Alors On Aide - Hardelot

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✨ Alors On Aide - Hardelot ✨
Collectif d’habitant·e·s de Neufchâtel-Hardelot uni·e·s pour venir en aide aux exilé·e·s.
🤝 Actions solidaires, collectes, soutien humain.
🌍 Parce que personne ne devrait être laissé de côté.

02/11/2026
02/11/2026
01/11/2026
27/10/2026

À Wissant, le collectif « Alors on aide » organise samedi 31 octobre une réunion publique sur les accords du Touquet, avec Elsa Faucillon, rapporteure de la commission d’enquête parlementaire.

23/10/2026

➡️ https://l.lavoixdunord.fr/6nPj
Parmi les produits dont le collectif a le plus besoin on retrouve des poissons en conserve, comme du thon, des bouteilles d’eau, mais aussi des couches pour les enfants ou du lait pour les bébés, les familles étant de plus en plus nombreuses lors des départs

❤️ COLLECTE SOLIDAIRE À HARDELOT – ALORS ON AIDE ❤️Ce week-end, mobilisons-nous ensemble pour soutenir le collectif Alor...
22/10/2026

❤️ COLLECTE SOLIDAIRE À HARDELOT – ALORS ON AIDE ❤️

Ce week-end, mobilisons-nous ensemble pour soutenir le collectif Alors on Aide – Hardelot, qui vient en aide aux personnes exilées. 🤝

📍 Rendez-vous samedi et dimanche matin au Carrefour City d’Hardelot !

Nous organisons une collecte alimentaire 💜

🙏 Nous comptons sur votre générosité ! Chaque don, même petit, peut faire une réelle différence. Ensemble, apportons un peu de chaleur et de solidarité à celles et ceux qui en ont besoin.

📩 Pour toute question : [email protected]

On compte sur vous ! Partagez cette publication autour de vous pour faire connaître la collecte. ❤️

🌿 Solidarité et respect de l’environnement au Pré CatlanLes bénévoles d’AOA se sont mobilisés pour nettoyer une partie d...
12/10/2026

🌿 Solidarité et respect de l’environnement au Pré Catlan

Les bénévoles d’AOA se sont mobilisés pour nettoyer une partie du site du Pré Catlan, où s’accumulent des déchets liés aux conditions de passage des personnes exilées.

Au-delà du nettoyage, nous menons également un travail de prévention et de sensibilisation auprès des personnes exilées, en mettant notamment à leur disposition des sacs-poubelles afin de faciliter la collecte et la gestion des déchets.

Notre engagement repose sur une conviction simple : la solidarité et le respect de l’environnement vont de pair. 💚

Un grand merci à nos bénévoles pour leur temps, leur énergie et leur mobilisation sur le terrain. Chaque geste compte pour préserver le site et améliorer les conditions de vie de toutes et tous. 🤝

07/10/2026

***ALERTE SAR***

Les interventions se suivent, se ressemblent parfois… mais elles ne se terminent malheureusement pas toutes de la même manière.

Entre dimanche matin et lundi après-midi, nous aurons passé plus de 15 heures en mer, engagés sur trois interventions particulièrement intenses, au cours desquelles de nombreuses vies auront pu être sauvées.

Mais celle de dimanche soir restera, pour nous, l’une des plus dramatiques.

Il est un peu plus de 22 heures lorsque le CROSS Gris-Nez nous engage pour la deuxième fois de la journée.

Une embarcation vient d’être mise à l’eau, dans l’obscurité totale, avec près d’une centaine de personnes à son bord. Plusieurs autres personnes sont encore à l’eau, au niveau du Parc à Moules de Berck. Elles viennent d’être repérées par les genda***s.

Nous appareillons en un temps record, malgré la marée basse.
Nous décidons de partir à cinq au lieu de quatre habituellement, avec trois nageurs de bord.

Très rapidement, nous arrivons sur zone. Par chance, les personnes qui n’avaient pas réussi à monter dans l’embarcation ont pu sortir d’elles-mêmes de l’eau. Une première inquiétude est donc levée.

Mais il faut maintenant retrouver le bateau en pleine nuit noire.

