AFFDU Grenoble

AFFDU Grenoble Association Française des Femmes Diplômées des Universités. https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_française_des_femmes_diplômées_des_universités

Nous sommes heureux de vous accueillir le SAMEDI 13 JUIN 2026 À 19H pour notre prochain concert DA PACEM au TEMPLE PROTE...
03/06/2026

Nous sommes heureux de vous accueillir le SAMEDI 13 JUIN 2026 À 19H pour notre prochain concert DA PACEM au TEMPLE PROTESTANT 2, rue Joseph Fourier à Grenoble.( MJ Montoya)

Notre CHORALE GRATIANA vous invite à partager un grand moment de douceur en écoutant les oeuvres aux harmonies lumineuses et aériennes de ces grands compositeurs du 18e siècle à nos jours, de MOZART à Arvo PÄRT, de BACH à RUTTER, de RHEINBERGER , GJEILO à VAUTIER.

Billetterie Grenoble samedi 13 juin 2026 à 19h

Action solidaire AFFDU GrenobleLors de notre soirée du mercredi 20 mai, remise d'un don à la Maison des Femmes de Grenob...
22/05/2026

Action solidaire AFFDU Grenoble
Lors de notre soirée du mercredi 20 mai, remise d'un don à la Maison des Femmes de Grenoble.
Madeleine cède le micro à Floriane LEGAREC de la Maison des Femmes, bénéficiaire de notre don. Cette Maison des Femmes est une unité du CHU qui propose un parcours de soins (global et pluridisciplinaire) à des femmes victimes de violences. Nos 500€ leur permettront d’ouvrir 4 ateliers de kinésithérapie (pour 6 femmes chacun). La Maison des Femmes, avec 7 équivalents temps plein, suit actuellement 200 femmes.
Floriane LEGAREC nous remercie chaleureusement.

Mercredi 20 mai: Diner Conférence AFFDU:"La Maison universitaire de la Grande-Chartreuse. L’auberge des coucous (1903-19...
22/05/2026

Mercredi 20 mai: Diner Conférence AFFDU:
"La Maison universitaire de la Grande-Chartreuse. L’auberge des coucous (1903-1940)"
CR Annie Demoulin

Dominique PANEL nous présente le conférencier René FAVIER. Professeur émérite à l’université Grenoble-Alpes, spécialiste d’histoire des villes et des territoires. Docteur d’Etat. Agrégé d’histoire. Membre de LARHRA. Il a été vice-président de l’université Pierre-Mendès-France, chargé successivement des formations (1995-2000) puis de la recherche (2007-2012). Créateur et coordonnateur du LABEX « Innovation et Territoires de Montagne ».
Il dirige aux PUG la collection « La Pierre et l’Ecrit ». Il a écrit de nombreux livres sur des ouvrages d’art, le génie civil, les ponts, l’urbanisme, les catastrophes naturelles, sur la Provence et le Dauphiné, l’Académie Delphinale... Et sur le sujet de ce soir : La Maison universitaire de la Grande-Chartreuse. L’auberge des coucous (1903-1940)

Notre conférencier commence par retracer l’histoire du monastère de la Grande Chartreuse : religieux installés au 9° siècle, expulsés en 1792, retour en 1816 et expulsion violente en 1903. Bâtiment classé en 1913. Gestion donnée au Conseil Général de l’Isère.
Nous apprenons qu’on visitait déjà le monastère (entre 7000 et 8000 personnes par an !)
Les Chartreux ouvrent leur monastère aux touristes et leur vendent un peu de tout… Des étudiants étrangers y viennent (c’est le lieu le plus visité du Dauphiné). Développement des routes, des transports en car, des circuits touristiques...
Photo de touristes même… dans le cimetière !
Désacralisation des lieux et désolation des catholiques. En 1919, décision d’installer un Centre d’enseignement supérieur et d’en faire une sorte de colonie d’étudiants pendant la belle saison. Le projet, porté par Léon Perrier, Président du CG de l’Isère, farouche défenseur de la laïcité, avance en tâtonnant. En 1926, finalisation en faveur d’une « Maison universitaire d’été ». Avancement des travaux selon les recettes des visites. Projet confronté à un double défi : technique et politique. Défi technique : transformer ce bâtiment à l’abandon en hôtellerie moderne, l’électrifier. Création d’un espace central et de 4 salles au rez-de-chaussée. Dans les étages : 60 chambres, infirmerie, salles de bain avec eau chaude. Création d’une entrée particulière pour les visiteurs. Restaurant, bibliothèque…
Aménagement scientifique : petits laboratoires, salles labellisées « Andersen », « Pasteur », « Berlioz », « Goethe »… Lenteur des travaux. Ouverture en 1930. Eté 1930 : 23 familles inaugurent la résidence.
Défi politique : projet combattu par les défenseurs des Chartreux qui réclament leur retour. Campagne active du monde clérical pour le retour des Chartreux. Le journaliste Léon Poncet écrit un pamphlet « Le Drame de la Grande Chartreuse ». Il crée la LDAC (Ligue Dauphinoise d’action catholique) qui revendique 40 000 membres. Campagne d’affichage. Meeting à Voiron. Articles de presse.
Hostilités en 1930 à l’ouverture de la Maison. Affiche « L’auberge des coucous », libelles, pression sur les pensionnaires, ironie sur l’inconfort, sur la météo…
Les attaques se radicalisent à partir de 1931 : affiche des « Intellectuels fatigués », critiques sévères : « asile d’infirmes cérébraux », « une légion de demi-gagas »… Radicalisation des attaques contre les pensionnaires : anti-intellectualisme, antimaçonnique, xénophobie, parfois antisémitisme.

Une communauté intellectuelle internationale. Réussite hôtelière. Bénéficiaire tous les étés. Hôtel plein en 1939. Dans le Livre d’or : 342 notices en 10 ans. En table des matières : mention des professions des pensionnaires dont Marie Curie, Irène Joliot-Curie…
3 tiers : 1/3 de Parisiens, 1/3 de provinciaux, 1/3 d’étrangers. Bilan statistique : des hommes majoritairement mais aussi femmes et enfants. 60% d’universitaires de toutes disciplines (littéraires surtout, mais aussi scientifiques, médecins, juristes, artistes) et aussi des responsables administratifs…
Des universitaires engagés qui ont foi dans la science, facteur de développement et de démocratie, qui sont défenseurs de la laïcité et opposés au fascisme.
De nombreux pensionnaires auront des destinées funestes durant la guerre : certains seront révoqués, exclus, d’autres démis de leurs fonctions, internés, le physicien Henri Abraham mourra en 1943 à Auschwitz.
Que disent les pensionnaires dans le Livre d’Or ? Ils défendent l’hôtellerie en répondant aux attaques des premières années… certains avec humour (« une pensée reconnaissante à St Bruno » ). Rares sont ceux qui travaillent dans les petits laboratoires à leur disposition. Ce sont plutôt de bonnes vacances. Ils apprécient la montagne (excursions, cueillettes…), le monastère : calmes soirées, chaises-longues, ping-pong, tennis et la cuisine ! Le départ est douloureux. Les pensionnaires l’écrivent. Ils reviennent. On sent les tensions dans les témoignages à partir de 1938. Dès l’annonce du Pacte germano-soviétique (23 août 1939), les pensionnaires quittent le monastère. La guerre sonne le glas de la Maison Universitaire : le monastère devient un refuge pour œuvres d’art. Les Chartreux reviennent. Paul Claudel s’en réjouit. Reste à liquider l’hôtellerie : une partie du mobilier est stockée à l’école Vaucanson. En reconnaissance pour l’entretien du bâtiment, les Pères offrent à Jean Godard 6 bouteilles de Chartreuse.
Un bilan contesté : Léon Perrier affirme que « cette fondation a rendu les plus grands services »… (= les contacts entre universités françaises et étrangères) mais le Figaro titre : « La Grande Chartreuse renaît peu à peu à la vie ».
Une mémoire entièrement occultée…
En conclusion de sa conférence, René Favier nous propose des mots croisés ! La grille est sur l’écran. Il donne les définitions et nous répondons… plus ou moins bien !
Une bonne soirée, un sujet peu connu, un conférencier enthousiaste, quelques questions pertinentes… PARFAIT !

