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GOURETTE : “EAUX-BONNES 2030”, TRÈS BIEN. MAIS OÙ EST LE PLAN ?Il y a quelque chose d’assez paradoxal à Gourette.Depuis ...
29/09/2026

GOURETTE : “EAUX-BONNES 2030”, TRÈS BIEN. MAIS OÙ EST LE PLAN ?

Il y a quelque chose d’assez paradoxal à Gourette.

Depuis des années, on explique qu’il faut une vision globale, penser la station autrement, mieux relier Gourette aux Eaux-Bonnes, travailler les mobilités, l’immobilier, les services, l’eau, l’assainissement, les espaces publics, l’hébergement et le tourisme quatre saisons.

Et justement, cette réflexion existe déjà.

Elle porte même un nom : **“Eaux-Bonnes 2030”**.

Les documents publics parlent d’un plan-guide pour la commune, d’une réflexion globale sur ses différentes entités et de synergies à construire entre Eaux-Bonnes et Gourette.

C’est exactement ce qu’il faut.

Mais nous sommes en 2026.

Alors où en est-on concrètement ?

Quel est le diagnostic retenu pour Gourette ? Quels secteurs doivent être transformés en priorité ? Quelle vision pour le cœur de station ? Quelle stratégie pour les accès et le stationnement ? Quelle place pour les hébergements vieillissants ? Comment reconnecter Eaux-Bonnes et Gourette ? Quelles opérations sont prévues, dans quel ordre, avec quels financements et quel calendrier ?

Ce sont ces réponses qui permettraient enfin de comprendre où l’on va.

Car Gourette ne manque pas d’études.

Depuis des années, des réflexions existent sur son modèle touristique, son immobilier, ses équipements, ses difficultés structurelles et son adaptation à venir.

Ce qui manque au public, c’est la vision d’ensemble qui relie tout cela.

Un plan-guide n’a d’intérêt que s’il devient un document vivant : publié, expliqué, débattu, puis traduit en décisions visibles.

Sinon, “2030” risque simplement de devenir une nouvelle date sur un document pendant que les problèmes, eux, continuent à avancer.

Nous ne demandons pas une étude supplémentaire.

Nous demandons simplement : **quel est le plan pour Gourette, et quand pourra-t-on le voir ?**

GOURETTE : UNE NAVETTE N’EST UTILE QUE SI ELLE RÉPOND AU BESOINIl faut être juste : Gourette ne part pas de zéro sur les...
25/09/2026

GOURETTE : UNE NAVETTE N’EST UTILE QUE SI ELLE RÉPOND AU BESOIN

Il faut être juste : Gourette ne part pas de zéro sur les questions de mobilité.

Le parking du Ley offre 1 200 places et permet de rejoindre la station en quelques minutes grâce à la télécabine gratuite en saison d’hiver. Une navette relie également les Eaux-Bonnes à Gourette sur certaines périodes, et il existe des solutions de transport depuis Pau.

Tout cela existe. Le problème n’est donc pas de prétendre qu’il n’y a rien.

Le problème est de savoir si le dispositif répond réellement aux besoins quand la station est pleine.

Parce que les témoignages des visiteurs reviennent régulièrement sur les mêmes scènes : parking saturé tôt le matin, difficulté à savoir où se garer, marche avec le matériel, familles qui commencent leur journée déjà agacées, sensation d’un accès compliqué dès que l’affluence augmente.

Et là, une question assez simple se pose.

Combien de véhicules peuvent réellement être absorbés un samedi de vacances ? À quelle heure le parking du Ley est-il généralement saturé lors des grosses journées ? Combien de personnes la télécabine peut-elle transférer vers la station en une heure ? Quelles solutions sont prévues quand les capacités approchent de la saturation ? Et surtout, comment le visiteur est-il informé avant d’arriver ?

Ce sont des données qui pourraient être suivies en temps réel et communiquées simplement.

Aujourd’hui, une famille peut connaître sur son téléphone la météo, l’état des routes, les pistes ouvertes ou les temps de trajet. Elle devrait aussi pouvoir savoir, avant de monter, où elle pourra se garer et quelle solution utiliser.

Le sujet n’est pas d’opposer la voiture aux transports collectifs.