Pendant près de vingt minutes, nous le recherchons avec l’aide des patrouilles à terre, de nos moyens de vision thermique et nocturne, et de notre radar.

Puis, enfin, nous parvenons à détecter sa position. L’embarcation se trouve à plus de trois kilomètres de la côte.

Lorsque nous arrivons à son contact, nous découvrons un bateau surchargé, avec près d’une centaine de personnes à bord. Beaucoup de femmes et d’enfants.

Une forte odeur d’essence nous alerte immédiatement.
Pourtant, à cet instant, l’ambiance semble encore relativement calme.

Puis, en quelques minutes, plusieurs personnes commencent à nous appeler.

Et le drame commence.

En moins de dix minutes, nous allons extraire de cette masse humaine compacte, à chaque fois au prix d’efforts physiques considérables, d’abord des mains… puis des corps.

Deux jeunes filles.

Puis deux hommes.

Une jeune fille est hurlante. Elle souffre de brûlures provoquées par le mélange d’eau salée et d’essence présent au fond de l’embarcation.

Une jeune femme est inconsciente. Nous parvenons à la ramener avec nous.

Mais lorsqu’elle reprend connaissance, elle est en état de panique absolue.

Sa petite fille de dix ans a disparu au moment de l’embarquement.

Puis viennent les deux hommes.

Lorsque nous parvenons à les extraire, ils sont déjà en arrêt cardio-respiratoire. À cinq, nous entamons alors un combat contre la montre.

Un marathon.
Un combat inégal face à la vie et à la mort.

Nous serons rapidement épaulés par un autre infirmier, transféré depuis le bateau de la Guardia Civil espagnole venu nous prêter assistance.

Pendant 45 minutes, nous ne cesserons pas de masser ces deux hommes.

Jusqu’à leur prise en charge par les équipes médicales du SMUR et Les Sapeurs-Pompiers du Pas de Calais qui nous attendent à terre.

Malheureusement, malgré tous les efforts engagés, ces deux hommes ne pourront pas être sauvés.

La jeune fille brûlée sera héliportée en urgence vers un centre spécialisé dans la prise en charge des grands brûlés.

La jeune maman, malgré plusieurs pertes de connaissance, reprend progressivement ses esprits dans l’ambulance des sapeurs-pompiers.

Dans les dunes, les policiers poursuivent les recherches.
Et juste avant son transfert à l’hôpital, ils lui ramènent finalement sa petite fille.

Elle aussi devra être hospitalisée pour traiter des brûlures.

Cette nuit-là, nous avons fait ce pour quoi nous sommes engagés.

Nous avons porté secours.
Nous avons tout donné.
Nous avons tenté de sauver chaque vie qui pouvait encore l’être.
Mais cette nuit-là, malgré tous nos efforts, nos formations, nos entrainements nous avons perdu deux combats.

Nos pensées vont aujourd’hui vers ces deux hommes.
Nous ne connaissons même pas leurs prénoms.

Mais nous n’oublierons pas leurs visages, ni ces 45 minutes durant lesquelles nous avons tout tenté pour les ramener à la vie.

Il est près de 3 heures du matin lorsque nous pouvons enfin fermer la station.
Le sommeil sera difficile à trouver.

Pourtant, à 7 h 30, quelques heures seulement après notre retour, les équipiers sont déjà là.

Il faut réarmer le bateau.
Le nettoyer.
Procéder à la désinfection sanitaire.
Faire les pleins.
Remettre en place un sac de secours complet.
Remplacer l’oxygène.

Tout préparer pour pouvoir repartir immédiatement si une nouvelle alerte survient. Et elle surviendra deux heures plus t**d, nous repartons en mer pour une nouvelle mission humaine qui durera plus de six heures.

C’est aussi cela, être Sauveteurs en Mer - SNSM
Être là quand tout bascule.

Donner tout ce que l’on peut donner.
Sauver ceux que l’on peut sauver.
Et parfois, malgré tout, devoir accepter que certains combats soient perdus.
Nous continuerons pourtant à répondre présents.
Parce que c’est notre engagement.
Parce que c’est notre devoir.
Et parce que derrière chaque alerte, chaque embarcation et chaque visage, il y a avant tout une vie.

