Pour la Mémoire de la Division Leclerc en Flandre - Côte d'Opale

Pour la Mémoire de la Division Leclerc en Flandre - Côte d'Opale Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Pour la Mémoire de la Division Leclerc en Flandre - Côte d'Opale, Organisation à but non lucratif, Rue des Récollets, Hondschoote.

Association à but non lucratif qui a pour but : Honorer la mémoire des hommes et femmes ayant servi dans la 2e DB et du Maréchal Philippe Leclerc De Hauteclocque et de transmettre "l'Esprit Leclerc" aux plus jeunes.

En attendant l'engagement de la 2e Division Blindée française, le secteur d'Utah Beach voit déferler les premières vague...
07/06/2026

En attendant l'engagement de la 2e Division Blindée française, le secteur d'Utah Beach voit déferler les premières vagues de troupes américaines. Parmi elles se trouve le capitaine Alfred Birra, âgé de 24 ans en 1944. Cet officier de carrière a fait le choix de quitter la cavalerie pour s'engager comme ingénieur dans le génie. Le 6 juin 1944, il débarque aux côtés du 8th Infantry Regiment. Plongé au cœur du chaos, il décrit les premiers instants de l'assaut comme une véritable vision de fin du monde.

​Voici son témoignage :

​« C'est le moment. L'aube se lève et nous commençons à apercevoir la plage au loin dans un nuage de fumée. Notre tour est venu. Les hommes se mettent debout, ajustent leur équipement et leur gilet de sauvetage, alors que des obus tombent de tous côtés et que plusieurs embarcations ont déjà été coulées. Nous chargeons nos armes, nous déverrouillons les sécurités ; la plage se déroule devant la proue de la péniche d'assaut. Le signal de la barre m'informe que nous allons aborder, la rampe est abaissée et nous sautons avec le sergent dans 1,50 m d'eau. Je me retourne : les hommes sont déjà dans l'eau et s'éparpillent pour échapper aux balles qui sifflent autour de nous et qui frappent l'eau pour la plupart. C'est une sensation de fin du monde. Il nous faut parcourir à peu près cinq cents yards dans l'eau, sans pouvoir courir étant donné la profondeur, sans pouvoir ramper, avec une seule possibilité : avancer debout... »

En Angleterre, la tension est à son comble alors que la population et les troupes restées à l'arrière écoutent avidement les premières nouvelles du Débarquement. Pendant ce temps, les hommes de la 2e Division Blindée continuent de s'entraîner rigoureusement en attendant leur tour. Parmi eux se trouve le soldat Marcel Wajemus, dont nous allons retracer le parcours à l'approche de la date clé du 6 août. Engagé au sein de la célèbre division du général Leclerc dès novembre 1943 au Maroc, il s'apprête lui aussi à entrer dans l'histoire.

📸 Phototgraphie prise sur la plage de Utah Beach le 6 juin 1944 par Franklin.

Le 6 juin 1944, l'opération Overlord marque le début de la libération de l'Europe continentale. Parmi les forces alliées...
06/06/2026

Le 6 juin 1944, l'opération Overlord marque le début de la libération de l'Europe continentale. Parmi les forces alliées engagées dans cette gigantesque opération aéronavale, 177 fusiliers marins français, intégrés au prestigieux N°4 Commando britannique sous les ordres du commandant Philippe Kieffer, s'apprêtent à écrire l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire militaire française contemporaine. Seule unité française en uniforme à débarquer sur les plages de Normandie, le Commando Kieffer a pour mission de s'emparer du secteur de Sword Beach, face à Ouistreham, une zone lourdement fortifiée par les troupes allemandes.

​Maurice Chauvet, l'un de ces 177 volontaires, livre ici un témoignage direct, brut et d'une rare intensité dramatique. Il y décrit les premières minutes du débarquement, le chaos des barges de débarquement subissant le feu ennemi, la perte de camarades et les premiers pas sur le sol normand au milieu du fracas des armes.

