21/10/2025
“La vie en MAM (ou comment survivre à deux sans divorcer)”
Coucou les collègues et les curieux du monde merveilleux des assistantes maternelles (et assistants maternels!!!!) !
Aujourd’hui, je vous emmène dans les coulisses d’une MAM — ces maisons où deux (ou plus) assmats cohabitent pour le meilleur, pour le rire, et parfois pour le virement bancaire en re**rd.
Acte I – “Alors, c’est comment la vie à deux ?”
Je pose innocemment la question :
“Tu as déjà travaillé à ton domicile avant ?”
Et là, Martine me répond :
“Non, direct la MAM. Pas de canapé plein de Duplo ni de purée séchée sur la table basse.”
Bon, au moins, elle a échappé à la décoration 100 % Fisher-Price.
Selon elle, la MAM, c’est que du positif : plus de sociabilité, plus d’échanges, plus de fous rires…
Mais aussi un peu plus de paperasse, de trajets, et de loyer. Bref, plus de tout.
Acte II – “Mariage professionnel sans lune de miel”
Martine m’explique que travailler à deux (ou plus), c’est comme vivre encouple sans bisous.
“On passe plus de temps ensemble qu’avec nos conjoints.”
Et effectivement, comme dans tout couple, il y a des tensions.
L’ancienne collègue, après 14 ans de vie commune, est partie un matin en laissant un mot sur la table (enfin, trois loyers impayés et des indemnités envolées).
Depuis, Martine ne signe plus rien sans triple exemplaire, attestation sur l’honneur et serment devant Saint-Gérard (patron officieux des assmats épuisées).
Avec sa nouvelle collègue arrivée en septembre, c’est encore la phase d’apprivoisement.
Elles s’observent, se jaugent, se synchronisent — comme deux chats qu’on aurait mis dans la même panière.
“On ne mélange pas pro et perso”, précise Martine.
Mais attention, le nerf de la guerre reste le portefeuille :
“Chacune est indépendante, donc forcément, y’en a une qui gagne plus que l’autre.”
Ah, la MAM : ce doux mélange d’amour, de gestion et de comptabilité.
Acte III – “Ginette de la PMI, toujours dans les bons coups”
Renouvellement d’agrément ?
“Tous les 5 ans depuis 2011, et maintenant peut-être 10 ans grâce au CAP… ou pas. C’est pas clair.”
Et la visite de la puéricultrice, c’est un grand moment :
“Elles arrivent à 9h, repartent vers midi, en duo. Ginette + la collègue de Ginette, parce que la MAM mérite le traitement de faveur.”
Le programme :
3h de questions, de regards scrutateurs et de “Ah, mais ce matelas est au sol ? ”.
Pendant ce temps, toi, tu fais des puzzles, tu changes une couche, et tu récites l’arrêté du 26 décembre 2000 en même temps.
Et puis il y a les contrôles inopinés :
“Deux en une semaine ! Lundi et vendredi, même duo de choc, même sourire crispé.”
Non, ce n’est pas une descente de police, juste une “visite de routine” avec 5 pages de rapport à la clé.
La joie.
Acte IV – “Et malgré tout…”
Martine finit par lâcher un petit soupir attendrissant :
“Je râle, mais j’aime mon boulot.”
Et ça, on le sent.
Malgré Ginette, les loyers, les désaccords sur la marque de lingettes et les réunions à rallonge, il y a cette passion, cette envie de bien faire, cette fierté de construire un cocon à deux (ou plus).
Alors oui, la vie en MAM, c’est un peu comme un couple sans alliances mais avec beaucoup de bavoirs.
Et franchement ? On applaudit les filles (et les hommes) qui tiennent la baraque avec autant de cœur (et de dossiers Excel).
Moralité :
En MAM, on partage tout — les rires, les crises, les factures et parfois les nerfs.
Mais quand ça marche, c’est une sacrée aventure humaine.
NB: Martine n'est pas son vrai nom, et oui on sait que ce n'est pas toujours tout rose.