Le bon système est celui qui permet à chacun d’arriver sans stress, puis de laisser sa voiture dès que possible.

Dans une station touristique, l’expérience client ne commence pas à la billetterie.

Elle commence plusieurs kilomètres avant.

Et quand l’accès fonctionne bien, personne n’en parle. C’est précisément le signe qu’il fonctionne.

Alors pourquoi ne pas mettre en place un véritable dispositif d’information en temps réel sur le stationnement et les accès les jours de forte fréquentation ?

Ce serait peut-être moins spectaculaire qu’une nouvelle remontée mécanique.

Mais pour beaucoup de visiteurs, ce serait immédiatement utile.

GOURETTE : UNE STATION MODERNE, ÇA COMMENCE AUSSI PAR CE QU’ON NE VOIT PASQuand on parle de l’avenir de Gourette, on pen...
25/09/2026

GOURETTE : UNE STATION MODERNE, ÇA COMMENCE AUSSI PAR CE QU’ON NE VOIT PAS

Quand on parle de l’avenir de Gourette, on pense spontanément aux pistes, aux remontées, au Bike Park, aux animations, aux commerces ou à l’image de la station.

Mais une destination touristique tient aussi grâce à des choses beaucoup moins visibles : l’eau potable, l’assainissement, les réseaux, les routes, les bâtiments, les accès.

Et sur ce terrain, il se passe actuellement quelque chose d’important.

La commune des Eaux-Bonnes vient de lancer un marché pour réhabiliter les réservoirs d’eau potable de Gourette, notamment sur des questions d’étanchéité.

Quelques mois plus tôt, en octobre 2025, la préfecture avait également mis en demeure la collectivité de respecter les prescriptions applicables et de régulariser la situation administrative du système d’assainissement Eaux-Bonnes–Gourette.

Il n’y a aucune raison d’en faire un scandale artificiel.

Des infrastructures vieillissent. Elles doivent être entretenues, rénovées, parfois reprises en profondeur. C’est normal.

Mais c’est précisément là que la question de la stratégie devient intéressante.

On peut investir dans ce qui se voit. C’est nécessaire.

Mais si l’on veut réellement préparer Gourette pour les vingt prochaines années, il faut aussi savoir où en sont les infrastructures qui permettent simplement à la station de fonctionner.

Quelle est leur capacité ? Leur état ? Quels travaux sont déjà programmés ? Quels investissements seront nécessaires demain ? Et surtout, tout cela est-il pensé ensemble ou traité dossier après dossier quand l’urgence arrive ?

À l’heure où l’on parle de changement climatique, de disponibilité de la ressource en eau, d’enneigement de culture, d’accueil de nouvelles clientèles et de développement quatre saisons, ces questions ne sont plus secondaires.

Une station résiliente, ce n’est pas seulement une station qui sait vendre une belle image.

C’est une station capable de garantir durablement l’eau, l’assainissement, l’accès, la sécurité et les services de base qui rendent tout le reste possible.

Les remontées mécaniques se voient.

Les réseaux beaucoup moins.

Mais quand les réseaux ne suivent plus, tout le monde finit par le voir.

Alors pourquoi ne pas publier un état des lieux global des infrastructures de Gourette, avec les investissements nécessaires sur dix ou quinze ans ?

Ce serait peut-être moins spectaculaire qu’une grande annonce.

Mais probablement beaucoup plus utile pour préparer l’avenir.

GOURETTE : LES PYRÉNÉES RÉSISTENT. ET GOURETTE, PRÉCISÉMENT ?En mars dernier, N’PY publiait un bilan plutôt rassurant po...
21/09/2026

GOURETTE : LES PYRÉNÉES RÉSISTENT. ET GOURETTE, PRÉCISÉMENT ?

En mars dernier, N’PY publiait un bilan plutôt rassurant pour la saison 2025-2026.

Malgré une météo compliquée, les sept stations du réseau avaient déjà enregistré 1,783 million de journées-skieurs. C’était encore 6 % de mieux que la moyenne des trois saisons précédentes, et seulement 1,7 % de moins que l’hiver précédent.

Autrement dit, les Pyrénées continuent d’attirer.

C’est une bonne nouvelle.