​Voici le récit de Maurice Chauvet :

​« ​La côte est bien visible maintenant. Nous avançons entourés de hautes colonnes d’eau soulevées par les impacts d’obus tirés de la terre. Plusieurs ricochets formant des lignes de pointillés dans la mer sont visibles très près de notre coque ; ce sont des tirs de mitrailleuse.
​Soudain, notre LCI vibre violemment et s’immobilise ; nous venons d’aborder la côte à toute vitesse. Face à nous, une étendue de sable d’environ cent mètres, plus loin des dunes au sommet recouvert d’herbages. Dans un vacarme étourdissant, j’entends à l’avant la chute des deux passerelles et les cris de Pinelli entraînant ses hommes… Il est 7 h 30. Pour nous, le Débarquement vient de commencer.

​Je me dirige à l’arrière pour détacher mon vélo, mais à peine ai-je fait quelques pas, frôlant des hommes agenouillés en une longue file, qu’un choc formidable me projette à terre : un obus vient de tomber sur l’avant du bateau. Retentissent les hurlements des blessés et des hommes tombés à l’eau, incapables de nager avec le lourd équipement qui les attire vers le fond. L’avant du bateau a été pulvérisé, plus moyen de descendre par là… Les commandos refluent. Comment évacuer notre embarcation ? Le niveau du pont se trouve à deux mètres cinquante des flots dont la profondeur nous est inconnue, les balles sifflent au-dessus de nos têtes… La barge 527 qui a amené la troop 8 est à couple de nous, à six mètres sur tribord, son pont déjà désert. Elle recule et nous accoste rudement de l’arrière. Des matelots sont en train d’abattre câbles et rambardes. Un premier commando hisse son sac et son arme, il passe sur le pont de la 527… Une dizaine d’hommes a déjà quitté le bord quand je me présente avec mon vélo. Le matelot refuse de s’en charger et me crie qu’il le posera « on the beach » quand tous auront débarqué. Il me tire par le bras et je me retrouve à quatre pattes sur le pont, écrasé par mon sac de quarante kilos. Il faut faire vite, le paquetage de celui qui me suit me pousse en avant.

​Remis sur mes pieds, je prends ma place dans la queue qui se forme. Les deux passerelles latérales ont été poussées, l’homme devant moi glisse et file comme sur un toboggan, je m’engage à mon tour… Je vois dans l’eau le dos et le sac d’un commando qui a trébuché. Il risque de se noyer, mais on ne peut rien faire. Au pied de la passerelle, un jeune marin blond revêtu d’un pull blanc à col roulé, dans l’eau jusqu’à la ceinture, assure la passerelle tout en poussant de grands cris pour activer la descente. Je suis frappé par son air joyeux, il semble à une fête. Mais je suis déjà dans l’eau, et bientôt sur le sable. Un ou deux corps, des objets divers, des boudins gonflables, un poste de radio, des armes, des casques jonchent le sol… Je parcours une vingtaine de mètres et tombe sur le commandant Kieffer, allongé par terre, le torse en appui sur les deux coudes. Bêtement, je me mets au garde-à-vous et lui demande si je peux l’aider. Avec violence, il me répond : « Non, passez, passez, évacuez ! Les brancardiers viennent me prendre ! »

​Je continue et arrive à l’épaulement de la dune. À cet endroit, la marée a formé un à-pic. La dune, haute de trois mètres, est couverte d’herbe et couronnée par un réseau assez dense de barbelés. Une partie de la troop 8 est arrêtée ici, les balles sifflent, mais nous sommes à l’abri. De nombreux corps jonchent le sable, sans doute des soldats du génie débarqués avant nous… »

Notre association rend hommage aux Français des commandos Kieffer, aux F.F.I, aux S.A.S Français, aux Marins et aux aviateurs Français qui ont participé au débarquement de Normandie.

N'oublions jamais !

