CGT Union locale de Haguenau

16/06/2026
10/06/2026
La liquidation de l’entreprise a été actée le 1er  juin, avec 50 licenciements à la clé. , « c’est encore un exemple de ...
10/06/2026

La liquidation de l’entreprise a été actée le 1er juin, avec 50 licenciements à la clé. , « c’est encore un exemple de la casse industrielle dans le Bas-Rhin. Nos pouvoirs publics promettent la réindustrialisation, mais la filière papetière est en crise », dénonce Laurent Feisthauer, secrétaire général de la CGT 67, venu en soutien

Ce mardi 9 juin, une semaine après l’annonce de la liquidation judiciaire de la papeterie Cenpa, à Schweighouse-sur-Moder, salariés et ...

"L’Alsace", journal d’information ou d’opinion ?"Bonjour M Bodin, nous nous permettons de vous retourner votre édito par...
08/06/2026

"L’Alsace", journal d’information ou d’opinion ?
"Bonjour M Bodin,
nous nous permettons de vous retourner votre édito paru le 06/06/2026 dans L’Alsace en prenant les mêmes partis pris que vous.
De qui l’Alsace, jadis journal régional, est-elle aujourd’hui le porte-voix ? Du crédit Mutuel et des grandes banques qui en sont propriétaires, des milliardaires qui achètent des organes de presse moribonds pour exercer une influence directe sur l’opinion ou de la droite de plus en plus en connivence avec l’extrême droite depuis qu’elle est en mesure d’accéder au pouvoir et qu’il faut flatter ? Comme vous le faites pour la CGT ce genre de question peut vous être retournée et mérite d’être posée.
Vous dites que la CGT « revendique 600 000 adhérents supposément en hausse » et nous saluons les précautions oratoires prises pour semer le doute chez vos lecteurs. Oui il y a plus de 600 000 adhérents et les cotisations versées permettent de les documenter, oui depuis la lutte contre la réforme des retraites ce nombre augmente et là aussi les cotisations et les adhésions en ligne sont là pour le prouver. Contrairement aux partis, nous sommes transparents sur nos adhérents et si le chiffre était effectivement en baisse jusqu’à peu, le nombre des cgétistes repart à la hausse. Nous ne vous ferons pas l’affront de demander la comparaison avec le nombre de vos lecteurs et nous ne laisserons pas, au détour d’une phrase planer de doute sur votre rôle et votre poids dans la presse régionale, comme vous le faites si bien pour nous.
Sommes-nous plus forts et plus audibles qu’il y a trois ans ? Vous répondez par : « assurément pas » à cette légitime question. Si on prend les chiffres de la représentativité des organisations syndicales dans les entreprises nous n’avons effectivement que peu ou pas progressé et nous le reconnaissons car nous avons parfaitement conscience que par les temps qui courent nos grosses bases industrielles comme l’automobile et la métallurgie, où nous avions d’importantes sections, sont dans la tourmente. Elles ferment comme Novares, Dumarey, licencient comme Clestra ou DBR Thermea ou sont en difficulté comme Cenpa SAS. Par ailleurs il n’aura pas échappé à votre sagacité de journaliste que la répression syndicale devient très féroce et qu’il y a plus de 1000 syndicalistes CGT menacés ou licenciés ces deux dernières années à l’échelle nationale. Monter une liste CGT, être cadre CGT dans une entreprise est un sport de combat de tous les instants et si nous arrivons à distribuer quelques coups au patronat nous en prenons aussi beaucoup. Même notre secrétaire générale fait face à deux mises en examen pour diffamation dans des procédures bâillon. C’est quand même aussi là que le bât blesse quand on fait une enquête à charge et à décharge.