Mais il manque toujours une donnée qui nous intéresse particulièrement : celle de Gourette.

Combien de journées-skieurs cette saison ? Quelle évolution par rapport à 2025 ? À 2020 ? À 2015 ? Quelle fréquentation pendant les vacances et hors vacances ? Quelle part de clientèle espagnole ? Quelle recette par journée-skieur ? Quelle évolution du chiffre d’affaires ?

Ce ne sont pas des questions accessoires.

On investit massivement dans la station, on parle de modernisation, de quatre saisons, d’expérience client et d’adaptation climatique. La moindre des choses est donc de pouvoir mesurer simplement si Gourette regagne du terrain.

Les chiffres globaux du réseau N’PY sont utiles, mais ils ne permettent pas de savoir si toutes les stations évoluent de la même manière.

Et c’est justement cela qui nous intéresse.

1/ Si Gourette progresse, il faut le dire et le montrer.

2/ Si elle progresse moins vite que les autres, il faut comprendre pourquoi.

3/ Si elle recule, il faut arrêter de chercher des explications générales et regarder ce qui se passe ici.

Nous ne demandons pas des centaines de pages.

Un tableau annuel suffirait : journées-skieurs, fréquentation, chiffre d’affaires, nombre de jours d’ouverture, satisfaction client, nuitées, fréquentation estivale, évolution sur cinq ou dix ans.

Les chiffres ne règlent pas les problèmes.

Mais ils empêchent au moins de raconter n’importe quoi sur leur évolution.

Alors, pourquoi ne pas publier chaque année un vrai bilan Gourette, simple, complet et comparable ?

GOURETTE : 85 000 VISITEURS. MAINTENANT, COMMENT LES FAIRE RESTER ?(Image d’illustration générée par IA)Il faut aussi sa...
17/09/2026

GOURETTE : 85 000 VISITEURS. MAINTENANT, COMMENT LES FAIRE RESTER ?

(Image d’illustration générée par IA)

Il faut aussi savoir regarder les bonnes nouvelles.

Pendant les quatre semaines des vacances d’hiver 2025, Gourette a accueilli environ 85 000 visiteurs venus de l’extérieur des Pyrénées-Atlantiques. C’était 72 % de plus que l’année précédente.

La hausse des excursionnistes était spectaculaire : +86 %. Mais les nuitées ont elles aussi progressé de 23 %, et 58 % des séjours réservés l’étaient à la semaine.

Ces chiffres racontent quelque chose d’important : Gourette sait encore attirer. Et quand les conditions sont réunies, elle sait aussi faire séjourner.

C’est plutôt rassurant après tout ce qu’on entend sur la disparition du ski, le désintérêt des familles ou l’inéluctable déclin des stations.

Mais cela pose la question suivante.

Que faisons-nous de ces 85 000 visiteurs une fois qu’ils sont là ?

Parce qu’entre quelqu’un qui monte skier quelques heures avant de redescendre et une famille qui passe plusieurs jours sur place, dort à Gourette, fréquente les restaurants, les commerces, loue du matériel et découvre la vallée, l’impact économique n’est évidemment pas le même.

C’est là que le cœur de station redevient essentiel.

L’hébergement, les commerces, les restaurants, les activités après le ski, les animations, les services pour les enfants et les non-skieurs ne sont pas des accessoires. Ce sont eux qui transforment une journée de ski en séjour touristique.

Et c’est probablement l’un des enjeux les plus importants pour Gourette : ne plus mesurer seulement combien de personnes montent, mais combien restent, combien dépensent sur place et combien reviennent l’année suivante.

Les chiffres de 2025 montrent qu’il existe encore une demande forte.

À nous maintenant de transformer cette fréquentation en fidélité et en activité économique pour toute la station et toute la vallée.

Attirer est une première victoire.

Donner envie de rester et de revenir, c’est là que commence vraiment le travail.

Quand vous venez à Gourette, qu’est-ce qui vous donnerait envie d’y passer plusieurs jours plutôt qu’une seule journée ?

GOURETTE : QUATRE SAISONS… OU HUIT SEMAINES ?Il se passe des choses intéressantes à Gourette l’été, et il faut le reconn...
13/09/2026

GOURETTE : QUATRE SAISONS… OU HUIT SEMAINES ?

