Epingle et Chiffon Rouge

Epingle et Chiffon Rouge Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Epingle et Chiffon Rouge, Organisation à but non lucratif, 57 Route de st vrain, Itteville.

Le chiffon rouge est le symbole de la lutte ouvrière,
L’épingle est le symbole de la lutte paysanne tel que nous le propose Kyria , l’une des nombreuses « Mariannes paysannes » engagées dans le combat pour la survie de la paysannerie.

10/01/2026

Je suis fier d'y avoir participer , modestement mais du haut de mes 18 ans , grace aux ouvriers de LIP aussi et aux autres , contre l'avis des centrales syndicales déja subventionnées par l'Etat , ensemble , après 10 ans de lutte ( j'ai 11 ans au début et 21 à la fin ) , victoire des paysans contre l'Etat. Alors camarades paysans , restez solidaires, restez solides, le combat continue

https://www.facebook.com/reel/4741725036111820

Révoltes paysannes : pourquoi les paysans peuvent gagner.Post 2 — Brève histoire des luttes paysannesOn nous répète souv...
30/12/2025

Révoltes paysannes : pourquoi les paysans peuvent gagner.

Post 2 — Brève histoire des luttes paysannes

On nous répète souvent que le monde paysan serait silencieux, soumis, ou plus.
➡️ C'est faux. Totalement incorrect.

Depuis la Révolution française , il y a 236 ans, les paysans se sont régulièrement révoltés chaque fois que leur survie , leur dignité ou leur autonomie étaient menacées.
(J'ai étudié 150 conflits, il n'y a donc rien de nouveau.)
🌾 Au XIXe siècle :
Beaucoup de révoltes paysannes échouent. Pourquoi ?
Parce qu'elles sont isolées, locales, parfois violentes, et sans relais politiques.
👉 L'État central apprend très tôt à les contenir et à les réprimer.
🌿 Au XXᵉ siècle :
Les formes de lutte changent. On voit apparaître :
des mobilisations collectives,
des syndicats agricoles,
des stratégies non violentes, et parfois des alliances avec d'autres secteurs de la société (comme les ouvriers de LIP , révolte du Larzac, dans les années 1970-1980).

Certaines luttes ont obtenu des succès partiels, d'autres ont échoué.
Mais une chose ne change pas :
Les paysans gagnent quand ils sortent de l'isolement.
🧭 L'exemple du Larzac : (la révolte débute, j'ai 10 ans, elle se termine par une victoire, j'ai 21 ans).
C'est une lutte :
ancrée dans le territoire,
non violente,
intelligible médiatiquement,
soutenu par des citoyens urbains (ouvriers, fonctionnaires, étudiants ...)
Voilà une lutte exemplaire qui a fait reculer l'État et son appareil le plus puissant, l'armée.
À l'inverse, quand les paysans sont présentés comme corporatistes , violents ou divisés,
👉 le pouvoir reprend toujours la main. (il se renforce dans la violence)
💥 Aujourd'hui, la mondialisation, la concentration des terres , l'endettement et la pression économique ont créé une violence silencieuse :
👉 disparition des exploitations, détresse sociale, su***des.
Ces drames ne sont pas des fatalités, mais le résultat de choix politiques et économiques.
📚 Comprendre le passé pour agir au présent
Étudier les luttes paysannes, ce n'est pas céder à la nostalgie.
C'est comprendre :
les mécanismes du pouvoir,
les stratégies de division,
et les conditions de la victoire collective.
👀 À suivre...
Dans le prochain post :
➡️ Commentez l'État utilise la police dans les conflits agricoles.
Parce que l'histoire le prouve :
Les paysans peuvent perdre seuls, mais ils peuvent gagner collectif,
avec le soutien de la société civile. (De vous, de moi — sans l'appareil d'État de toute façon hostile, car aux ordres du pouvoir en place.)

Révolte paysanne – Pourquoi les paysans peuvent gagner Post 3 : Paysans et police : comprendre pour ne pas se tromper d’...
30/12/2025

Révolte paysanne – Pourquoi les paysans peuvent gagner

Post 3 : Paysans et police : comprendre pour ne pas se tromper d’adversaire

Quand une mobilisation paysanne démarre, la police est presque toujours présente.
Barrages, contrôles, sommations, parfois affrontements : c’est souvent à ce moment-là que la tension monte et que la colère risque de changer de cible.
Pourtant, si l’on observe l’histoire des luttes paysannes en France, un fait s’impose clairement :

La police n’est ni à l’origine du conflit, ni celle qui en décide l’issue.

