03/06/2026
Les modalités du congé supplémentaire de naissance précisées par décret.
Le congé supplémentaire de naissance est un congé indemnisé d'une durée de 1 ou 2 mois, accordé à chacun des parents à la suite de la naissance ou de l'adoption d'un enfant, en complément des congés légaux existants, afin de favoriser la présence parentale auprès de l'enfant durant ses premiers mois de vie.
Ce congé a été créé par la loi n° 2025-1275 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 et codifié à l'article L. 1225-46-2 du Code du travail. Il entrera en vigueur le 1er juillet 2026.
Les modalités de prise et d'indemnisation de ce nouveau congé ont été précisées par les décrets du 30 mai 2026.
1. Qui peut bénéficier du congé ?
Le dispositif est ouvert à chacun des deux parents :
les salariés du secteur privé ;
les agents publics, selon les adaptations prévues par les textes ;
les travailleurs indépendants et certaines catégories assimilées relevant des régimes de sécurité sociale.
Il concerne les enfants :
nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026 ;
ou nés prématurément avant cette date lorsque le terme de la grossesse était prévu après le 1er janvier 2026.
2. Durée du congé
Chaque parent peut choisir :
un mois ;
ou deux mois de congé supplémentaire.
Le congé peut être :
pris en une seule fois ;
ou fractionné en deux périodes d'un mois.
Les deux parents peuvent le prendre :
simultanément ;
ou en alternance.
3. Moment où le congé peut être pris
Le congé intervient à l'issue du congé de maternité, du congé de paternité et d'accueil de l'enfant ou du congé d'adoption. Il s'ajoute à ces droits et ne les remplace pas.
Pour les enfants nés à compter du 1er juillet 2026, il doit être pris dans un délai de neuf mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer.
Pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, une période transitoire permet de bénéficier du congé jusqu'au 31 mars 2027.
4. Formalités auprès de l'employeur
Le décret fixe des règles de prévenance permettant à l'employeur d'organiser l'absence du salarié. Celui-ci doit notamment informer son employeur :
de la durée du congé choisie ;
des dates de début et de fin du congé ;
et, en cas de fractionnement, des deux périodes retenues.
L'employeur ne peut pas, en principe, refuser le bénéfice de ce congé dès lors que les conditions légales sont remplies.
5. Indemnisation
Le congé donne lieu au versement d'indemnités par la sécurité sociale.
Les modalités d'indemnisation sont les suivantes :
70 % du revenu net de référence pour le premier mois ;
60 % du revenu net de référence pour le second mois ;
dans la limite du plafond de la sécurité sociale.
Pour les travailleurs indépendants, l'indemnisation prend la forme d'indemnités journalières ou d'allocations de remplacement adaptées à leur régime.
6. Effets sur le contrat de travail
Pendant le congé :
le contrat de travail est suspendu ;
le salarié ne peut exercer aucune autre activité professionnelle ;
l'ancienneté continue à être prise en compte ;
les avantages acquis sont conservés.
À l'issue du congé, le salarié retrouve son emploi ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente.
Cela consolera en partie les entreprises, dont les charges patronales augmentent à partir du 01er juin, de savoir que cette augmentation permet en partie de financer ce nouveau congé de naissance.
Information sur l'existence et l'