Il se passe des choses intéressantes à Gourette l’été, et il faut le reconnaître.

Le Bike Park propose aujourd’hui 17 kilomètres d’itinéraires, un espace pour les enfants, plusieurs niveaux de pratique et de la trottinette tout-terrain. Cette année, Gourette a même lancé l’Open Ride fin juin et ouvert ponctuellement le télésiège de Plaa Ségouné pour permettre d’accéder plus facilement aux lacs d’altitude.

Tout cela va dans le bon sens.

Mais il y a un chiffre qui pose question : le fonctionnement continu du Bike Park et de la télécabine de Bézou s’est concentré cette année entre le 4 juillet et le 30 août.

Huit semaines.

Or quand on parle depuis des années de « station quatre saisons », le véritable enjeu est précisément là.

Que propose Gourette à une famille qui veut venir trois jours au mois de juin ? À un couple qui cherche la fraîcheur de la montagne en septembre ? À des randonneurs en octobre ? Que reste-t-il ouvert ? Où dort-on, où mange-t-on, quelles activités trouve-t-on, quelle animation donne envie de rester plutôt que de simplement traverser la station ?

Il ne s’agit pas forcément de faire tourner des remontées mécaniques douze mois par an. Ce serait caricatural.

Il s’agit de construire une destination dont l’activité économique ne se concentre plus presque exclusivement sur quelques semaines d’hiver et quelques semaines d’été.

Et Gourette a des cartes extraordinaires pour cela : le col d’Aubisque, les lacs, la randonnée, le vélo, le VTT, le patrimoine naturel, la proximité de Pau et de l’Espagne, les Eaux-Bonnes juste en dessous.

Le problème n’est donc peut-être plus de trouver quoi vendre.

Le problème est de transformer toutes ces richesses en une offre lisible, organisée et suffisamment longue pour faire vivre des hébergements, des commerces et des emplois.

Le quatre saisons ne se mesure pas au nombre d’activités inscrites sur une brochure.

Il se mesure au nombre de semaines pendant lesquelles on peut réellement venir à Gourette et y vivre un séjour complet.

Alors, pourquoi ne pas se fixer un objectif simple : chaque année, gagner quelques semaines de vraie saison touristique ?

Vous êtes déjà venus à Gourette en juin, septembre ou octobre ? Qu’y avez-vous trouvé ouvert ?


*Image d’illustration générée par IA

GOURETTE : ET SI NOTRE MEILLEURE OPPORTUNITÉ ÉTAIT AUSSI L’ÉTÉ ?On parle tellement de l’avenir du ski qu’on en oublierai...
09/09/2026

GOURETTE : ET SI NOTRE MEILLEURE OPPORTUNITÉ ÉTAIT AUSSI L’ÉTÉ ?

On parle tellement de l’avenir du ski qu’on en oublierait presque une évolution beaucoup plus immédiate : les Français regardent de plus en plus vers la montagne pour leurs vacances d’été.

Pour l’été 2026, l’Association nationale des maires des stations de montagne annonçait fin juin un taux d’occupation prévisionnel de 48,7 % pour juillet et août, en progression sur un an. En une seule semaine, les réservations avaient encore augmenté de 2,5 %. Même dans les Pyrénées, où juillet démarrait plus doucement, la demande se reportait sur août.

Ce n’est pas encore un raz-de-marée touristique. Mais c’est une tendance qu’on aurait tort de regarder passer.

Parce que Gourette a déjà beaucoup de ce que cherchent ces visiteurs : la fraîcheur, les paysages, l’Aubisque, la randonnée, le VTT, les lacs d’altitude, les activités nature et une vraie proximité avec Pau.

Cet été encore, la station a proposé son Bike Park, des activités pour les familles, des sorties autour de la faune et de la flore, l’accès aux lacs de Plaa Ségouné et même un nouvel événement VTT avec le Gourette Open Ride.

Donc la question n’est pas de savoir si Gourette peut exister l’été. Elle existe déjà.

La question est de savoir si nous sommes en train d’en faire une véritable saison touristique.

