09/06/2026
J'ai rencontré Jerome Peillon, président de la CPME Ardèche . Ce qu'il m'a rapporté sur la situation de nos petites entreprises est préoccupant.
38 % des entreprises du territoire sont aujourd'hui en trésorerie critique. Ce ne sont pas des statistiques abstraites : ce sont des artisans, des commerçants, des industriels, des prestataires de services qui fonctionnaient avec six mois de visibilité et qui naviguent désormais à quinze jours, sans aucun matelas de sécurité.
Des chefs d'entreprise qui ont traversé le Covid, les crises énergétiques, les hausses de charges successives et qui voient, pour la première fois depuis dix ou quinze ans, leur activité décrocher. Lorsqu'une économie locale cesse d'investir, c'est toute la dynamique du territoire qui s'étiole.
Plusieurs sujets reviennent avec constance sur le terrain :
— L'alternance, qui était l'un des rares dispositifs fonctionnant réellement, a vu ses aides diminuer et de nouvelles charges apparaître. Des jeunes sans contrat, des entreprises qui renoncent à former, c'est un gâchis que rien ne justifie.
— La pression fiscale sur les cessions d'entreprise, qui dissuade des entrepreneurs ayant consacré leur vie à construire quelque chose.
— Le gel des allégements de charges patronales, conjugué à la hausse du SMIC, a supprimé la dernière marge de manœuvre de nombreuses TPE.
Ces femmes et ces hommes font vivre l'économie ardéchoise. Ils embauchent, ils forment, ils investissent sur notre territoire. Ils n'attendent pas de discours, ils attendent que la pression fiscale et administrative revienne à un niveau raisonnable.
C'est ce que nous défendons à l'Assemblée nationale, avec des propositions concrètes sur la fiscalité des entreprises, l'alternance et les charges patronales. Le prochain budget sera un rendez-vous décisif. Nous y serons pleinement engagés.