02/06/2026
L'État vient de franchir un nouveau cap dans son désengagement du financement de l'apprentissage.
Les dotations versées aux régions pour soutenir les CFA sont brutalement divisées par quatre : de 134 M€ à seulement 33 M€, alors ces enveloppes avaient déjà été réduites de moitié par rapport à 2025.
➡️ Comment ne pas s'indigner face à une telle décision ?
L'apprentissage subit aujourd'hui une double peine. Les CFA ont d'abord dû faire face à la baisse des NPEC, qui financent le fonctionnement des formations sans couvrir les investissements indispensables dans les équipements et les outils pédagogiques. Désormais, la réduction des dotations aux Régions, qui finance ces investissements, vient encore aggraver la situation.
À force de raboter les financements et de considérer l'apprentissage comme un coût plutôt que comme un investissement, le gouvernement prend le risque de casser une dynamique qui a pourtant fait ses preuves. Ce sont les qui en paieront le prix. Ce sont les , les PME, les filières professionnelles et les territoires qui en subiront les conséquences.
Car l' , et je le dis depuis toujours, c’est un investissement sur l’avenir. Dans les , sur le terrain, on se mobilise chaque jour pour former des apprentis aux métiers de l’ dont notre économie et nos territoires ont besoin.
🔴 On ne construit pas l'avenir en affaiblissant l'apprentissage. On ne prépare pas la compétitivité économique de demain en désarmant ceux qui forment les talents d'aujourd'hui.
Cette décision est dangereuse et constitue un mauvais signal. Il est encore temps de faire de l'apprentissage une priorité nationale, non une variable d'ajustement budgétaire.