Comme toujours, tout propos déplacé, injurieux ou à caractère politique sera systématiquement supprimé.

France 3 Nord Pas-de-Calais
La Voix du Nord Étaples Berck Le Touquet
Radio 6
Les Echos du Touquet - Journal de Montreuil - Le Réveil de Berck

01/10/2026
28/09/2026

Manche : un enfant de 10 ans et deux femmes meurent dans un canot surchargé, et les responsables regardent ailleurs

Ils voulaient seulement rejoindre l'autre rive. Ce lundi 28 septembre 2026, un enfant d'une dizaine d'années et deux femmes d'une trentaine d'années ont perdu la vie au large de Wissant, dans le Pas-de-Calais, à bord d'un canot pneumatique où s'entassaient 105 êtres humains. Quand une frontière tue chaque année, ce n'est plus un accident : c'est un choix politique.

Le drame s'est joué à l'aube. Le canot a quitté Sangatte à 5 heures du matin. Un appel de détresse a ensuite été lancé, alors que l'embarcation, surchargée, tentait de rallier le Royaume-Uni. La préfecture du Pas-de-Calais parle, dans un communiqué, d'un « naufrage impliquant un taxi-boat ». Pourtant, d'après la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, le canot n'a pas coulé : tous les occupants ont demandé l'intervention des secours et ont été pris en charge vers 10 h 30. Lors de la conférence de presse tenue à Calais à 11 h 30, le préfet François-Xavier Lauch a expliqué qu'il n'y avait a priori pas eu de noyade, mais vraisemblablement un écrasement à bord, « tout aussi terrible » selon ses mots. D'après les premiers éléments de l'enquête, les décès auraient été provoqués par un piétinement. Ces trois personnes auraient donc été écrasées dans la cohue, sur un bateau où personne n'aurait jamais dû être entassé de la sorte. Leurs corps ont été retrouvés à l'intérieur de l'embarcation. La préfecture précise que les circonstances exactes devront être établies par l'enquête judiciaire, ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer.

Le navire de sauvetage Minck est arrivé au port de Calais en milieu de matinée avec les personnes récupérées en mer, soit 102 rescapés. Sur le quai, un correspondant de l'AFP a vu certains passagers débarquer sur une civière ou dans un fauteuil roulant, enveloppés dans des couvertures de survie. Selon ICI Nord, des bébés figuraient parmi les rescapés. Neuf personnes ont nécessité une prise en charge en urgence relative. Un dispositif médical avait été installé sur le port, avec les pompiers, la Protection civile, le Samu et les forces de l'ordre, tandis que des ambulances repartaient avec les victimes. Sur la plage de Sangatte, pompiers et Police aux frontières menaient des opérations de reconnaissance et de surveillance.

L'embarcation utilisait la méthode dite du « taxi-boat » : le canot longe la côte et vient chercher ses passagers directement dans l'eau, ce qui permet d'éviter les contrôles sur les plages mais rend l'embarquement particulièrement dangereux. À nos yeux, ce mode opératoire est la conséquence directe d'années de répression sur le littoral : à force de traquer les départs sur le sable, on pousse les exilés à monter dans l'urgence, dans l'eau, dans la bousculade. Le préfet a condamné avec la plus grande fermeté l'action des réseaux de passeurs, qui exposent des personnes vulnérables, dont des enfants, à des risques mortels, et il a affirmé que les responsabilités se trouvaient de leur côté. Les passeurs sont des criminels qui prospèrent sur la détresse, personne ne le conteste. Mais ils prospèrent précisément parce qu'aucune voie légale et sûre n'existe pour ceux qui fuient la guerre, la misère ou les persécutions. Tant que la porte est verrouillée, le marché de la traversée restera florissant, et désigner les seuls passeurs permet surtout de ne pas regarder les politiques qui les rendent indispensables.