Combien de personnes viennent réellement à Gourette entre juin et septembre ? Combien y dorment ? Combien restent deux ou trois jours ? Combien dépensent dans les commerces et les restaurants ? Combien découvrent la station l’été et reviennent ensuite l’hiver ? Et surtout, comment ces chiffres évoluent-ils ?

Voilà des données qu’il serait intéressant de connaître.

Car le “quatre saisons” ne devrait pas être seulement une formule utilisée lorsqu’on parle de changement climatique. Cela devrait être un objectif économique mesurable.

Gourette possède déjà la montagne.

Il reste à construire autour d’elle une vraie raison de venir, de rester et de revenir lorsque les skis sont rangés.

Vous venez à Gourette l’été ? Qu’est-ce qui vous y attire aujourd’hui, et qu’est-ce qui vous ferait y rester plusieurs jours ?

GOURETTE : 34 MILLIONS D’EUROS PLUS T**D, QU’EST-CE QUI A VRAIMENT CHANGÉ ?34 millions d’euros HT ont été engagés pour m...
05/09/2026

GOURETTE : 34 MILLIONS D’EUROS PLUS T**D, QU’EST-CE QUI A VRAIMENT CHANGÉ ?

34 millions d’euros HT ont été engagés pour moderniser Gourette.

C’est considérable. Et personne ne peut sérieusement soutenir qu’il ne fallait rien faire.

De nouvelles remontées, un second front de neige, des pistes retravaillées, davantage de neige de culture, une volonté affichée d’adapter la station au changement climatique et de préparer un modèle plus « quatre saisons » : sur le papier, l’ambition existe.

Mais un investissement public n’est pas un résultat.

Ce qui compte maintenant, c’est ce qu’il produit réellement.

Est-ce que Gourette attire davantage de visiteurs ? Les habitués reviennent-ils ? La fréquentation progresse-t-elle durablement ? Les clients sont-ils plus satisfaits ? Les remontées sont-elles plus fiables ? Le nombre de pistes réellement ouvertes s’améliore-t-il ? Les commerces en voient-ils les effets ? Les nuitées augmentent-elles ? L’été commence-t-il enfin à peser dans l’économie de la station ?

Ce sont des questions simples.

Et justement parce qu’il s’agit d’argent public, les réponses devraient l’être aussi.

Nous aimerions voir chaque année un bilan lisible de Gourette : fréquentation, chiffre d’affaires, journées-skieurs, nombre de jours d’ouverture, disponibilité des équipements, satisfaction des clients, activité estivale, nuitées et retombées pour le territoire.

Pas pour chercher systématiquement ce qui ne va pas.

Au contraire : si les investissements portent leurs fruits, il faut pouvoir le montrer.

Mais si certains indicateurs continuent de reculer malgré 34 millions d’euros engagés, il faut aussi pouvoir comprendre pourquoi et corriger la trajectoire.

Depuis trop longtemps, le débat sur Gourette oscille entre annonces d’investissements et explications sur les difficultés rencontrées.

Il manque une chose assez basique : le résultat.

34 millions d’euros, ce n’est pas seulement ce qu’on a dépensé.

La vraie information, c’est ce que Gourette a gagné en échange.

Alors publions les chiffres.

Et regardons-les ensemble.



Images d’illustration générées par IA

GOURETTE : PEUT-ON RELANCER UNE STATION EN LAISSANT SON CŒUR BLOQUÉ ?Quand on parle de l’avenir de Gourette, on pense sp...
01/09/2026

GOURETTE : PEUT-ON RELANCER UNE STATION EN LAISSANT SON CŒUR BLOQUÉ ?

Quand on parle de l’avenir de Gourette, on pense spontanément aux remontées mécaniques, aux pistes, aux animations ou au tourisme quatre saisons. Mais une station, c’est aussi un ensemble qui doit fonctionner : des hébergements, des commerces, des accès, du stationnement et un cœur de station cohérent.

C’est dans ce cadre que la situation du Valentin concerne directement RVO.

Non pas pour intervenir dans le dossier de copropriété, qui relève d’un autre combat, mais parce que le préfet lui-même reconnaît qu’une fermeture totale ou partielle aurait des conséquences majeures sur l’activité économique, touristique et résidentielle de Gourette et de la vallée d’Ossau.

