Représentation d’un accueil perrein et protégé, MAD est un foyer symbolisant la bienveillance et le partage. Cette maison représente le lieu que sera MAD : une structure qui met à disposition des usager.e.s les outils (matériels et immatériels) dont ils ont besoin.
Cet espace mettrait donc à disposition des salles de répétition, de production, de fabrication, de prestation et de réunion comportant du matériel accessible à tou.te.s les bénéficiaires selon les critères de l’Economie Sociale et Solidaire.
De part ces grands principes, au-delà de la simple mise en commun pour chaque domaine, nous aimerions créer une synergie entre les arts qu’ils se mélangent, échangent leurs points de vues, leurs pratiques et créent ensemble des représentations communes pour promouvoir l’art plus largement.
Le mot maison, attesté au XIe siècle en ancien français, provient directement du mot latin de genre féminin mansǐo désignant un lieu de séjour. De facto, MAD représente un lieu ouvert à tou.te.s, où chacun.ne peut s’arrêter qu’il soit artiste ou simplement curieu.ses.x d’art et de culture. Ainsi l’art et la culture se voient désacralisés et démocratisés dans un lieu accessible au plus grand nombre. L’idée de maison ouverte renvoie enfin à son but principal qui est d’être une étape dans la vie des artistes qui travaillent dans le lieu. La maison s’identifie donc à un tremplin, une rampe de lancement qui permet à chaque artiste de prendre son envol.
Des Artistes
Ces artistes, c’est vous et c’est nous, c’est ce.lles.ux qui voit dans MAD une envie, un besoin, une passion, un idéal ou un rêve. Ensembles, il.elle.s représentent le coeur du projet : sans e.lles.ux, il n’a aucune raison d’être. MAD est créée pour rendre l’art et la culture accessible à tou.te.s et au-delà de ses différences. De plus l’art permet de développer des intelligences autres, trop souvent délaissées par notre société. Ces intelligences ce sont celles du sens critique et de l’empowerment, du lien social, de l’émotion et de l’empathie qui mène à la compréhension de l’autre. L’art peut s’apparenter à une thérapie qui poussera au partage, à l’échange et à la mise en débat de sujets qui nous touchent.
Les artistes deviennent plus généralement l’image de la mise en réseau de personnes comme vous et nous qui sont prêt.e.s à apporter des savoirs et des outils matériels pour aider chacun.e à se développer. En créant un réseau de partenaires, de contacts, pour tou.te.s, nous offrons une manière de bénéficier au fur et à mesure du temps, et des dispositifs permettant à chaque projet d’éclore et émerger pour plus t**d marquer le territoire de la Métropole de Clermont comme les volcans ont marqué le paysage Auvergnat.
En Devenir
Le “en devenir” prend un double-sens au sein de MAD. En premier lieu, il illustre le temps qui passe et son importance dans le processus de développement de chaque projet pour arriver à son objectif final. Il représente donc le temps de travail qui se fait dans les locaux de MAD qui accompagnera au mieux chaque artiste / artisans.
Enfin l’expression “en devenir” représente le but de MAD. Il représente l’évolution vers laquelle chaque bénéficiaire ira que ce soit vers la finalité d’un projet des artistes, ou l’ouverture d’esprit des curieu.ses.x, chacun.e y trouvera son compte. C’est ici l’idée qu’à travers l’art et la culture la société évoluera et tendra vers une autre façon de faire, de penser et d’être.
Il est à noter que ce futur visé n’a pas une définition précise, et n’est jamais une fin en soit. MAD propose d’aider à apprendre et à grandir, c’est un outil, un appuie, un tremplin. Il appartient à chacun.e de continuer à construire les pans de sa vie.
MAD origine
L’idée est née il y a cinq ans dans l’esprit de Sarah Valroff après un constat simple sur la vie des artistes qu’elle côtoyait : il n’existe pas de lieu pour eux pour s’installer, travailler et se retrouver. Débuter dans l’art, et comprendre l’art ne semble pas à la portée de tous. Ainsi au fil des années elle mène ses études et sa vie autour de l’idée de créer un lieu pour leur offrir l’accès à des savoirs, à du matériel et à un réseau pour se lancer. Avec les années, elle pense et repense le projet, et elle se rend compte que ses valeurs se retrouve dans l’Economie Sociale et Solidaire qui deviendra une part importante du projet. En novembre 2017, elle rejoint LieU’topie en tant que bénévole tout d’abord puis devient, stagiaire dans le cadre de son mémoire de Master 1 Communication et Démocratie Participative. Elle en prendra la co-présidence en septembre 2018, tout en développant. Grâce au pôle “Germoir de projet”, elle commence à concrétiser le projet en demandant une subvention auprès de Clermont Métropole.
A la rentrée 2018, Coline Clavreul et Emilie Garcia rejoignent le master de Gestion Territorial et Développement Local à l’IADT. Elles participent toutes deux à l’unité d’enseignement “De l’idée au projet” et chacune part tente de faire germer une idée. Coline Clavreul a étudié en école supérieure d’art et design à Saint-Etienne, et intervenait beaucoup de l’associatif. Depuis son intérêt pour les Tiers-Lieux n’a fait que croître et de facto c’est ce qui a fait germer l’envie de créer une Maison d’artistes et d’artisans qu’elle va mûrir pendant des mois. Elle imagine le projet sur le territoire rural bourbonnais et qu’elle souhaitait redynamiser autour de ce projet artistique. Coline souhaite changer les choses à travers l’art et la pratique sociale et solidaire et n’hésites pas à rejoindre LieU’topie pour s’investir au mieux dans sa ville d’étude.
Emilie Garcia a étudié à l’Ecole Nationale Supérieur d’Architecture de Clermont-Ferrand avec lesquelles elle participe au Festival “Sauve qui peut le Court-Métrage” à travers l’Atelier. En parallèle, elle rejoint la Cie DF et participe en tant que comédienne amatrice aux Anatolies. Ces années lui ont permis de découvrir le territoire et de faire de multiple rencontre. C’est l’envie de monter un collectif théâtrale avec des élèves du conservatoire Emmanuel Chabrier et sa participation à de nombreux court-métrages, et travaux étudiants qui lui font prendre compte des manques sur le territoire pour ceux qui se lanceraient dans le théâtre ou le cinéma. Entre les plateaux de tournages dans des cafétarias et des salles polyvalentes, des répétitions en appartements étudiants, des événements théâtraux dans des escaliers, etc. Les artistes ont toujours su être débrouillards, mais pourquoi ne pas faire mieux ? De part ses études et sa pratique de l’art de la scène, elle a pris conscience de l’existence de lieux qui ne demandent qu’à renaître (ancienne école d’architecture, la hall au blé, etc.) et d’une énorme ressource territoriale (de nombreux artistes investis, du matériel qui s’échange, des techniques qui s’enseignent, etc.). C’est de cette conscience qu’est née l’idée d’une plateforme de mise en réseaux de ce qu’offre le territoire et de regroupement en un lieu autour du théâtre et du cinéma.
Les idées ont grandi, mais il était clair que de tels projets ne pouvaient pas être montés seuls. Grâce à Geoffrey Volat, fondateur de LieU’topie et intervenant dans les études de chacunes d’entre elles, et grâce à leur curiosité, une rencontr s’est faite, et les idées se sont réunies pour se diriger vers un projet commun. Sarah évoque “MAD” (Maison des Artistes en Devenir) un nom qui trottait dans sa tête et qui faisait sens pour toutes.