Nuances Nuances est l'association LGBT+ friendly de CentraleSupélec.

Elle a pour but d'organiser des événements sur le campus de Gif comme des soirées, des distributions de gâteaux et de préservatifs, des campagnes de dépistage et des conférences. Nuances est le produit de la fusion de CentraLGBT avec Contre-Courant, les deux associations de Centrale et Supélec.

Comme chaque année le 20 novembre, c'est la journée du souvenir trans (Trans Day of Remembrance en anglais).Cette journé...
20/11/2022

Comme chaque année le 20 novembre, c'est la journée du souvenir trans (Trans Day of Remembrance en anglais).

Cette journée vise à commémorer toutes les personnes trans et/ou non-binaires victimes de meurtres transphobes dans l'année.

Les statistiques du site tdor.translivesmatter.info comptabilisent 390 victimes entre le 1er octobre 2021 et le 30 septembre 2022.
Ce nombre est en augmentation par rapport à l'année dernière, et la grande majorité (~95%) de ces victimes étaient des femmes trans. De plus la majorité d'entre elles étaient des personnes racisées.

Encore en 2022, il faut que les mentalités changent et que ces meurtres cessent.

Vous pouvez consulter différentes statistiques sur https://tdor.translivesmatter.info/reports
Et pour vous informer sur la transidentité afin de faire changer les mentalités, n'hésitez pas à relire ces deux posts :
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid0DZGPBGdEoY9QSSzWoAYTfUrwYmgfBpgGkHKjSJaZ1G4Nk9prbBMBPTCb8B4ArqoXl&id=510177986009015
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02sHciusTxCcb9uyPDz4PvqKTJKKWvFRx61qQdcNLDyELsME8tHQoTvjK55v6A3JTSl&id=510177986009015

Bonsoir CentraleSupélec ! Aujourd'hui c'est le dernier jour du mois des fiertés, on vous propose un article historique s...
30/06/2022

Bonsoir CentraleSupélec !
Aujourd'hui c'est le dernier jour du mois des fiertés, on vous propose un article historique sur l'origine de la marche des fiertés. Bonne lecture !

"Stonewall was a riot", cette phrase est assez répandue dans les milieux q***r (LGBTQIA+) et peut être l'avez vous déjà entendue ou même vue sur les pancartes de manifestant•es LGBT+.. Mais Stonewall, c’est quoi ? Quel rapport avec la fameuse Pride ou Marche des Fiertés ?

- Qu’est-ce que Stonewall ?

Pour faire court : Stonewall est un bar gay newyorkais qui fut le théâtre de deux nuits d’émeutes les 28 et 29 juin 1969. Mais pour mieux comprendre le contexte historique de ces émeutes, parlons un peu de l’histoire de l’homosexualité aux Etats-Unis.
Dans les Etats-Unis des années 60, la paranoïa de la guerre froide fait des ravages, et racisme et homophobie vont main dans la main. Les g**s et les lesbiennes sont victimes du conservatisme de la société américaine et des excès du macCarthysme au même titre que les Noirs américains, les anarchistes et autres opposants politiques. En 1952, l’homosexualité est inscrite au registre des maladies mentales, les membres de la communauté LGBT+ sont victimes de discriminations à toutes les échelles et il est illégal de porter des vêtements contraires à son sexe assigné à la naissance. Dans ce contexte, les lieux de socialisation LGBT+ tels que bars et dancings gay sont illégaux, contrôlés par la mafia et victimes de raid policiers récurrents.

Depuis les années 50, des groupes marginaux commencent à s’opposer à ces discriminations, par des sit-ins et des petites émeutes, mais le mouvement LGBT+ manque d’unité, en particulier sur la côte est.

28 juin 1969, New York City. Au milieu de la nuit, la police lance un raid dans un bar gay, le Stonewall Inn. Les personnes présentes, parmi lesquelles figurent de nombreuses drag queens et lesbiennes butch (ie masculines), sont arrêtées et violentées, soumises à des contrôles d’identité invasifs. La plupart résistent et l’atmosphère se tend, et on raconte que l’émeute éclate réellement quand Stormé deLarverie, une femme lesbienne butch, résistant à son interpellation, encourage les passants à la révolte : "Why don't you guys do something ?".

