19/05/2026
Les échanges lors du colloque consacré aux contestations du projet de loi SURE ont rappelé avec force que le procès criminel ne peut être réduit à une logique de gestion ou de rendement.
Les droits de la défense, la présomption d’innocence, l’oralité des débats, l’équilibre des armes entre accusation et défense, ainsi que le rôle central de la Cour d’assises constituent des principes fondamentaux qui ne peuvent être affaiblis au nom de l’efficacité.
La mobilisation des avocats demeure entière et persistante face aux atteintes encore envisagées concernant notamment la détention provisoire, le régime des nullités et les reculs procéduraux portant atteinte aux libertés fondamentales.
Merci à tous les intervenants pour la qualité exceptionnelle de leurs analyses et de leurs engagements :
— Maître Jean-Raphaël Demarchi, professeur à la Faculté de droit, pour son éclairage particulièrement remarquable sur les principes fondamentaux du procès criminel ;
— Maître Georges Girard ;
— Maître Monsaf Belhireche ;
— Maître Julien Brosson ;
Leurs interventions ont permis de rappeler que derrière chaque réforme pénale se jouent des équilibres démocratiques essentiels.
Un moment particulièrement fort restera également la parole poignante d’une partie civile :
« Ce procès, j’en ai besoin. »
Une phrase simple, mais essentielle, qui rappelle que le procès criminel n’est pas seulement un outil de sanction : il est aussi un espace de reconnaissance, de vérité, de dignité et de reconstruction.
La vigilance et la mobilisation continueront.