Oui Sophie Binet a restauré l’unité de la CGT, oui nous rêvons collectivement d’une gauche unie à l’élection présidentielle à l’instar du NFP que nous avions soutenu en 2024 et oui la CGT veut peser dans le débat politique car depuis sa création, il y a 131 ans maintenant, la CGT a toujours été un syndicat de la double besogne qui consiste d’une part à défendre les droits et intérêts des salariés sur leur lieu de travail face à leur employeur, mais aussi d’autre part à être un syndicat de transformation sociale qui veut un monde plus juste et plus égalitaire en pesant sur le domaine politique. Cette posture politique est d’autant plus nécessaire que c’est bien sur le plan politique que s’échafaudent les mauvais coups contre notre modèle social, contre le code du travail, contre la représentation et les droits des syndicats. Vouloir cantonner notre action dans les entreprises et les services équivaudrait à simplement être les scribes qui inscrivent et transcrivent les règles dans nos conventions et qui s’y opposent de temps en temps par des manifestations sans se donner les moyens d’agir sur le plan où ces décisions sont prises. Cela équivaudrait à vouloir écoper l’eau d’une salle de bain inondée sans envisager de fermer le robinet ! Nos slogans sont acteur/ décideur et pas nés pour subir donc nous nous permettons et assumons sans restriction d’intervenir à la source de nos maux en intervenant et en pesant sur le débat politique !
Nous n’avons aucune vocation à être apolitique, lorsque Sophie Binet et derrière elle toute la CGT appelle à lutter contre l’extrême droite nous ne confondons pas syndicalisme et politique nous sommes clairement dans notre rôle en dénonçant l’imposture sociale du RN qui à l’Assemblée nationale comme au Parlement européen vote en faveur de toutes les mesures de régressions sociales qui mettent à mal les conditions de vie et de travail des salariés et des agents de la fonction publique. Quand on voit ce qui se passe à Carcassonne, à Liévin pour l’hommage aux mineurs du 1 er mai ou à Carpentras avec la diffusion de Maréchal nous voilà mais aussi chez nous avec la mise sur la touche du responsable du souvenir français de Woerth, on aura compris que notre opposition au RN n’est pas rhétorique ou de posture mais bien existentielle et nous ne nous ne trompons absolument pas de combat car il est aussi culturel et mémoriel.
Vous dites à la fin de votre éditorial que « chacun doit rester dans l’objet social pour lequel il a été constitué » et nous pourrions, si nous étions taquins, vous retourner à juste titre le compliment en vous invitant à relire la charte de déontologie des journalistes de Munich de 1971 et son article 9 qui recommande aux journalistes : « de ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui de publicitaire et de propagandiste » Contrairement à vous qui nous donnez des leçons de syndicalisme je vais éviter de vouloir vous faire la leçon sur ce que doit être le journalisme. Mais je reprendrais en les détournant les termes de votre conclusion : « Et ce n’est pas parce qu’au niveau national le journalisme dérive de plus en plus vers un journalisme d’opinion assumé à la CNEWS ou Fox News que les journaux régionaux doivent tomber dans les mêmes travers et privilégier l’opinion à la critique fondée et à l’information.
A moins que ce ne soit finalement la seule échappatoire trouvée par certains journaux également en perte de vitesse dans leur concurrence avec les réseaux sociaux pour continuer à exister sans être vraiment neutre comme il se doit dans le débat qui agite notre société. »
Alors oui, n’en déplaise à l’Alsace, la CGT, comme le dit Sophie Binet notre secrétaire générale, a mangé du lion, elle est en ordre de bataille pour peser dans le débat social et politique et pour affronter partout le RN et ses thuriféraires."
Fait à Strasbourg, le 08/06/2026
Laurent FEISTHAUER - UD CGT 67
Nathalie KERN - UD CGT 68
Journal L'Alsace
La CGT
Sophie Binet - CGT

De qui la CGT, annexe du Parti communiste français au XXe siècle, est-elle aujourd’hui le porte-voix ? La France insoumise, le PCF mais aussi les ...

Adresse

115 Grand Rue Halle Aux Houblons Aile Gauche 1er étage
Haguenau
67500

Heures d'ouverture

14:00 - 17:00

Téléphone

+33388733283

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque CGT Union locale de Haguenau publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager