15/05/2026
đ€© Encore un article du DauphinĂ© LibĂ©rĂ© !!
Un grand merci Ă Serge MassĂ©, toujours prĂ©sent, et Ă Christophe Milot pour cette photo avec la troupe de W***y Batukavi đ§Ą
On continue à récupérer de l'événement, encore des retours à venir !
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Grenoble â Les malades de lâEM dĂ©noncent un manque de reconnaissance
« Nos lits pour seules barricades » : Ă Grenoble, les malades de lâEM rĂ©clament enfin dâĂȘtre vus.
Photo Christophe Milot
Maladie reconnue par lâOMS depuis 1969 mais toujours sans vĂ©ritable cadre officiel en France, lâencĂ©phalomyĂ©lite myalgique plonge des milliers de patients dans lâisolement, lâerrance mĂ©dicale et la prĂ©caritĂ©. Ă Grenoble, malades et proches ont choisi dâoccuper lâespace public pour rendre visible lâinvisible.
La place Victor-Hugo, ce mardi 12 mai, sâest transformĂ©e en cortĂšge silencieux de lits et de fatigue invisible. Ă lâoccasion de la journĂ©e mondiale de lâencĂ©phalomyĂ©lite myalgique (EM/SFC), le collectif VoxEM a organisĂ© Ă Grenoble une « DĂ©ambuâlit » pour rendre visible une maladie encore largement ignorĂ©e en France.
Autour des lits symboliques portés dans les rues piétonnes, des malades, des proches et des aidants ont dénoncé « la stigmatisation, le manque de reconnaissance et la maltraitance institutionnelle » subis par les personnes atteintes de cette maladie chronique sévÚre.
« Nos trois mots dâordre, câest : droits, soins, recherche », rĂ©sume Satcha, porte-parole du collectif.
Selon les estimations relayĂ©es par voxEM, plus de 450 000 [NOTA nous donnons dĂ©sormais le chiffre de /plus de 500 000] personnes seraient concernĂ©es en France. Pourtant, lâencĂ©phalomyĂ©lite myalgique reste sans reconnaissance officielle nationale, malgrĂ© son inscription par lâOMS depuis 1969.
« On part de loin. On nâen est mĂȘme pas Ă demander un traitement tout de suite. On demande dĂ©jĂ des soins qui ne nous nuisent pas », explique Satcha.
Car pour beaucoup de malades, chaque effort peut aggraver durablement lâĂ©tat de santĂ©. « Le symptĂŽme central, câest le malaise post-effort. Si on force, on risque une aggravation Ă long terme. »
Certains patients les plus sévÚrement atteints vivent entiÚrement alités, dépendants pour les gestes du quotidien.
Dans le rassemblement grenoblois, les familles et accompagnants occupaient une place centrale. Beaucoup racontent lâerrance mĂ©dicale, les refus dâaides, lâĂ©puisement administratif et lâisolement.
« Moins la maladie est reconnue, plus câest difficile dâobtenir des droits ou une invaliditĂ©. Câest toujours un parcours du combattant, câest Ă©puisant », insiste une maman.
Le collectif rĂ©clame des recommandations officielles de prise en charge, inexistantes aujourdâhui en France.