Tandis que la 2e Division Blindée poursuit son entraînement intensif en Angleterre, les forces américaines, britanniques...
05/06/2026

Tandis que la 2e Division Blindée poursuit son entraînement intensif en Angleterre, les forces américaines, britanniques, canadiennes ainsi que les commandos français de Kieffer s'apprêtent à entrer en action pour libérer la France le 6 juin 1944.

De son côté, la 2e DB attend son heure en perfectionnant la maîtrise de ses pièces d'artillerie, de ses chars Sherman et de ses chasseurs de chars (Tank Destroyers). Son propre débarquement approche, programmé pour le 1er août 1944.

La bataille suprême de la France est sur le point de débuter.

Photographie : Images Défense.

Ce matin, les membres du bureau ont assisté à la cérémonie commémorative à la Plaine au Bois, à Esquelbecq. Cet événemen...
28/05/2026

Ce matin, les membres du bureau ont assisté à la cérémonie commémorative à la Plaine au Bois, à Esquelbecq.

Cet événement rendait hommage aux soldats britanniques ainsi qu'au seul soldat français massacrés par la division Leibstandarte Adolf Hi**er, sous les ordres de Wilhelm Mohnke, le 28 mai 1940.

Par notre présence, nous avons tenu à honorer la mémoire de ces combattants pris dans la débâcle de la guerre éclair.

N'oublions jamais. 🇲🇫🇬🇧

Comme beaucoup d'entre vous, notre association a constaté avec consternation que, dans la nuit du dimanche 24 au lundi 2...
25/05/2026

Comme beaucoup d'entre vous, notre association a constaté avec consternation que, dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 mai 2026, le char Valois a été vandalisé. Situé au carrefour de la Croix-Médavy, sur la commune de Le Bouillon (Orne) au cœur de la forêt d'Écouves, ce monument historique a été recouvert d'une peinture rose fluo et de symboles de paix.

​Nous sommes profondément indignés de voir un tel symbole de mémoire saccagé par des individus qui prétendent « vouloir la paix ». C'est oublier une vérité historique fondamentale : ce char a précisément combattu pour la liberté et la paix dont nous jouissons aujourd'hui.

​Les auteurs de ces dégradations feraient bien de se replonger dans l'histoire. Les blindés de la 2e DB ou de la 1ère Armée française ne sont pas exposés au bord de nos routes pour de simples raisons esthétiques. Ils sont là pour nous rappeler à quel point la paix a coûté cher.

​Derrière chaque char, derrière chaque véhicule blindé de la Seconde Guerre mondiale exposé dans nos régions, il y a eu de la sueur, des cris, de la peur, des larmes et du sang. Des hommes se sont sacrifiés pour que nous puissions vivre libres.

​En tant que citoyens, il est de notre devoir de :

• ​Se souvenir du passé pour éviter que l'histoire ne se répète.
•​ Respecter la mémoire de nos anciens afin que leur sacrifice ne soit jamais oublié.
•​ Préserver ces monuments et ces bornes qui jalonnent nos routes, car chacun d'eux raconte une histoire que nous avons le devoir de transmettre.

​Le respect de notre patrimoine mémoriel est l'affaire de tous.

🇫🇷 🇩🇪 L'INCROYABLE HISTOIRE DE LA "GUERRE DES CLOCHERS" EN ALSACE🪖 Novembre 1944. La plaine d'Alsace est plongée dans un...
22/05/2026

🇫🇷 🇩🇪 L'INCROYABLE HISTOIRE DE LA "GUERRE DES CLOCHERS" EN ALSACE

🪖 Novembre 1944. La plaine d'Alsace est plongée dans un hiver précoce, glacé et noyé de brouillard. La 2e Division Blindée du général Leclerc progresse à une vitesse f***e, brisant les lignes allemandes. Mais sur le terrain, c'est le chaos : les villages changent de mains trois fois par jour, et plus personne ne sait vraiment où se trouve la ligne de front.