S'ensuivent deux nuits d’émeute devant le Stonewall Inn, sous l'œil tantôt compatissant, tantôt révolté des New-yorkais. Nombreux sont ceux qui déplorent l’image violente que donnent ces événements aux personnes LGBT+ ; mais Stonewall encourage à l’activisme. Le Front de libération gay (GLF en anglais) est fondé dans la foulée, et un an jour pour jour après les émeutes, la première gay pride est célébrée à New-York, Los Angeles et Chicago.

- L’héritage de Stonewall

Quel est le bilan aujourd'hui ? Le mois de juin est appelé “Pride month” en référence aux événements de juin 1969, et si de nombreux progrès ont été faits depuis 1969, cette lutte est malheureusement loin d'être finie.
Des progrès restent à faire, en particulier au niveau du traitement des personnes transgenres. La PMA pour tous•tes, certes un grand pas en avant, ne l'est pas vraiment pour tout le monde : elle exclut les personnes trans, et est toujours aussi compliquée pour les personnes racisées. Les personnes intersexes (voir post dédié si vous ne savez pas ce que c'est) quant à elles, sont toujours mutilées à la naissance et largement incomprises tant par la société que par le corps médical.

Aux Etats-Unis, de nombreuses lois discriminant les personnes trans sont passées, limitant leur accès à des soins médicaux adaptés ainsi que leurs libertés dans l’éducation et la pratique du sport. Les US peuvent nous sembler très éloignés de nous, mais la rhétorique TERF*, qui a complètement envahi le paysage médiatique aux UK, semble parfois suivre la même direction en France. Les polémiques autour de l’illumination du stade de Munich aux couleurs LGBT+ pendant l’Euro de foot 2021 montrent bien que tout n’est pas acquis, et la situation dans certains pays d’Europe semble régresser.

Par exemple, l'an dernier, à la Pride de Paris organisée par l'InterLGBT, des TERFs étaient présentes en tête de cortège, à la stupéfaction de toutes les personnes trans présentes.
Et pourtant, il y a 52 ans, Marsha P Johnson, femme trans noire, handicapée et drag Queen, était une figure majeure du mouvement de libération q***r : elle a participé au premier rang aux émeutes de Stonewall et a oeuvré toute sa vie pour les droits des personnes trans et plus largement des membres de la communauté LGBT+.

Peut-être est-il alors temps de se souvenir de notre histoire et de rendre hommage aux militant•es qui nous ont précédé. "Stonewall was a riot", plus qu’un réel appel à l’émeute, nous rappelle que rien n’est acquis et nous invite à éviter les disputes intestines.

- Lexique

*TERF : "trans-exclusionnary radical feminists", se définissent elle-mêmes comme des féministes transphobes : selon elles, les femmes trans menaceraient le combat féministe par leur seule existence. La présence de célébrités comme JKRowling au sein de ce mouvement ne fait que rendre la vie et le combat des femmes trans encore plus pénibles dans une société où la transphobie est encore rampante

Bonjour CentraleSupélec ! Aujourd'hui (24 mai), c'est la journée de visibilité pansexuelle, et pour l'occasion on contin...
24/05/2022

Bonjour CentraleSupélec ! Aujourd'hui (24 mai), c'est la journée de visibilité pansexuelle, et pour l'occasion on continue notre série de présentation des drapeaux lgbt+, avec les drapeaux bisexuel et pansexuel.

● Qu'est ce que c'est ?
On est bisexuel·le quand on est attiré·e par des personnes du même genre que soi et par des personnes d’autres genres.
Cette attirance peut être sexuelle et/ou romantique (si on veut parler précisément d’attirance romantique, on parlera aussi de biromantisme), et peut être aussi forte pour tous les genres ou pas : la bisexualité est un spectre !
A l’origine, le terme bisexualité vient de “bi” pour “deux”, désignant une attirance envers deux genres : les hommes et les femmes, mais cette vision binaire n’est plus utilisée, et l’attraction envers les personnes non-binaires est de nos jours incluse.