Elle intervient parce qu’une décision politique a déjà été prise. Son rôle est d’appliquer, de contenir et de maintenir l’ordre tel qu’il est défini par le pouvoir en place.

Deux mondes blessés par le même État :

Aujourd’hui, le conflit met face à face deux professions indispensables à la société, toutes deux profondément maltraitées par l’État :
les paysans, étranglés par les normes, les prix imposés, les décisions injustes et l’absence de reconnaissance.
les policiers et gendarmes, usés par des conditions de travail difficiles et un encadrement souvent brutal.

Ces deux mondes partagent un point commun tragique : ils figurent parmi les professions où les taux de su***de sont les plus élevés.
Pour autant, croire qu’une solidarité naturelle pourrait émerger entre eux relève d’une illusion.
Le policier ou le gendarme appartient à un appareil d’État hiérarchisé, dont la mission première est d’exécuter les ordres, non de les contester.
Aucun ne mettra en jeu son emploi, son salaire ou sa carrière pour soutenir publiquement les revendications paysannes, même s’il peut les comprendre en privé.

Les appels à « déposer les casques » ou à une supposée « convergence spontanée des luttes » traduisent souvent une naïveté politique.
La stratégie de l’État dans les conflits agricoles:
Dans les conflits agricoles, l’État applique un schéma désormais bien connu :
Il laisse faire dans un premier temps, observe et évalue le rapport de force.
Il déploie la police pour canaliser, user, intimider.
Si le mouvement persiste ou s’amplifie, il cherche à le criminaliser.
C’est un moment décisif.
Dès que la lutte est réduite à une simple question « d’ordre public », les revendications paysannes disparaissent du débat médiatique et politique.
La force tranquille de la non-violence :
L’histoire est claire : plus une mobilisation reste non violente, lisible et soutenue par l’opinion, plus l’usage de la force devient politiquement coûteux pour l’État.
Sur le plateau du Larzac, la police était omniprésente — jusqu’à huit contrôles en une seule journée , expérience vécue.
Pourtant, la non-violence, la durée et le soutien citoyen massif ont rendu toute répression d’ampleur impossible.
À l’inverse, dans d’autres mouvements, comme celui des Gilets jaunes, la violence a souvent servi de prétexte pour écraser les revendications sans jamais y répondre.
Cela ne signifie pas qu’il faille se résigner ou ne pas se défendre.
Mais il vaut mieux la ruse que la force brute.
Le monde paysan est intelligent, pragmatique et responsable. Comprendre le jeu du pouvoir, c’est déjà commencer à le neutraliser.
Ne pas se tromper d’adversaire :
L’État sait parfaitement que l’affrontement direct avec la police :
divise les soutiens, isole le mouvement, et détourne l’attention des véritables enjeux agricoles.

La police n’est pas l’ennemi politique :

Elle est un outil, un rouage d’un appareil d’État dirigé par des responsables souvent plus préoccupés par leur carrière que par le bien commun.
Le véritable adversaire, ce sont : les décisions politiques prises loin des territoires, les règles économiques imposées, et un système qui organise la disparition progressive du monde paysan.

À suivre
Prochain post :

« Violence, non-violence et efficacité politique : ce que disent l’histoire et l’expérience. »
Car l’histoire le montre sans ambiguïté : ce n’est pas la confrontation directe qui fait gagner, mais le rapport de force politique, social et symbolique.

Révolte paysanne : « Pourquoi les paysans peuvent gagner »Post 4 : Violence, non-violence et efficacité politique : ce q...
30/12/2025

Révolte paysanne : « Pourquoi les paysans peuvent gagner »

Post 4 : Violence, non-violence et efficacité politique : ce que dit l’histoire :

Quand une lutte dure, la question finit toujours par se poser :
faut-il durcir le mouvement ?
faut-il passer à la confrontation ?
faut-il user de la violence pour se faire entendre ?
Cette question est compréhensible 👍
Elle naît souvent de la fatigue, du sentiment de mépris, et de l’impression de ne pas être écouté. Mais l’histoire des luttes paysannes et sociales en France nous donne un enseignement clair :
La violence est rarement efficace politiquement.
Dans la majorité des cas, lorsqu’un mouvement devient violent, le pouvoir change immédiatement de terrain.
On ne parle plus de prix agricoles, de terres ou de survie économique,
mais d’ordre public, de sécurité, de maintien de l’ordre.
À partir de là, le débat est perdu :
La violence offre au pouvoir trois avantages décisifs :
elle justifie la répression,
elle divise les soutiens,
elle isole les plus déterminés.
À l’inverse, les luttes qui ont obtenu des résultats durables ont souvent en commun : la durée, la non-violence stratégique,
la clarté des revendications, et le soutien de la société civile.

