26/04/2026
On l'oublie un peu trop, aujourd'hui c'est la journée en hommage aux déportés. Plusieurs Iwuysiens et une Iwuysiennes en furent victimes (1 seul survivant). La majorité d'entre eux partirent avec le dernier train de Loos à destination des camps. Arrêtés le 25 aout, ils partirent de la gare de Tourcoing le 1er septembre 1944, alors qu' Iwuy était libéré le 4... Marie Catherine Afflard arrêtée en 1943 ne revint pas non plus, voici leur histoire :
Sabotage du 25 août 1944 et déportation de 8 personnes.
En 1943, les allemands imposent un service de garde des voies ferrées, à charge pour la Mairie de recruter le personnel. Le 25 août 1944, un sabotage est tenté entre la Gare et le passage à niveau du chemin de Lieu Saint Amand. Des résistants déboulonnent quelques rails avant le passage d'un train militaire et pour sauvegarder les apparences ligotent les gardes-voies. Le Chef de Gare, mis au courant, avertit la kommandantur de Cambrai pour éviter à la localité le sort dramatique d'Ascq l*z Lille, le ler avril, où par la suite d'un sabotage sur la voie ferrée, 86 hommes furent fusillés. Les allemands arrivent rapidement sur les lieux. Ils ne sont pas dupes de la mise en scène et procèdent aux arrestations suivantes :
M. Ernest DELAFOND est déporté à Ravensbruck et n'en reviendra pas. Tous les gardes-voies sont dirigés sur le camp de concentration de Neuwengamn où ils trouveront la mort, à l'exception de M. Armand LARGILLET qui survivra à sa libération et de M. Georges DUBOIS, encore vivant à l'arrivée des alliés. Celui-ci est rapatrié alors qu'il ne pèse plus que 28 kg. Hospitalisé à la Salpêtrière à Paris, il succombe le 11 juin 1945 (voir liste en lin de chapitre)
- M. Ernest DELAFOND, garde barrière décédé au camp de Ravensbruck le 4 mars1945.
- de son épouse née Jeanne DÉMARET, qui sera libérée grâce à la Croix Rouge avant son transfert à la prison de Loos.
- M. Albert DHAUSSY Charles, garde voie décédé au camp de concentration de Neuengamm le 16 Février 1945.
- M. Alfred DUBOIS, garde voie , garde voie, décédé à Hambourg le 5 mars 1945.
- M. Lucien DUBOIS, garde voie décédé au camp de concentration de Neuengamm le 7 mars 1945.
- M. Georges DUBOIS, décédé à Paris hôpital de la Salpêtrière le 11 juin 1945
- M. René-Paul GODELI ER, décédé au camp de concentration de Neuengamm le 21 décembre 1944.
- M. Edmond HOLIN, décédé au camp de concentration de Neuengamm le 7 mars 1945.
- M. Armand LARGILLET survivant à la libération
- M. Roger ROSELLE décédé en Novembre 1944, sans précision de lieu.
Marie Catherine Hainaut née Afflard est arrêtée en mai 1943. Quelques temps auparavant, une personne de son réseau reçoit la visite de la police et on découvre la machine à écrire qui a servi pour la rédaction de tracts de propagande anti-allemande que Me Hainaut distribue. Au cours de l’interrogatoire, cette personne faiblit et dénonce sa complice. Me Hainaut est tout d’abord condamnée à un an de prison ferme par la justice française. A sa sortie en 1944, elle est de nouveau arrêtée, cette fois par la Gestapo. Elle est déporté début janvier 1945 au camp de concentration de Ravensbruck ou elle périt dans la chambre à gaz, quelques jours avant l’arrivée des armées anglaises (témoignage de son ancienne amie de réseau qui l’avait dénoncée et qui a survécu).
Un autre résistant, Maurice Cacheux, réussit à échapper à une première tentative d’arrestation, ayant été averti en temps utile de l’arrivée de la Gestapo. Malheureusement, la chance ne le sert pas toujours. Arrêté peu de temps après, il est déporté en Allemagne ou il disparaît comme tant d’autres morts anonymes.