⛪ Au cœur d'un petit village alsacien déserté par ses habitants partis se terrer dans les caves, l'église se dresse comme le seul point d'observation stratégique. Pour les artilleurs des deux camps, son clocher est une mine d'or : le premier qui s'y installe peut guider les tirs et détruire les blindés ennemis à des kilomètres à la ronde.

🤫 C’est ainsi qu'un petit détachement de fantassins du Régiment de Marche du Tchad (RMT), rattaché à la 2e DB, pénètre discrètement dans la nef de l'église. Fusils au poing, les soldats français entament la montée interminable de l'escalier en colimaçon, dans le noir complet et le grincement des vieilles marches en bois.

💥 À l'extérieur, le vacarme est assourdissant. Les obus pleuvent, les chenilles des Sherman font trembler le sol. Arrivés tout en haut, au niveau des cloches, les soldats français s'apprêtent à installer leur lunette d'observation. C’est alors que dans la pénombre, ils se figent. Ils ne sont pas seuls.

👀 À moins de deux mètres d'eux, deux observateurs d'artillerie de la Wehrmacht sont déjà là, postés derrière les abat-sons. À cause du bruit d'enfer des bombardements extérieurs, les Allemands n'ont pas entendu les Français monter. Le choc est total. Les regards se croisent, les doigts se crispent sur les détentes des mitraillettes. Le temps s'arrête.

🥖 Mais la guerre réserve parfois des moments d'une humanité désarmante. Au lieu de s'entretuer à bout portant dans cet espace minuscule, les hommes, épuisés, gelés et conscients que le conflit touche à sa fin, baissent lentement leurs armes. Un sous-officier français sort alors une miche de pain de sa musette, tandis qu'un des Allemands sort une fiole de schnaps de sa vareuse.

🤝 En haut de ce clocher suspendu entre le ciel et l'enfer, les ennemis partagent un morceau de pain et une gorgée d'alcool. Ils décident, d'un commun accord tacite, d'attendre la fin des combats de rue pour voir quelle armée occupera définitivement le village au coucher du soleil.

🏳️ Quelques heures plus t**d, les bruits de moteurs américains et les cris en français confirment que la 2e DB a sécurisé la zone. Sans un éclat de voix, les deux soldats allemands tendent leurs armes aux hommes du RMT et se constituent officiellement prisonniers, saluant le courage de leurs logeurs d'un jour. Une parenthèse de fraternité au milieu du chaos.

📚 Les archives consultées pour ce récit :

• Les Journaux des Marches et Opérations (JMO) du Régiment de Marche du Tchad (RMT).
• Les carnets de route et témoignages d'anciens de la 2e DB (Témoignage Caravane).
• Archives Départementales du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.

📸 Illustration servant à raconter l'événement.

📱 Quand le Pays Cajun volait au secours de la 2e DB : l’épopée oubliée des artilleurs acadiens.🇺🇸 Au début du mois d’aoû...
18/05/2026

📱 Quand le Pays Cajun volait au secours de la 2e DB : l’épopée oubliée des artilleurs acadiens.

🇺🇸 Au début du mois d’août 1944, alors que la Normandie s’embrase, les hommes du 250th Field Artillery Battalion de l'US Army débarquent sur le sol français. Équipée de redoutables canons de 155 mm, cette unité d'élite reçoit une mission hautement stratégique : être rattachée à la 3e Armée de Patton pour assurer l'appui feu lourd de la célèbre 2e Division Blindée du général Leclerc. Mais au-delà du défi militaire, un obstacle de taille inquiète l'état-major américain : la barrière de la langue dans l'urgence des combats.

🗣️ C'est au milieu des ruines et de la poussière des routes de la Sarthe que la magie opère. Lors des premières liaisons tactiques, les soldats français du Régiment de Marche du Tchad entendent soudain des voix familières s'élever sous les casques d'acier américains. Contre toute attente, des dizaines de recrues de ce bataillon américain s'expriment dans un français parfait, teinté d'un chaleureux accent d'outre-Atlantique. Il s'agit des "Cajuns", ces jeunes soldats originaires de la Louisiane francophone, descendants directs des Acadiens.

