08/09/2026
Quelques nouvelles de la station
Nous n’avons pas beaucoup donné de nouvelles cet été.
Parce que la mer avait décidé d’être aimable.
Et pour la SNSM le silence est plutôt bon signe.
La mer, cette vieille connaissance dont il faut toujours se méfier, même lorsqu’elle vous sourit, a choisi cet été de nous épargner un peu.
Les brises d’après-midi, qui aiment d’ordinaire mettre les voiles à l’épreuve et les équipages à la réflexion, se sont montrées étonnamment conciliantes. Elles ont soufflé sans trop de conviction, laissant aux bateaux le loisir de rester à flot et aux équipages celui de profiter du paysage.
Peu de démâtages, peu de chavirages et moins de bateaux venus, malgré eux, faire connaissance avec les cailloux.
La fréquentation du pertuis et des côtes vendéennes a également légèrement diminué. Le prix du carburant y est sans doute pour quelque chose. À force de coûter le prix d’un petit déjeuner au ch*****ne, certains ont peut-être découvert que le mouillage était aussi une très belle manière de naviguer.
Et puis il y a peut-être les préparatifs d’avant-saison.
Un gilet correctement porté, un coupe-circuit branché, le matériel de sécurité vérifié, un œil sur la météo et quelques mots échangés avec l’équipage avant de larguer les amarres. Rien de très spectaculaire. Ce sont souvent les petites choses, celles qui ne font jamais la une, qui évitent les grandes histoires.
Peut-être ces quelques précautions ont-elles porté leurs fruits.
Toujours est-il que nous avons eu moins d’interventions de sauvetage cet été.
C’est une excellente nouvelle.
Nous avons néanmoins poursuivi nos entraînements. Avec la mer, il faut entretenir les habitudes. Elle peut être parfaitement calme aujourd’hui et avoir une opinion différente demain.
Elle nous l’a rappelé à quelques reprises :
Des voiliers poussés vers les cailloux par un vent qui avait soudain retrouvé de l’ambition.
Des kiteurs et des wingers, dont deux ont eu besoin d’une assistance après la tombée de la nuit.
Des apnéistes qui ont prolongé leur contemplation des fonds marins jusqu’à ce que leurs familles commencent, elles, à contempler beaucoup moins sereinement leur téléphone.
Quelques catamarans ont choisi de regarder le monde à l’envers.
Des bateaux ont rencontré les parcs à huîtres.
Et quelques nageurs ont découvert que certains courants avaient une conception très personnelle de la destination.
Au total, au cours de ces différentes interventions, 76 personnes ont été ramenées par notre équipage à leur port d’attache, toutes en bonne santé.
C’est finalement tout ce qui compte.
Le reste est affaire de vent, de courant, de mécanique, de météo, de chance parfois, et de cette étrange capacité qu’a la mer à rappeler à chacun qu’il est, sur son immense territoire, un invité.
La saison n’est pas tout à fait terminée.
À vrai dire, en mer, elle ne se termine jamais vraiment.
Nous sommes toujours là, pas très loin.
Et si vous avez besoin d’aide en mer, ou si vous êtes témoin d’une situation qui nécessite une intervention :
Téléphone : 196
VHF : canal 16
Pour le reste, profitez de la mer, de ses lumières, de ses marées et de ses humeurs.
Naviguez, respirez, regardez l’horizon.
Et pour les kiteurs, wingers, paddleurs amateurs de glisse : pensez à rentrer avant la nuit. Après le coucher du soleil, le mode d’emploi devient nettement moins lisible tant que la mer n’aura pas installé l’éclairage public.
Nous, nous restons dans le coin !!