Le Larzac en est un exemple :
Ce n’est pas la force qui a fait reculer l’État, mais l’impossibilité politique de réprimer un mouvement pacifique, enraciné et soutenu.
Cela ne signifie pas l’inaction.
La non-violence n’est pas la passivité.
C’est une stratégie :
Bloquer, occuper, désobéir, ralentir, dénoncer publiquement : tout cela peut être puissant sans basculer dans la violence excessive contre les FDO, il est souvent préférable de ruser, céder pour recommencer plus loin et plus souvent.
L’histoire montre aussi que les pouvoirs attendent souvent une chose : un débordement.
Un moment de colère qui permet de disqualifier tout le mouvement.
Garder le contrôle, ce n’est pas se soumettre.
C’est refuser de jouer un rôle écrit à l’avance.
Les luttes paysannes gagnent quand elles : parlent à toute la société, montrent ce qui est en jeu pour chacun, et construisent un rapport de force sur le temps long.
Dans le prochain post, nous verrons pourquoi la convergence avec les citoyens, les travailleurs et les consommateurs est décisive.
Parce que l’histoire le prouve :
La colère est un moteur, mais la stratégie fait la victoire.

Révoltes paysannes : pourquoi les paysans peuvent gagner.  Post 1 : introduction Quand un conflit éclate, il y a toujour...
28/12/2025

Révoltes paysannes : pourquoi les paysans peuvent gagner.

Post 1 : introduction

Quand un conflit éclate, il y a toujours l’urgence.
L’urgence d’être sur le terrain, de bloquer, de manifester, de répondre aux décisions qui tombent.
Cette action immédiate est nécessaire. Elle est légitime. Et surtout, elle est portée par celles et ceux qui n’ont pas le luxe du temps long.
Mais dans toute lutte, il existe un autre temps, tout aussi essentiel :
le temps de la réflexion.
Ce temps-là, il est souvent plus difficile à tenir quand on est plongé dans l’action quotidienne, la fatigue, la pression économique, la tension avec l’État ou la police.
C’est peut-être davantage le rôle des anciens, de celles et ceux qui ont un peu de recul, de mémoire, et parfois moins d’urgence vitale, de l’assumer.
Car aucune lutte ne commence à zéro.
Le monde paysan ne se révolte pas aujourd’hui par hasard.
Il s’inscrit dans une longue histoire de luttes, de résistances, d’échecs… mais aussi de victoires.
Ignorer ces luttes passées, c’est prendre le risque de refaire les mêmes erreurs.
Les connaître, au contraire, permet de comprendre :
ce qui a marché,
ce qui a échoué,
et surtout pourquoi.

Après le temps de l’action immédiate, il y a toujours un second temps, plus discret, mais redoutablement efficace :
le temps où le pouvoir cherche à diviser, à fatiguer, à discréditer, à opposer les uns aux autres.
Cela aussi, l’histoire nous l’a appris.
Face à cela, garder la raison, ne pas céder aux provocations, et se référer à l’expérience des luttes passées devient un acte politique en soi.
Cette série de publications n’a pas pour but de donner des leçons.
Elle vise simplement à partager une mémoire, des analyses, et des enseignements tirés de l’histoire sociale et paysanne, pour mieux comprendre le présent.
Dans les prochains posts, nous parlerons :
de l’histoire des luttes paysannes,
des rapports avec la police et l’État,
des raisons pour lesquelles certaines révoltes ont échoué,
de pourquoi la convergence des luttes est essentielle, et surtout des moyens concrets, citoyens et collectifs, qui peuvent permettre de gagner à moyen et long terme.

Si j’ai choisi ce titre —
« Pourquoi les paysans peuvent gagner » —
ce n’est ni par naïveté, ni par optimisme béat.
C’est parce que l’histoire montre une chose simple :
quand les luttes sont comprises, organisées, soutenues et inscrites dans le temps long,
elles peuvent faire reculer même les pouvoirs les plus solides.

25/12/2025
23/12/2025

"Le paysan qui cultive la terre est ami des dieux et maître de son destin ; son labeur nourrit les hommes et honore la cité." citation du poète Virgile 37 av JC (Livre I-II l'agriculture )

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