27/04/2026
Communiqué de presse
Paris le 23 avril 2026
Transmission-reprise : il y a urgence à agir
À la suite de la présentation par Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes
entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, du plan
d’action de l’État pour soutenir la transmission-reprise d’entreprise, appelé à devenir
une grande cause économique nationale, le secteur de l’artisanat et du commerce
alimentaire de proximité souhaite alerter avec force sur l’urgence absolue de la
situation.
Ce plan d’action, fondé sur les travaux de la « Mission Reprise », marque une prise de
conscience bienvenue de l’ampleur du défi. La CGAD salue cette mobilisation générale
à laquelle ses organisations professionnelles membres s’associent.
Dans l’artisanat et le commerce alimentaires de proximité - boucheries, boulangeries,
cavistes, charcuteries, chocolateries, fromageries, glaceries, pâtisseries, poissonneries,
primeurs, restaurateurs, … - plus de 70 000 entreprises devront être cédées dans les
cinq à dix prochaines années, compte tenu de l’âge de leurs dirigeants.
Derrière ce chiffre, ce sont des milliers d’emplois, des savoir-faire irremplaçables et la
vitalité même des territoires qui sont menacés.
Le ministre lui-même évoque le risque d’un véritable « mur économique » si la France
ne se prépare pas à ce pivot générationnel.
Dans ces métiers, ce mur est déjà là.
Sans repreneurs, ce sont des commerces qui ferment, des centres-villes qui se vident
et un patrimoine gastronomique qui disparaît.
La CGAD salue les pistes de travail présentées, mais elle considère que
l’accompagnement des repreneurs, notamment des jeunes, doit devenir un impératif
national.
Maison des Métiers de l’Alimentation – 55 rue Ampère – 75017 PARIS Tél : 01 44 90 88 44 - Email : [email protected]
Sites : www.cgad.fr – www.les-rabelais-des-jeunes-talents.fr
L’accompagnement et le mentorat doivent être placés au cœur du dispositif pour
sécuriser les projets de reprise, transmettre l’expérience des cédants et favoriser la
réussite durable de nouvelles générations d’entrepreneurs. Les organisations
professionnelles sont mobilisées sur ces points.
De la même manière, l’aide au financement doit être massivement renforcée. Trop de
projets échouent faute de fonds propres ou d’accès au crédit bancaire.
Cette réponse doit passer notamment par des prêts ad hoc à taux zéro ou bonifiés
suivant la cible, dédiés à la reprise, mais aussi par des dispositifs d’épargne orientés
vers le financement de la reprise d’entreprise.
La reprise d’entreprise doit être reconnue comme une priorité économique nationale et
un enjeu d’avenir, notamment pour les entreprises du secteur exerçant en ruralité.
Soutenir la reprise, c’est préserver les savoir-faire, maintenir l’emploi local et assurer un
avenir à la jeunesse et aux territoires
Contact presse : [email protected]