04/10/2024
Quelques questions sur les vaccins FCO et MHE
Quel bénéfice puis-je attendre des vaccins ?
L’objectif premier est une réduction des symptômes de la maladie, des impacts sur la reproduction et de la mortalité, et tous ces vaccins répondent à cette exigence. L’autre objectif est une réduction de la virémie qui limite la propagation de la maladie et permet des échanges d’animaux vaccinés. Si c’est aujourd’hui reconnu pour les vaccins FCO 4 – 8 et le Bultavo 3, on est encore en attente de son homologation pour l’Hepizovac (vaccin MHE 8).
Si j’ai vacciné pour la FCO 4 – 8, mes animaux sont-ils protégés contre la FCO 3 ou la MHE 8 ?
On parle parfois de protection « croisée », mais malheureusement, même si tous ces virus appartiennent à la même famille, cela ne semble pas fonctionner dans ce cas.
Puis-je associer plusieurs vaccins en même temps ?
Il est possible de coupler vaccination FCO 4 – 8 et FCO 3, mais en l’état actuel des connaissances, il est déconseillé d’associer l’Hepizovac (sous Autorisation Temporaire d’Utilisation) avec les vaccins FCO. Cela pourrait évoluer si les études s’avèrent concluantes.
Puis-je vacciner des femelles gestantes ?
Les AMM des vaccins n’indiquent pas de contre-indication pendant la gestation. Le seul impact marginal observé est en tout début de gestation. Le risque principal concerne plutôt la manipulation des animaux.
Puis-je vacciner les mâles reproducteurs ?
Comme pour tout vaccin, il peut y avoir une hyperthermie transitoire avec baisse de la spermatogenèse. On conseille de vacciner les mâles en dehors des périodes de reproduction mais le contexte est également à prendre en compte (arrivée imminente de la maladie et très fort impact sur les béliers notamment).
Qui paye les vaccins aujourd’hui ?
Les vaccins contre la FCO 4 – 8 sont à la charge des éleveurs, que ce soit pour la protection des troupeaux ou les échanges.
L’État met gratuitement à disposition des éleveurs en Creuse des vaccins contre la FCO 3, pour les ovins et les bovins. Il faut donc vacciner le cheptel dès maintenant, avant que le virus arrive. Pour les échanges, le Bultavo 3 sera à la charge des éleveurs.
Pour la MHE 8, le prise en charge par l’État des vaccins se limite à 7 communes de l’est creusois, sur le front vaccinal. Sur le reste du territoire pour la protection des troupeaux, ou pour une éventuelle certification aux échanges, les vaccins sont à la charge des éleveurs.
Qui peut vacciner aujourd’hui ?
Pour les vaccins à visée protection des troupeaux, l’éleveur peut vacciner lui-même ses animaux. Pour les vaccinations certifiées aux exports, le vétérinaire est le seul autorisé à le faire en l’indiquant sur le carton de l’animal.
Peut-on vacciner en milieu infecté ?
Comme pour tous les vaccins, il est préférable de vacciner préventivement. Si on n’a pas anticipé l’épidémie, il reste possible de vacciner en milieu infecté. Il convient alors de mettre en balance les avantages (début d’efficacité assez rapide, à partir de 10 jours avec réduction des signes cliniques) et les inconvénients (stimuler l’immunité d’animaux déjà malades et en train de lutter contre le virus sauvage). Pour simplifier, si peu d’animaux sont contaminés, la vaccination a encore tout son intérêt, en revanche si le nombre d’animaux malades est déjà important, il vaut mieux retarder la vaccination. Chaque situation sera à évaluer au cas par cas avec votre vétérinaire.
Faudra-t-il revacciner mes animaux l’an prochain même si la maladie a circulé ?
La durée d’immunité conférée par la vaccination est d’environ un an. Même si les animaux gardent la mémoire immunitaire, on aura une réponse plus rapide si un rappel a été effectué.