Jeudi 23 avril 2026 "Club-Lecture Affdu Grenoble " animé par Madeleine Kovarik et Françoise Alardet ( CR M. Kovarik )Le ...
01/05/2026

Jeudi 23 avril 2026 "Club-Lecture Affdu Grenoble " animé par Madeleine Kovarik et Françoise Alardet ( CR M. Kovarik )

Le livre : UN GENTLEMAN à MOSCOU
L'auteur: Amor TOWLES.

Début de séance avec un parfum de muguet .
C'est Chantal qui nous accueille dans son salon et Clotilde lui offre un beau bouquet de muguet de son jardin. Nous espérons toutes que ces clochettes apporteront du bonheur à Chantal notre présidente.

D'emblée, nous convenons que nous avons été enthousiasmées par le talent d'écriture de l'auteur, son style. On ne s'ennuie jamais . Les phrases se déroulent avec fluidité et juste au moment où l'on pourrait les trouver trop longues, une saillie intervient avec un rebondissement qui redonne un élan, entretient le rythme.
L'auteur n'hésite pas à s'adresser directement au lecteur, sur un ton familier et débonnaire. « Attendez !» nous dit-il (p.284, 515)
L'humour épice son texte et il parvient à nous fait sourire sur des réalités du régime soviétique des plus inquiétantes.
L'humour est aussi ce qui participe au charme du Comte Alexandre Ilitch Rostov dont ce roman raconte l'histoire.
Des photos de l'auteur et de l'hôtel Metropol sont présentées par Françoise

Présentation des principaux personnages.

Le luxueux hôtel Metropol.
Le comte Rostov, en tant qu'aristocrate à l'époque du dernier tsar, a été un client de cet hôtel. Mais, sous le régime soviétique, il y est assigné à résidence et le Kremlin l'a à l'oeil!
Avec quelques meubles et effets personnels, il est alors contraint à vivre dans une chambre de 9 m2 ! ( plus un placard caché) et sera exécuté s'il sortait de l'hôtel ! ( lire le PV du comité exceptionnel du commissariat du peuple aux affaires intérieures (p.11)
Mais entre les murs du Metropol, il se passe toujours quelque chose...Nous emprunterons des couloirs, ouvriront des portes dissimulées, graviront des escaliers, assisteront à d'innombrables rencontres et vivront des situations tragiques ou désopilantes... il y a ceux qui travaillent à l'hôtel, ceux qui surveillent, contrôlent, dénoncent et d'autres qui se faufilent, se cachent, élaborent des stratégies... Depuis le changement de régime, l'hôtel accueille des personnalités importantes pour des assemblées, des artistes, des voyageurs..., et d'autres résidents dont nous ferons connaissance....

Qui est le Comte Alexandre Ilitch Rostov? Que fait-il ?
Un « gentleman », tel qu'il se définit lui même lors de sa comparution devant le comité exceptionnel du commissariat du peuple , le 21 juin 1922. « Un vrai gentleman n'a pas de métier... » répond-il au procureur. (p.12)
C'est un aristocrate russe ; il s'est exilé en France un certain temps, aurait pu y rester, mais a tenu à revenir dans son pays en 1918 car il s'est toujours senti profondément russe, attaché à ses racines. Sur les raisons de son retour, il dit au procureur « le climat me manquait » ! (p.13)
Il a été arrêté en raison d'un poème qui a déplu aux autorités... ( (p.10) .(Il faut que vous lisiez le livre pour savoir plus !...)
C'est un homme élégant, très cultivé, fin gourmet. Il est toujours en mouvement et prêt à réagir, débrouillard, très observateur et fin stratège. On le voit « descendre toutes moustaches dehors la rue Tverskaîa ».
L'humour, dont il ne se départit jamais, lui permet de ne jamais se plaindre et d'accepter les revers qui l'assaillent avec élégance en faisant en sorte d'en tirer partie ( il dit avoir « rejoint la confédération des perdants »).
Ne se résignant jamais mais capable de résilience, «il fait avec» la réalité. Il a fait sienne une devise « Un homme doit maîtriser le cours de la vie , sinon il en devient le jouet » (p.231)
Homme sensible, doté d'un grand cœur, il fera preuve d'un immense amour paternel avec Nina et Sofia. La fidélité en amitié est une autre de ses valeurs.
Pour lui, la sagesse se définit par l'aptitude à être d'une bonne humeur constante et il a une philosophie qui lui fait dire «On peut revisiter notre passé avec bonheur tant qu'on le fait en s'attendant à voir presque tous ses aspects changés» (p.228)
Alors… Comment ne pas tomber sous le charme d'un tel homme ?! …
… Faisons donc maintenant la connaissance d' Anna Urbanova, « la beauté svelte » , une actrice de cinéma accompagnée de ses deux barzoïs... Elle ne laissera pas le comte indifférent !...(p.182 le ba**er)
Avec ce personnage, nous vivrons des séquences d'élégance et de volupté, des moments de désinvolture par ailleurs non dénués de profondeur. Anna est charmeuse et maline, courageuse aussi ; elle saura sauver la situation grâce à ses « connaissances » dans la sphère politique... (p.235)
..Et voici Nina Karlikova, la petite fille « habillée façon jonquille »
Elle réside dans l'hôtel et elle a un « pass » qui ouvre toutes les portes …Elle sera un fil d'Ariane pour le comte.
Elle est étonnante, telle une petite fée; elle est futée, curieuse, a des réflexion d'adulte, sait mettre le réel au centre. Elle peut être sérieuse, grave...
Elle a du caractère . « Il est hors de question que je dise merci pour des choses que je n'ai jamais demandées ». dit-elle (p.83)
… Elle partira avec son mari et deviendra une « camarade» …..puis Sofia, la fille de Nina.
Nina a confié sa fille au comte, pour la sauver. Il deviendra « oncle sasha » puis elle l'appellera « papa » ; quand on la rencontre, elle a 5 ou 6 ans , un sac à dos et une poupée de chiffon...
Elle a les yeux bleus foncés, un teint d'ivoire, des cheveux noirs ( sauf une mèche qui deviendra blanche...) Le détail est important mais n'en disons pas plus pour celles qui n'ont pas encore lu le livre
« sage » et silencieuse, elle est douée « d'intelligence et de raffinement »
Elle deviendra pianiste … là aussi, il faut lire le livre pour en savoir davantage!

D'autres personnages aux portraits évocateurs méritent notre attention, et ont un message à nous faire passer.
Michka (l'ami d'université du comte et qui sera déporté en Sibérie)
Yaroslav, le barbier
Marina, la couturière
« Le fou »
L'architecte
Richard ( un américain)
Emile, Andreï ( membres du« triumvirat » avec le comte)
… et d'autres encore...
Ne laissons pas de côté la présence d' animaux:Koutousov le chat borgne, les chiens barzoïs, les pigeons, des abeilles...
Régalons nous avec des recettes de plats cuisinés, les bons vins, les cocktails que le comte apprécie sans réserve ! Le ragoût letton (p.135), Le bar rôti (p.178), Le café avec le pain noir et le miel (p.190)
Dans ce lieu d'enfermement et de contention, l'auteur met de la vie partout jusque dans des objets comme une malle, un fauteuil ou une pendule...
Ce roman relate aussi des réalités du régime soviétique ( toujours avec humour) et nous parle d'Histoire...
La mort de Staline (Soso)
Quid du bolchevisme :« Nous n'avons peut-être pas appris grand chose... mais au moins, nous savons faire la queue » (p.403)
La manie de faire des assemblées. (p.101)
Le goût persistant de l'apparat pour les bolcheviques
Le logement à Moscou. Des lieux de prière cachés (p.462)
La pratique de la dissimulation de la réalité par Staline ( les parades..la communication mensongère... (La famine en Ukraine p.337)
La cruauté du régime (p.625)
La vie au camp, au goulag (p.423, 424) racontée par Michka
Le sort des écrivains sous Staline. La correspondance de Tchekhov censurée
(p.388, 397)
Capitalisme et communisme (p.429- 437). La vie en Amérique fait rêver.
Les plans Marshall et Molotov (p.506).. Les bombes atomiques...