⚔️ Du jour au lendemain, ces artilleurs louisianais deviennent la clé de voûte de l'avancée française. Au-delà de leur rôle de canonniers, ils se muent en agents de liaison indispensables, traduisant les ordres à la vitesse de l'éclair et transmettant les coordonnées de tir par radio en français pour dérouter les écoutes allemandes. De la fermeture de la poche de Falaise jusqu'aux combats acharnés sous la neige des Vosges, le binôme franco-américain fait preuve d’une efficacité redoutable, brisant les lignes de la Wehrmacht à chaque occasion.

🎖️ Cette complicité unique et ce dévouement au combat ne laisseront pas le général Leclerc indifférent. À la fin de la campagne, pour honorer ces "cousins d'Amérique" qui ont versé leur sang pour la libération de la France, le chef de la 2e DB pose un acte historique : il cite le 250th Field Artillery Battalion à l’ordre de la Division. Vingt artilleurs américains reçoivent la Croix de guerre à titre individuel, et le Pentagone autorise exceptionnellement l'ensemble du bataillon américain à porter la fourragère française.

🕊️ Quatre-vingt-deux ans plus t**d, les archives militaires américaines (NARA) gardent précieusement la trace de cette fraternité d'armes exceptionnelle. L'histoire de ces soldats louisianais, qui ont traversé l'Atlantique pour libérer la terre de leurs ancêtres au rythme des chenilles des chars Sherman, demeure l'un des plus beaux symboles de l'amitié franco-américaine. Un héritage de courage et de culture partagée à ne jamais oublier.

📸 Photographie d'un régiment d'artillerie américain en action. (Image d'illustration)

🌐 Sources : NARA, RG 407 ; Service Historique de la Défense (SHD France).

🎖️ L'audace au mépris des règles : La 2e DB vue par l'ennemi​L’histoire de la 2e DB, menée par le général Leclerc, est c...
14/05/2026

🎖️ L'audace au mépris des règles : La 2e DB vue par l'ennemi

​L’histoire de la 2e DB, menée par le général Leclerc, est celle d'une rupture totale avec la doctrine classique. Dans les archives de la Wehrmacht, Leclerc n'est pas seulement un adversaire, c'est une anomalie tactique qui a dérouté les plus grands stratèges allemands.

​🏔️ "Leclerc ne respecte aucune loi de la guerre moderne"

​C’est le constat désespéré du haut-commandement allemand lors de la chute des Vosges. Alors que la Wehrmacht jugeait les montagnes infranchissables en hiver pour des blindés, Leclerc lance ses colonnes sur des sentiers de débardage escarpés. Le General der Infanterie Friedrich Wiese, de la 19e Armée, notera dans ses rapports :

​« L'ennemi n'a pas cherché à réduire nos points d'appui. Il les a ignorés... C'est une méthode de combat sauvage, presque nomade, qui ne correspond à aucune instruction tactique connue. »

​🚩 Le drapeau de la Cathédrale de Strasbourg
​Le 23 novembre 1944, Leclerc remplit le serment de Koufra. Mais la rapidité de l'attaque est telle que les soldats n'ont pas de drapeau réglementaire. Une habitante, Émilienne Lawrence, en fabrique un d'urgence avec un morceau de son tablier bleu, un drap blanc, et le rouge d'un drapeau n**i capturé. Ce patchwork devient le symbole de la libération, hissé alors que les combats font rage.

