29/05/2026
Je suis en colère. Oui, en colère. 😾
En colère, perplexe et profondément affligée…
Moi, petite minette des rues, qui dois me battre chaque jour pour survivre, je ne vous comprends pas, vous, les humains.
La plupart d’entre vous disent aimer les animaux.
Alors pourquoi êtes-vous si nombreux à laisser naître des chatons, alors qu’il n’y a déjà pas assez de familles pour eux ?
Pourquoi faites-vous naître des bébés dont la majorité connaîtra ensuite une vie de misère comme la mienne ?
Oui, un chaton, c’est mignon.
C’est craquant, attendrissant, irrésistible.
Vous fondez devant leurs petites frimousses, leurs ronrons, leur innocence.
Mais vous oubliez une chose :
un chaton, ça grandit. Et ça grandit vite.
À 4 mois, il perd son air de bébé.
À 5 mois, il ressemble déjà à un adulte et il devient soudain “moins mignon”, n’est-ce pas ?
Alors que va-t-il se passer ?
Combien d’entre vous, séduits par ce minuscule trésor de velours, vont se lasser dès qu’il perdra sa bouille de chaton ?
Combien vont lui accorder moins d’attention ou pire : le laisser dehors, “vivre sa vie”, comme vous dites ?
Bien sûr, il ne sera souvent ni identifié, ni stérilisé, ni vacciné.
Il sortira un peu, puis beaucoup, puis un jour, il n’aura tout simplement plus le droit de rentrer.
Abandonné ?
Non, vous préférez dire qu’il est “libre”.
Libre de survivre seul.
Libre de mourir seul.
Vous savez quelle est l’espérance de vie d’un chat dans la rue ?
3 à 5 ans.
Moi, petite minette des rues, je suis très bien placée pour le savoir. En un an d’existence, j’ai vu tant de mes camarades disparaître… 😞
Oui, un chat abandonné va “se débrouiller”.
Son instinct de survie l’y forcera.
Mais pas longtemps. Pas toute une vie.
Ce qui l’attend dans la rue, ce n’est pas la liberté :
c’est la faim, le froid, la maladie, la peur, les bagarres… et la mort.
Dans le meilleur des cas — et ce n’est pas le plus fréquent — il trouvera des humains au grand cœur pour lui donner un peu de nourriture.
Et, avec beaucoup de chance, il sera capturé, soigné, stérilisé comme moi.
Dans le meilleur du meilleur des scénarios, il trouvera une famille aimante.
Mais ne rêvez pas : seule une infime proportion d’entre nous quitte un jour la rue.
La vérité ?
Il mourra dehors, ignoré de tous.
Pourtant il était né dans une famille aimant les chats.
Une famille qui voulait “juste une portée”, parce que “c’est si beau, des chatons”.
Mais vos chatons à vous auront tous des familles parfaites.
Des adoptants exemplaires, attentionnés, responsables.
Vous suivrez leurs nouvelles pendant 15 ans.
Toutes les semaines.
N’est-ce pas ?
Vous y croyez vraiment ?
Et puis il y a autre chose.
Chaque fois que vous faites naître une portée “parce que c’est mignon”, vous empêchez un chat de refuge d’être adopté et un chat des rues de trouver une place au chaud.
Quand vous laissez votre minette faire des petits, chaque chaton né en condamne deux autres.
Moi, petite minette des rues, je vous en supplie…
Pour nous tous qui survivons dehors, pour ceux qui ne survivront pas, pour ceux qui ne sont jamais revenus :
PAR PITIÉ, FAITES STÉRILISER VOS CHATS.
C’est le seul choix d’amour.