Conclusion
« Un gentleman à Moscou » illustre le pouvoir qui nous est donné de faire en sorte que « l' espace-temps » puisse se dilater par la puissance de l'imagination et du rêve, dans la mesure où nous saurions aménager des aller-retour et passerelles entre passé, présent et futur , sans jamais chercher à faire revivre le passé tel qu'il a été et sans jamais non plus renier nos racines à la base de notre identité.

A l'unanimité lors de ce « club-lecture », nous avons trouvé
qu'« Un gentleman à Moscou » est un livre qui fait du bien.
Allons nous emprunter à l'élégant comte Alexandre Ilitch Rostov sa recette du bonheur qui pourrait se composer ainsi ?
Une belle et bonne dose d'humour qui parfumera l'ensemble
Un fond de bonne humeur qui a un parfum de sagesse.
Une bonne dose de souplesse pour que la pâte puisse s'adapter et rebondir.
De la poudre d'imagination à volonté
...et ne pas oublier d'introduire à l'ensemble... de belles rencontres

En espérant vous avoir donné l'envie de lire cet ouvrage ou pourquoi pas le désir de le relire, nous vous donnons RV pour un prochain club lecture en Septembre.

Mercredi 22 avril : Une soirée conférence prestigieuse et particulière " Le geste medico-chirurgical assisté par ordinat...
25/04/2026

Mercredi 22 avril : Une soirée conférence prestigieuse et particulière " Le geste medico-chirurgical assisté par ordinateur: voyage à l'interface des sciences médicales et des sciences du numérique" puisqu’ organisée en partenariat avec ACONIT.
Elle a a rassemblé 44 participants , pour moitié Affdu, pour l’autre moitié Aconit.
( CR Annie DEMOULIN )
Alain GUYOT présente ACONIT, musée qui retrace l’histoire de l’informatique.
Y sont visibles l’un des premiers ordinateurs universitaires, le premier calculateur électronique de Bull Gamma 3, un micro-ordinateur Alcyane inscrit sur la liste des monuments historiques en 2017… Certaines machines sont énormes, d’autres minuscules…
Dans sa réorganisation, ACONIT a été divisé en 6 labos.

Après le dîner, Alain Guyot présente notre conférencière :
Jocelyne TROCCAZ.
Directrice de Recherche émérite du CNRS au laboratoire TIMC à Grenoble.
Docteur en informatique. Elle a enseigné à l’Université de Grenoble de 1984 à 1988. Chercheuse au CNRS, son activité se situait dans le domaine de la programmation automatique de robots pour la robotique industrielle et spatiale. Spécialisée dans l’imagerie et la robotique médicale pour la chirurgie assistée par ordinateur. Directrice du groupe de recherche Gestes Médico-Chirurgicaux Assistés par Ordinateur du labo TIMC (1996 – 2013). Membre des sociétés savantes MICCAI (3010) et IEEE (2018). Récipiendaire de plusieurs prix : prix de l’Académie Nationale de Chirurgie en 2014, Médaille d’Argent du CNRS en 2015, prix MICCAI en 2022. Chevalier de la Légion d’Honneur en 2016. Officier de l’Ordre National du Mérite.
Elle est une des 53 Académiciens des Sciences et membre de l’Académie Delphinale !