​🎥 "Tissu est dans l'iode" : La surprise totale
​Pour annoncer l'entrée dans Strasbourg, le code "Tissu est dans l'iode" est lancé à la radio. L'effet de surprise est dévastateur. Le Général Vaterrodt, commandant de la place de Strasbourg, témoignera après sa capture :

​« Quand on m'a dit que des chars français étaient sur la place Kléber, j'ai cru à une erreur de transmission. Leclerc ne combat pas avec son cerveau, il combat avec ses nerfs. Il prend des risques qu'un officier de carrière allemand jugerait suicidaires. »

​⚔️ Les "S.S. de De Gaulle" et l'agressivité au combat

​Dans la Sarthe et en Normandie, la ténacité des hommes de Leclerc (incluant les républicains espagnols de la Nueve) frappe les esprits. Un officier de la 11. Panzer-Division rapporte :

​« Contrairement aux Américains, qui saturent chaque zone par l'artillerie, les Français chargent comme des cavaliers du siècle dernier. Ils utilisent leurs Shermans comme des épées. »

Cette agressivité est telle que les Allemands les surnomment avec crainte les "S.S. de De Gaulle", ne comprenant pas comment une unité régulière peut faire preuve d'un tel "fanatisme" au combat.

​🍷 La "Bonbonnière d'Hi**er" à Berchtesgaden
​En mai 1945, la 2e DB termine sa course au Nid d'Aigle d'Hi**er. Le capitaine Musnier s'empare d'une bonbonnière en cristal dans le Berghof en flammes. Pendant que les officiers allemands observent la fin de leur monde, les soldats français fêtent la victoire en vidant les caves de Göring. Le Maréchal von Rundstedt dira plus t**d avec amertume :

​« Si j'avais eu une division avec l'esprit de la division Leclerc pour défendre la Normandie, les Alliés seraient restés sur les plages. »

Ces témoignages soulignent que la force de la 2e DB résidait dans son imprévisibilité. Pour un officier allemand formé à la rigueur de la Blitzkrieg théorique, le style "nomade" de Leclerc était illogique, et c’est précisément cette rupture des règles qui lui a permis de briser les lignes de défense les plus solides.

🌐 Sources : Le service Historique de la Défense (SHD - Vincennes) ; Mémoire des Hommes ; Bundesarchiv - Militärchiv.

✨ Le 30 avril 1945, l'ambiance au sein de la 2e DB est à l'euphorie. Les hommes de Leclerc foncent vers Munich et Bercht...
11/05/2026

✨ Le 30 avril 1945, l'ambiance au sein de la 2e DB est à l'euphorie. Les hommes de Leclerc foncent vers Munich et Berchtesgaden. Mais alors que les blindés bifurquent vers le secteur de Dachau, l'atmosphère change brusquement. Ce n'est pas le feu de l'ennemi qui les arrête, mais une odeur. Une odeur sucrée, atroce, qui colle à la gorge.

​🚂 Avant même d'entendre un cri, les soldats tombent sur une voie ferrée. Le long des rails, une cinquantaine de wagons découverts. À l'intérieur, des cadavres par milliers, emmêlés, que les SS n'ont pas eu le temps de brûler.

​💬 Témoignage d'un conducteur de char du 12e Cuirs :
« On a l'habitude de la mort au combat, mais là, ce n'était pas la guerre. C'était un charnier à ciel ouvert. On restait muets dans nos chars, incapables de comprendre comment des êtres humains avaient pu faire ça. Certains gars ont vomi par-dessus la tourelle. On a compris que tout ce qu'on nous avait dit sur les camps était en dessous de la vérité. »

​🏚️ Quand les Français pénètrent dans l'enceinte, les Américains ont déjà neutralisé les derniers gardes SS. Les survivants, des "spectres vivants" vêtus de pyjamas rayés, sortent lentement des blocks.

​🇫🇷 Le récit du Capitaine de Hauteclocque (RMT) :
« C’est une vision qu’on n’oublie jamais. Ces hommes n’avaient plus de visages, seulement des yeux immenses. Quand ils ont vu la petite carte de France et la croix de Lorraine sur nos manches, un immense murmure s'est levé : "Les Français ! Les Français sont là !". Ils essayaient de crier, mais leur voix s'éteignait dans leur gorge de papier. »

​🤝 Un moment bouleversant survient lorsque les soldats de Leclerc découvrent que parmi les détenus se trouvent des camarades de combat, des résistants déportés des mois ou des années plus tôt.

