Réponse extrêmement simple également :
la meilleure moto, c’est celle qui nous met la banane à l’instant T.
Pas forcément la plus chère.
Pas forcément la plus puissante.
Pas forcément celle qui gagne tous les comparatifs dans les magazines.
Et encore moins celle que le voisin estime être la seule moto digne de porter ce nom.
Car, en espérant devenir un vieux motard, il y a de fortes chances que nous ayons plusieurs vies de motard.
À 4 ans, la meilleure moto, c’est peut-être une petite machine style PW, un casque trois fois trop grand et un moteur capable de terrifier un escargot enrhumé.
À 14 ans, les besoins évoluent.
On rêve déjà de performances, de liberté et de préparation moteur… même si la mécanique consiste surtout à poser trois autocollants racing et à retirer une chicane.
À 18 ans, tout change encore.
On veut la sportive ultime, le roadster qui arrache les bras ou le supermotard qui permet de prendre les ronds-points avec beaucoup de talent… ou, plus souvent, énormément de confiance en soi.
Puis la vie avance.
Quand on est célibataire, une selle monoplace et une position de conduite inspirée d’un exercice de torture médiévale peuvent parfaitement convenir.
Quand on est en couple, il faut parfois s’adapter.
Ajouter un micro-bout de mousse derrière la selle.
Promettre que « oui, oui, c’est très confortable ».
Puis constater au bout de trente kilomètres que la passagère commence à étudier sérieusement les horaires de train pour rentrer seule.
Et quand les enfants arrivent, il faut parfois aller encore plus loin.
Rajouter une roue.
Passer au side-car.
Transporter les casques, les goûters, les doudous, les vêtements de pluie, trois jouets, une gourde, un paquet de mouchoirs et probablement la moitié de la maison.
Au fil des années, les besoins changent.
Les envies aussi.
Et heureusement.
Alors, qu’est-ce qui est vraiment le mieux ?
Deux temps ou quatre temps ?
Mono, bicylindre, trois cylindres, quatre cylindres ou six cylindres ?
En ligne, en V ou à plat ?
Carburateurs ou injection ?
Essence ou électrique ?
Sportive, trail, GT, roadster, supermotard… et même custom, soyons ouverts d’esprit pendant quelques secondes ?
La vérité, c’est qu’au cours d’une vie de motard, il existe probablement plusieurs bonnes réponses.
Et même aujourd’hui, selon l’usage, je pourrais répondre différemment.
Pour aller travailler tous les jours, je ne choisirais pas forcément la même machine que pour partir en road trip.
Pour une balade tranquille dans le Beaujolais, je ne prendrais peut-être pas la même que pour une journée sur circuit.
Pour aller chercher le pain, une hypersportive de 200 chevaux est évidemment totalement disproportionnée.
Donc parfaitement indispensable.
Et même si je possédais la moto qui me semble être mon idéal absolu, je ne suis pas certain que ce serait celle que j’utiliserais le plus souvent.
Car le bonheur n’est pas forcément d’avoir la moto la plus impressionnante sur le papier.
Le bonheur, c’est d’être heureux de ce que l’on a.
Quelle que soit sa valeur.
Sa puissance.
Sa cylindrée.
Son nombre de cylindres.
Son âge.
Ou même son absence totale de bruit au démarrage.
Et surtout, le bonheur, c’est de vivre sa propre vie.
On entend souvent dire qu’il ne faut pas être un mouton.
Très bien.
Mais ne pas être un mouton, ce n’est pas obligatoirement acheter la moto la plus originale possible simplement pour expliquer aux autres qu’ils roulent tous sur la mauvaise machine.
C’est choisir selon ses propres besoins.
Ses envies.
Son budget.
Son usage.
Et accepter que ces critères évoluent avec le temps.
La moto du voisin ne nous convient peut-être pas.
Mais ce n’est pas grave.
Elle n’a pas été achetée pour nous.
Il n’existe donc pas une meilleure moto universelle.
Il existe simplement une moto qui, à un moment précis de notre vie, nous donne envie de prendre la route avec le sourire.
Et tant qu’elle nous met la banane sous le casque, c’est probablement la bonne.
Bonne route à toutes et à tous. ✌🏻