La Conférence
Le texte des diapos de la conférencière sont illustrées peu à peu par des photos.
Les « salles » d’opération… « Salle » est un grand mot car on opérait là où on se trouvait ! L’hygiène était faible. En 1920 encore, seul le chirurgien avait des gants !
Le concept de bloc opératoire est récent.
Grands progrès au XIXème aussi dans l’imagerie médicale : rayons X, ultrasons, IRM.
L’adjonction de l’informatique a révolutionné les choses.
Evolution des pratiques et des instruments : on passe de la chirurgie ouverte à la chirurgie mini-invasive, à la vidéochirurgie, au « single port » (= on ne fait qu’un seul trou dans la peau du patient) puis « endoluminal » (= passer par les vaisseaux sanguins). Toutes ces disciplines ont eu besoin des images médicales.
Le geste interventionnel assisté par ordinateur assiste le médecin, bien sûr, aide à la formation et à l’évaluation de la qualité des gestes.
Un problème central : la fusion d’informations de natures diverses, venant parfois d’espaces différents, et/ou acquises à des temps différents, et/ou concernant différents patients.
Guidage du geste : - navigation chirurgicale visible sur un écran, - casque de RA = Réalité Augmentée où des lunettes corrigent les infos données sur des organes qui bougent ou se déforment et qui peuvent s’adapter aux différents « points de vue ».
Les premiers robots pour la neurochirurgie.
Les robots interventionnels de différentes tailles, de formes diverses (articulées, flexibles…) sont plus précis que l’homme et capables de déplacer des objets lourds.
L’interaction humain/robot se fait par des télécommandes. Le chirurgien agit à distance pour éviter les rayons X. Le robot s’adapte à la respiration du patient par exemple ou est capable de reprendre après une interruption. Les travaux actuels : faire des vidéos pour la formation et que le robot puisse faire seul.
Avec l’IA, on peut visualiser les images en temps réel, enregistrer les gestes des différentes phases des opérations pour les analyser, les automatiser et les utiliser ensuite en formation. Cela renforce la sécurité pendant les gestes et permet d’enseigner.
Que sera demain ? Miniaturisation, intégration de capteurs, robots sans fil ?
Que seront les hôpitaux de demain ? - Les coûts ? coûts financiers et aussi certaines questions liées : combien cela coûte en pollution par exemple… - Soutenabilité des innovations ? - Accès pour tous ?

Quelques questions sur la recherche (micro-nageurs), l’évolution des matériaux, sur les relations chirurgien – patient, sur les délais entre conception et utilisation (des années !), sur les sources de finances (les capitaux « risqueurs »), les brevets…
Et… des bravos très mérités ! C’était passionnant.

Des évènements organisés par nos amies du club soroptimistLes bénéfices de cette soirée seront  reversés à l'association...
20/04/2026

Des évènements organisés par nos amies du club soroptimist

Les bénéfices de cette soirée seront reversés à l'association
SOS Inceste Pour REVIVRE.

Parce que 160 000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année et qu'un enfant est victime d'inceste, de viol ou d'agression sexuelle toutes les 3 minutes, il est impératif de dénoncer l'inceste et de soutenir les victimes.

Des évènements organisés par nos amies  du club soroptimistSalon "Talents de Femmes"Samedi 25 avril 2026 de 11 h à 19 h ...
20/04/2026

Des évènements organisés par nos amies du club soroptimist
Salon "Talents de Femmes"

Samedi 25 avril 2026 de 11 h à 19 h et dimanche 26 avril 2026 de 10 h à 18 h. Venez vivre des moments de partage et de découverte.

Entrée 2 € - Gratuit pour les enfants jusqu'à 12 ans. Profitez-en en famille.