Vous avez probablement aussi entendu le terme "pansexualité", qui est proche, mais peut être utilisé par les personnes qui considèrent que le genre de la personne en face n'est pas ce qui importe dans leurs attirances.

● Idées reçues
Une simple phase ?
Il est évidemment normal de se poser des questions concernant son orientation, et certain·e·s s’identifient comme bi ou pan pendant un temps avant de changer d’étiquette. Toutefois la plupart des personnes pan/bisexuelles le restent toute leur vie sans alterner entre hétérosexualité ou homosexualité, c’est une orientation sexuelle à part entière. Ce ne sont pas non plus des homos refoulé·e·s, ni des hétéros qui veulent juste expérimenter.

Même en couple hétéro ?
Une personne bi dans un couple hétérosexuel n’en est pas moins bi, et fait tout autant partie de la communauté LGBT+. (Il en est de même si elle est dans un couple homosexuel, ou si elle n’est pas en couple évidemment.)

Moins fidèles ?
Les personnes bi ne sont pas plus ou moins fidèles que les personnes hétéros ou homos. Iels ne sont pas attiré·e·s par tout le monde, de la même manière que les personnes hétéros ne sont pas attiré·e·s par toutes les personnes du genre opposé. Il ne faut pas croire qu’iels ressentent le besoin de sortir avec des hommes et des femmes en même temps.
Et les personnes bi n’ont pas non plus une sexualité exacerbée par rapport au reste du monde, et les meufs bis ne rêvent pas toutes de faire un plan avec un couple hétéro.

● Les drapeaux
Le drapeau bi est constitué de trois bandes horizontales magenta, violette et bleue, de largeurs différentes. Le rose figure pour l’attirance envers des personnes du même genre que soi, le bleu envers des personnes d’un autre genre, et le violet au milieu représente l’attirance pour plusieurs genres.
Le drapeau pan est constitué de trois bandes de même largeur : une rose représentant l’attirance envers les femmes, une bleue pour l’attirance envers les hommes, et une jaune pour l’attirance envers les personnes non-binaires.

● Pour aller plus loin :
Petite brochure concise et assez complète écrite par Le Mag, asso de jeunes lgbt+ :http://www.mag-jeunes.com/wp-content/uploads/2016/09/brochure-bi.pdf

Pages insta de "Paye Ta Bi" et "Paye ta pan", recueils de témoignages :
https://instagram.com/payetabi/ https://instagram.com/payetapan/

Site de la communauté bi américaine pour avoir tout plein d'infos et de fun facts : https://bi.org/en

Une vidéo de debunk d'idées reçues sur la bisexualité (pas mal de recouvrement avec le présent post, mais elle est bien pour partager + il y a des ressources complémentaires) : https://youtu.be/pd3i94ZMCJQ

Voir aussi ce post sur instagram : https://www.instagram.com/p/Cd8ovJBoP-F/

19/05/2022

On a rencontré Sophie du Chayla pour EtudiantGouv à l'occasion de notre dernière journée de dépistage IST organisée à CentraleSupélec ! L'occasion de rappeler, avec le président du Caélif étudiant.e.s lgbtq+ dont Nuances est membre, notre ligne directrice : "Oui, j'ai une légitimité à exister comme ça."

On est là pour vous, pour créer un climat pacifié et inclusif à CS et ailleurs ❤🏳️‍🌈

L'intégralité de l'interview par ici ----> https://twitter.com/i/status/1526530779005739008

Le 17 mai, c’est la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. À cette occasion, on v...
17/05/2022

Le 17 mai, c’est la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. À cette occasion, on vous donne un petit guide pour être un·e bon·ne allié·e et lutter à votre échelle contre les LGBT-phobies, sous la forme de 10 conseils !

1/ Ne révélez pas l’identité d’une personne LGBT+ à un tiers sans son autorisation
Votre meilleur·e ami·e est LGBT+ mais iel n’a pas fait de coming-out ? Évitez de parler de son identité avec des tiers sans être sûr·e qu’iel est prêt·e à révéler la nouvelle ! “Outer” une personne LGBT+ sans son autorisation, cela peut la mettre en danger, cela peut la mener à perdre sa famille ou son travail, et c’est trahir sa confiance. Si vous n’êtes pas sûr·e de ce qu’on peut dire avec qui, parlez-en à votre ami·e pour ne pas commettre d’impair.

