20/05/2026
Comment La Flamengrie est devenue un village franco-belge
A la fin du 18e siècle, le village a failli être échangé contre le Bois de Roisin ! Finalement, la convention de 1779 ne céde à l’Autriche que les champs et les prairies autour du village ; toutes les maisons de La Flamengrie, avec leurs jardins, restent du côté français.
Mais rapidement, de nouvelles maisons sont construites sur les terrains cédés à l’Autriche. Les habitants cherchent à éviter les complications administratives et fiscales. Dès 1882, la ferme des Rocs est reconstruite de l’autre côté de la frontière. En 1820, il y a 6 autres maisons sur la frontière.
Aujourd’hui, autour de La Flamengrie, une trentaine de maisons sont situées en territoire belge, mais on ne peut y accéder qu’en passant par des voiries françaises longeant la frontière (rue de la Perche, rue de Ruaince) ou à cheval sur la frontière (Vieux Chemin de Valenciennes).
Pour l’administration belge, toutes ces maisons ont pour adresse « Rue de la Ligne ». En fait, cette « rue » est constituée de 7 ou 8 tronçons séparés et disjoints (La Perche, Ruaince, chemin du Gouverneur, Vieux chemin, La Houlette, Beauregard, chemin des Rocs).
C’est sur la Rue de la Ligne qu’on trouve le seul café du village, « Chez Beaumont ». Autrefois, il y avait aussi d’autres cafés-épiceries où les gens des villages français voisins venaient s’approvisionner en café, chocolat et tabac : « Chez Rose », « Athémise » et « Chez Delvallée ».
Maintenant que les contraintes douanières ont disparu, on passe la frontière sans s’en rendre compte et on ne fait pas la différence entre Français et Belges.
On ne compte plus dans le village les Belges habitant du côté français, les Français habitant du côté belge, les couples mixtes ou les binationaux.
La Flamengrie est vraiment un village franco-belge !
-Louis Renteux
Flamengrie nord
France-Wallonie-Vlaanderen
cercle historique du Bavaisis
Commune de Honnelles