QUAND LES LYCEENS VONT AU CINEMA .... Grande affluence mercredi 25 mars et grosse effervescence au cinéma Le Méliès de G...
30/03/2026

QUAND LES LYCEENS VONT AU CINEMA .... Grande affluence mercredi 25 mars et grosse effervescence au cinéma Le Méliès de Grenoble, pour assister à la remise des prix du 13° concours "Les OLYMPES du CINEMA"organisé par l'AFFDU, Association française des Femmes diplômées des Universités-groupe de Grenoble.

La projection du film 2026 « Le gâteau du président » du cinéaste irakien Hassan Haddi avait réuni 186 lycéens, de seconde, première et classes préparatoires aux grandes écoles. 172 ont remis leur analyse, et la proclamation du Palmarès a rassemblé 45 lauréats. Les chiffres montrent l'intérêt suscité par ce très beau film, multiprimé au festival de Cannes 2025 : garçons et filles en ont bien perçu la puissance satirique, derrière l'apparence d'un conte naïf ; ils ont aussi été touchés, parfois bouleversés par la découverte de la misère et le poids de la corruption. Cependant le film est beau et il distille, par les images, la musique, un charme oriental auquel ils ont été sensibles.

Les lauréats ont reçu en récompense un diplôme souvenir, et des places pour le cinéma Le Méliès. Applaudissements et cris de joie ont ponctué ce moment, qui peu à peu, au fil des lectures faites par les membres de l'AFFDU s'est mué en une écoute privilégiée... étonnés par la découverte de leur propre production.
Invités à s'exprimer sur leur travail, tous les lycéens ont dit leur plaisir à participer à un exercice perçu comme un exercice de liberté, en dehors de toute contrainte scolaire, qui leur a permis de découvrir le rôle formateur de l'écriture : « Je suis sorti de la passivité, et suis devenu acteur, dit l'un d'eux ». Nous fûmes tous étonnés par la maturité de ces jeunes gens . Quelle plus belle conclusion que cette affirmation, aurait elle pu être apportée pour soutenir notre action des « Olympes du cinéma » ? Quelle satisfaction aussi d'être vivement sollicitées par Bruno Thivillier pour relancer à l'automne un quatorzième concours. ?
Vianella GUYOT

Mercredi 18 mars : Conférence AFFDU "SAPPHO, première femme poète et seule voix féminine issue du monde ancien" de Danie...
26/03/2026

Mercredi 18 mars : Conférence AFFDU "SAPPHO, première femme poète et seule voix féminine issue du monde ancien" de Danielle BASSEZ (CR Annie DEMOULIN)

Danielle BASSEZ conférencière est présentée par Vianella GUYOT
Elle est élève de l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay-aux-Roses et de la Sorbonne. Agrégée de philosophie. A enseigné longtemps à Vizille.
Sa vie s’organise autour de trois pôles : son métier, l’écriture et la Grèce (ou plus largement l’hellénisme). Titulaire d’un doctorat en études néo-helléniques. Fortement influencée par Marguerite Yourcenar et Jacques Lacarrière.
Dernières parutions : Le même et l’autre, Contre-Chant, Benjamin Appert en Grèce. Autres titres de livres : Le chant du klephte, Gustave d’Eichthal et la langue grecque, Contes et légendes du Berry, Aucune chanson n’est douce…