Ce drame n'est pas isolé. Trois corps avaient déjà été retrouvés la semaine dernière dans le Pas-de-Calais après des départs de ce type. France 3 Hauts-de-France a ainsi rapporté la découverte, le 23 septembre, du corps sans vie d'un homme sur la plage de Neufchâtel-Hardelot, malgré une tentative de réanimation, puis, le 24 septembre, celle d'un homme d'une trentaine d'années dans le secteur d'Étaples et Sainte-Cécile, après une tentative de traversée, un autre étant hospitalisé. Avec les trois morts de ce lundi, 22 personnes ont perdu la vie depuis le début de l'année en tentant de traverser la Manche, selon le décompte de l'AFP établi à partir des données officielles. On peut aussi se souvenir du 24 novembre 2021, quand 27 personnes avaient péri dans un naufrage en Manche et mer du Nord. Une réponse du gouvernement à une question écrite, publiée sur le site de l'Assemblée nationale, qualifie ce drame de terrible, tout en reconnaissant que l'inspection interne menée au CROSS Gris-Nez n'a débouché sur aucune sanction administrative. Le nombre de migrants ayant réussi à traverser la Manche en 2026 avait diminué de plus de 40 % fin septembre par rapport à la même période en 2025, selon les données du ministère britannique de l'Intérieur. Moins de traversées, donc, mais toujours des morts. Cela devrait suffire à démontrer que la politique du tout-sécuritaire ne protège personne.

Le même jour, un autre spectacle affligeant s'est déroulé à Gravelines, au nord de Calais. Des journalistes de Reuters présents sur place ont vu la police tirer des gaz lacrymogènes pour disperser un important groupe de migrants, après avoir lacéré leur canot pneumatique avant qu'il ne puisse être mis à la mer. Lacérer des canots, gazer des exilés : voilà la réponse de l'État. Ce n'est pas nouveau : la Défenseure des droits a elle-même dénoncé, dans une décision rendue publique à la mi-décembre 2025, un usage des a***s dites de force intermédiaire contre des migrants tentant de traverser la Manche, parfois dans des conditions de visibilité réduite et de manière disproportionnée, rappelant que ces a***s peuvent occasionner de graves lésions, notamment chez les personnes les plus vulnérables. Une institution de la République a donc alerté. Le gaz continue pourtant de flotter sur les plages.

La Manche est aussi le théâtre d'autres dérives. Le 23 septembre, la police du Hampshire, en Angleterre, a arrêté le militant britannique d'extrême droite Daniel Thomas, ensuite inculpé de dégradation criminelle. La veille, il avait été filmé en train de lacérer au couteau un canot pneumatique, quelques minutes après le sauvetage de ses occupants, alors qu'un secouriste se trouvait encore à bord, selon l'association Utopia 56 et l'AFP.

Et le jour même du drame, le pape Léon XIV prenait la parole à Metz, au Centre des congrès Robert-Schuman, pour le dernier jour de sa visite apostolique en France, en présence notamment d'Emmanuel Macron. Le souverain pontife y a exhorté les Européens à accueillir les migrants fuyant la guerre, les persécutions et les épreuves comme s'ils faisaient partie de leur propre famille. Il a rappelé que la dignité humaine exige des voies légales et sûres, du secours et de l'assistance, une réelle coopération contre les trafiquants, une protection effective des victimes et de véritables processus d'accueil et d'intégration. Que l'on partage ou non ses convictions, le contraste est saisissant : quelques heures après des gaz lacrymogènes sur une plage du Nord, un discours sur l'accueil était prononcé devant le président de la République.

Alors oui, il est temps de dire les choses sans détour. Un enfant d'une dizaine d'années est mort dans un bateau surchargé parce que rien, ni en France ni en Europe, ne lui offrait un chemin sûr. Deux femmes sont mortes avec lui. Ils ne sont pas des chiffres dans le décompte d'une agence de presse. Ils sont la preuve vivante qu'une politique migratoire fondée sur la peur, les barbelés et les gaz lacrymogènes échoue, et qu'elle échoue en tuant. Ouvrir des voies légales, sécuriser le sauvetage, poursuivre sans relâche les réseaux criminels sans jamais punir leurs victimes : ce n'est pas de la naïveté, c'est la seule attitude digne et efficace. Tout le reste est un cimetière qui s'agrandit.

Sources : Libération, AFP, Reuters, franceinfo, France 3 Hauts-de-France, BFM Grand Littoral

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