26/10/2026
Thuramap, Rhenamap et Framboises et Doryphores ont invité le Dr. Serge Zaka, pour une conférence, ce dimanche 25 octobre au Sheds de Kingersheim.
Il a été question des conséquences climatiques sur l'agriculture dans les décennies à venir.
Ce fut dense... très dense.
Les points à retenir :
Commençons par une bonne nouvelle. Le vin sera encore sur nos tables d'ici la fin du siècle, sauf que...
Nos viticulteurs Alsaciens travailleront sur des cépages du sud de la France comme le Mourvèdre, le Syrah, le Carignan. Il faudra chercher le Riesling chez nos amis Polonais, pour accompagner nos choucroute.
Nos choucroutes, au fait....D'ici quelques décennies, l'Est de la France et plus particulièrement, la plaine d'Alsace, sera une terre idéale pour la tomate par exemple, mais plus nos choux. Il faudra les importer du nord ou de l'est de l'Europe pour perpétuer nos traditions culinaires ou peut être, serait il plus raisonnable, d'en changer.
Changer, voilà ce qui nous attend et c'est une certitude. On ne produira plus les mêmes légumes aux mêmes endroits, ni au même moment dans l'année.
Par contre, de nouveaux légumes devront être cultivés, plus adaptés au climat. Ce qui sous-entend, pour nous, consommateurs, de changer nos habitudes alimentaires, pas uniquement par conviction, mais aussi par nécessité.
Dans ce vaste déplacement des cultures... dans ce futur proche, il a été aussi question des céréales et notamment, le blé. Aujourd’hui, la France fait partie des principaux producteurs. Demain, le blé se cultivera essentiellement dans l'Est de l'Europe, principalement en Russie.
Quand on parle de blé, on parle de la base, incontournable, de notre alimentation. Je vous laisse méditer sur les conséquences géopolitiques, quand notre nourriture sera dans les mains du Kremlin.
Il a été question de réchauffement, mais du coup, je me demande si ce terme est encore d'actualité. Je parlerais plutôt de terres brulées. 46° relevé dans le sud de la France, à cette température, végétaux, animaux et humains ne survivent pas et arroser ne sert plus à rien, fruits, légumes céréales et arbres brulent quand même.
Pour finir, les arbres ( Frênes, Hêtres, Chênes, entre autres) auront bientôt disparut des forêts vosgiennes et jurassiennes. Les forêts sont en train de disparaitre. Des solutions existent pour les sauvegarder, comme replanter des variétés plus résistantes aux climat chaud et sec, tout en préservant la biodiversité. Pour le moment, toutes ses solutions ne sont pas envisagées car jugées trop couteuses par nos politiques...
Nos politiques, si ils sont conscients du changement climatique, ils n'en mesurent pas les enjeux.
Aucune mesures, à l'ordre du jour, pour adapter nos agriculteurs à ce future proche.
Rien est envisager, pour mettre en place un plan de sauvegarde de nos forêts.
Ils sont probablement plus préoccupés par la solution économique la plus rentable ou la moins couteuse, pour climatiser notre pays, en vu des prochaine élections.