​💔 Témoignage d'un sous-officier français :
« Un homme s'est approché de moi, il tremblait. Il m'a demandé en français si Paris était libre. Quand je lui ai dit que nous y étions entrés en août dernier, il s'est effondré en larmes. On voulait leur donner tout notre chocolat, nos boîtes de singe (corned-beef), mais les médecins hurlaient de ne rien leur donner. Leurs estomacs étaient trop fragiles. C'était une torture de leur refuser à manger alors qu'on était là pour les sauver. »

​🔍 Les soldats visitent les crématoires et les chambres à gaz (bien que ces dernières n'aient pas été utilisées de manière massive à Dachau, elles étaient prêtes). La précision bureaucratique des n**is glace le sang des libérateurs.

​✉️ Un soldat de la 2e DB écrit à sa famille le soir même :
« Maman, j'ai vu l'enfer aujourd'hui. On a trouvé des monceaux de chaussures d'enfants, des lunettes, des dents en or... Les Boches notaient tout sur des registres. C'est ça le plus terrible : cette horreur était organisée comme une administration. On ne se bat plus pour la France seulement, on se bat pour que ce monde-là disparaisse à jamais. »

​🌍 Pour les hommes de Leclerc, Dachau a été le moment où la guerre a changé de sens. Ils ne cherchaient plus seulement la gloire militaire ou la capture du "Nid d'Aigle", mais ils réalisaient l'ampleur du mal qu'ils venaient d'abattre.

​🕯️ Plusieurs soldats de la 2e DB resteront quelques jours sur place pour aider les services médicaux alliés avant de reprendre la route vers les Alpes bavaroises, emportant avec eux ces images qui hanteront leurs nuits jusqu'à la fin de leur vie.

🌐 Sources : Série documentaire "J'ai vu la guerre" ; Carnets de route de la 2e DB ; Musée de la Libération de Paris - Musée du général Leclerc ; L'Épopée de la 2e DB ; La 2e DB - Unité de la France combattante ; Leclerc (livre écrit par le général Jean Compagnon).

📸 Photographies : US National Archives.

🇫🇷 Le 8 mai 1945, nos aïeux célébraient la capitulation sans condition de l’Allemagne n**ie, mettant ainsi fin à la guer...
08/05/2026

🇫🇷 Le 8 mai 1945, nos aïeux célébraient la capitulation sans condition de l’Allemagne n**ie, mettant ainsi fin à la guerre en Europe.

🕊️ Afin d’honorer la mémoire de toutes celles et ceux qui ont vécu les épreuves de la Seconde Guerre mondiale, nous nous sommes réunis aux côtés de la municipalité de Hondschoote et de l’UNC pour procéder à un dépôt de g***e.

🎖️ Cette g***e, première déposée par notre association, représente pour nous une immense fierté. Par ce geste, nous souhaitons rendre hommage à tous ceux qui ne sont plus là aujourd’hui pour témoigner de cette période sombre de notre histoire.

📜 Le 8 mai 1945, le général Philippe Leclerc de Hauteclocque déclarait à ses hommes :
« Officiers, sous-officiers et soldats de la 2e Division Blindée, l’ennemi a capitulé ! Du Tchad à Berchtesgaden, partout vous l’avez battu. Au nom de la France, je vous en remercie et je vous demande de montrer au service du pays la même énergie demain dans la paix qu’hier dans la guerre. Vive le général de Gaulle ! Vive la France ! »

🔥 En ce 8 mai, l’âme des hommes de Leclerc, ainsi que celle du général Philippe Leclerc de Hauteclocque, nous accompagnait. Faisons en sorte que leur flamme et leur esprit ne s’éteignent jamais.

🙏 N’oublions jamais.

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Rue Des Récollets
Hondschoote
59122

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