On devrait prononcer SAP – PHO.
Née vers 630 avant JC, un siècle après Homère… Morte à 50 ans. Elle a vécu à Mytilène sur l’île de Le**os. Elle perd son père à 6 ans. Elle a 3 frères. Elle a donné à sa fille le prénom de sa mère : Cléïs. Un marbre de Paros mentionne qu’elle a été exilée en Sicile. Graciée, elle revient à Mytilène où elle fonde une école pour jeunes filles pour leur apprendre chant, musique et poésie. Elle s’éprenait quelquefois de ses élèves…
Elle écrit en Grec ancien (l’éolien). Connue avant tout pour son talent poétique. Réputée de son vivant.
De son portrait physique, on sait peu de choses, beaucoup de contradictions.
Des « tresses violettes » ?! Platon parle de la « belle Sappho ». Sur les céramiques, on la voit en train d’écrire: c’est ça, l’important ! Sur le rouleau qu’elle tient en main, on peut lire le titre Paroles ailées.
On situe le début de l’usage de l’écriture entre 8ème et 10ème siècle avant JC.
Elle est donc une femme qui écrit, une femme qui dit « je » (écriture de type affectif), qui se situe à la même hauteur que son contemporain Alcée.
Musicienne aussi, elle chante sa poésie, accompagnée de sa lyre au son grave (= un barbitos qui se joue avec un plectre). Je sais, je sais : je vous apprends du vocabulaire !!! Elle chante des épithalames (chants de mariage où les choeurs se répondent), des odes.
Maria nous lit - en grec, bien sûr - 2 poèmes dont l’ode à Aphrodite, le seul poème entier. Ambiance parfaite !
La forme de ses poèmes est très « travaillée » : strophes de 4 vers, 11 pieds pour les 3 premiers et 5 pieds pour le dernier vers, syllabes longues et courtes alternées, voyelles accentuées différemment pour faire monter la voix ou pas…
Ses poèmes parlent d’amour, de désir, du manque, de la séparation, de la beauté, de la nature… Jamais de sexe !
Dans l’Antiquité, Sappho était régulièrement comptée parmi les plus grands poètes, elle était souvent appelée « la Poétesse » (comme Homère était appelé « le Poète »). Platon l’appelait « la dixième muse ». Son visage était gravé sur des pièces de monnaie. Catulle l’a imitée en latin. Louis Labé s’en inspirera. Christine de Pizan, Mademoiselle de Scudéry aussi.

Certains ont cherché à la ridiculiser… Il existe toute une légende. Ceux qui aimaient Sappho ont essayé de faire un contre-feu… Ovide lui attribue un mari, Phaon, pour lequel elle se serait suicidée à des milliers de kilomètres de chez elle, en se jetant de la falaise de Leucade ! La « maison des muses » est devenue… lupanar.
L’Eglise la condamne, la traitant de pu**in, d’érotomane, de débauchée) au 2ème siècle après JC, donc 8 siècles après sa mort ! Le pape Grégoire VII (1020-1085) ordonne la destruction de ses livres. La plupart des œuvres ont été perdues. On n’a que des fragments…
La descente aux enfers commence avec Brantôme, par exemple dans « La vie des dames galantes », et surtout avec le romantisme. Baudelaire avait d’abord appelé « Les Fleurs du mal » « Les Lesbiennes » !
Durant le XIXème siècle, Sappho devient à la mode comme héroïne de mélodrame. Dans un opéra-comique tiré d’un roman d’Alphonse Daudet, musique de Massenet, dans des caricatures, dans la publicité, on parle de Sappho. Sappho fait de la pub pour un savon ! Même en psychiatrie, on étudie à son propos le « normal », le
« pathologique »… Le mot « lesbienne » daterait de cette époque. Robert Badinter a dépénalisé l’homosexualité en 1990. On est loin de la poésie !
Renouveau de l’intérêt pour Sappho. Une anglaise, naturalisée française, la poétesse Renée Vivien (fin XIXème s.) va faire renaître Sappho avec ses transcriptions.
De grands archéologues Grenfell et Hunt trouvent des fragments de poèmes au milieu des détritus qu’ils trient en Egypte ! 500 000 papyrus rapportés en Angleterre ! En toutes langues ! Avec tous ces petits bouts mis ensemble, on reconstitue 600 vers (sur 11000 ou 12000 écrits par Sappho…). Ils ont reconstitué des textes comme Les Noces d’Hector et Andromaque.
La compositrice, guitariste et chanteuse grecque Angélique Ionatos (1954 – 2021) a mis en musique de nombreux poètes, grecs pour la plupart. C’est Odysséas Elytis, prix Nobel de littérature 1979, qui l’a le plus inspirée. Elle a repris un spectacle Sappho de Mytilène.

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