À partir de là, il n’est plus possible de présenter le sujet comme une simple affaire privée sans rapport avec le devenir de la station.

Quand un ensemble immobilier de cette importance se retrouve durablement bloqué, ce sont aussi des capacités d’hébergement, du stationnement, des commerces, des circulations et l’image même de la destination qui peuvent être affectés. Le problème devient territorial.

D’autres stations ont été confrontées au vieillissement de leur immobilier touristique et aux difficultés des grandes copropriétés. Elles n’ont pas toutes réussi, mais certaines ont au moins cessé d’attendre une solution spontanée. Des programmes nationaux ont accompagné des dizaines de stations pour réunir collectivités, propriétaires, financeurs, professionnels du tourisme et ingénierie technique autour d’un projet commun. Dans les Alpes, une foncière dédiée a même été créée pour acquérir, rénover et remettre sur le marché des logements vieillissants dans plusieurs grandes stations.

Il existe aussi des outils permettant de traiter ensemble l’immobilier touristique, les espaces publics, le stationnement, les infrastructures et les services. Autrement dit, ailleurs, on a compris qu’une résidence centrale ne pouvait pas toujours être dissociée du projet de destination.

Cela ne signifie pas que l’argent public devrait effacer les responsabilités privées ou financer n’importe quelle solution. Cela signifie qu’un blocage ayant des conséquences sur toute une station doit être intégré à une stratégie d’ensemble, avec une gouvernance claire, des objectifs et un calendrier.

Gourette ne pourra pas retrouver une dynamique durable si chacun traite séparément son petit morceau du problème.

Qui porte aujourd’hui cette vision globale, capable de relier l’hébergement, le stationnement, les commerces, le cœur de station et l’avenir touristique de la vallée ?

GOURETTE : UNE STATION NE SE REDRESSE PAS PAR MORCEAUXÀ Gourette, chaque difficulté semble avoir son dossier, son interl...
25/07/2026

GOURETTE : UNE STATION NE SE REDRESSE PAS PAR MORCEAUX

À Gourette, chaque difficulté semble avoir son dossier, son interlocuteur, son calendrier et parfois son silence.

Le stationnement d’un côté. Les navettes de l’autre. L’immobilier touristique ailleurs. Le Cardet, les commerces, les hébergements, le cœur de station, les activités hors ski : autant de sujets souvent traités séparément, alors qu’ils produisent ensemble l’expérience réelle de la station.

Le Valentin en est un exemple. Il s’agit d’abord d’un dossier de copropriété qui doit être traité comme tel. Mais le préfet lui-même a reconnu que le risque d’une fermeture totale ou partielle aurait des conséquences bien au-delà des seuls propriétaires, sur l’activité économique, touristique et résidentielle de Gourette et de la vallée.

Le lien existe donc, sans confondre les sujets.

Une résidence centrale fragilisée, des capacités d’hébergement menacées, du stationnement bloqué, des commerces affectés et une image dégradée ne sont plus seulement un problème privé. Cela devient un problème de destination.

Les stations qui parviennent à sortir de ce type d’impasse n’ont généralement pas trouvé une solution miracle. Elles ont commencé par réunir les acteurs, nommer un pilote et regarder le territoire dans son ensemble. Les collectivités décident, les professionnels apportent leur expérience, les habitants et les collectifs documentent le terrain, les propriétaires sont associés, puis chacun sait ce qu’il doit faire.

À Gourette, les collectifs peuvent alerter et proposer. Les commerçants peuvent témoigner. Les usagers peuvent expliquer pourquoi ils reviennent ou pourquoi ils partent. Mais aucun de ces acteurs ne peut remplacer une volonté politique capable de coordonner l’ensemble.

La question n’est donc plus de savoir si Gourette dispose encore d’atouts. Elle en a.

La question est de savoir qui accepte de prendre la direction du projet, d’arbitrer les priorités et de rendre publiquement compte des résultats.

Parce qu’une station ne se redresse pas par morceaux. Elle se redresse avec une vision commune.

Qui devrait aujourd’hui porter cette coordination pour Gourette et la vallée d’Ossau ?

Adresse

Place Sarrière
Gourette
64440

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