2/ Défendez vos ami·es LGBT+ qui font face aux LGBT-phobies
Corriger un mégenrage, relever une remarque lesbophobe, ou simplement les assurer de votre soutien, ça rend la vie beaucoup plus agréable. Vous pouvez même les accompagner à la marche des fiertés, c’est aussi pour les allié·e·s !

3/ Demandez leurs pronoms à vos ami·es sans hésitation
Si vous avez un doute sur le genre de quelqu’un, mieux vaut lui demander gentiment avant de supposer son genre : “mes pronoms sont il/lui, et toi tu préfères lesquels ?”, c’est une question simple qui évite de nombreux malaises ! Et plus cette question sera normalisée (même si vous ne connaissez pas de personne trans), plus notre société sera inclusive pour les personnes n’entrant pas dans une norme cisgenre.

4/ Luttez contre la sexualisation des lesbiennes
“Vous m’invitez pour regarder ?”, “Moi j’ai rien contre les lesbiennes, je trouve ça sexy”, ce sont bel et bien des remarques lesbophobes. Elles sexualisent les relations sapphiques en les réduisant à un objet de désir pour les hommes hétérosexuels. Ces remarques ne seraient pas acceptables si elles étaient dirigées envers un couple hétérosexuel, elles ne le sont pas non plus quand elles visent les couples de femmes ! Alors faites passer le message…

5/ Ne demandez pas aux personnes bi et pan de choisir
Les personnes bi et pan font souvent face à des remarques très condescendantes telles que "il faut choisir", "c'est la mode", "tu cherches à te faire remarquer"... La bisexualité et la pansexualité, ce sont des identités réelles et légitimes. Quand on s’identifie à une étiquette LGBT+, c’est pour exprimer sa différence et partager son expérience : on est LGBT+ pour soi-même, pas pour le regard des autres.

6/ Ne commentez pas la réussite des transitions
“On ne dirait pas que tu es trans” : cette remarque part peut-être d’un bon sentiment mais elle est très blessante et sexiste. Elle sous-entend que pour “réussir” sa transition, il faut ressembler à l’idée que l’on se fait d’un homme ou d’une femme. Une transition réussie, c’est une transition qui permet à la personne concernée de se sentir bien dans sa peau, pas une transition qui la fait entrer dans une case.

7/ Soutenez les personnes non-binaires, qu’elles aient une présentation féminine, masculine ou androgyne
Là encore (cf remarque précédente), une personne non-binaire n’est pas nécessairement androgyne. “Tu es trop féminine pour être non-binaire”, “pourtant tu ressembles vachement à un homme” sont des remarques à éviter.

8/ Ne questionnez pas les identités
Si une personne LGBT vous parle de son identité, évitez de remettre en question cette dernière. S'identifier comme gay, lesbienne, transgenre, bisexuel•le, etc. est avant tout une question de ressenti personnel.

9/ Informez-vous sur les identités LGBT+ sur les réseaux sociaux des associations
La meilleure façon d’être un·e allié·e, c’est de se renseigner auprès des principaux concernés. Les associations LGBT+ sont présentes sur les réseaux sociaux et effectuent un excellent travail de pédagogie pour décrypter les identités LGBT+. Vous pouvez même suivre Nuances sur Instagram pour profiter de contenus inédits made in CS (des infos arrivent très bientôt !) https://www.instagram.com/nuances_cs/

10/ Venez lire les bouquins de Nuances :)
Des livres sélectionnés par nos soins, portant sur différentes thématiques LGBT+, seront très prochainement disponibles à l’emprunt à l’Interlocal (en Diagonale Eiffel). N’hésitez pas à y jeter un coup d'œil !

Bonjour, CentraleSupélec ! Notre série de posts sur les drapeaux LGBT+ continue, avec aujourd’hui, le drapeau asexuel. O...
21/02/2022

Bonjour, CentraleSupélec ! Notre série de posts sur les drapeaux LGBT+ continue, avec aujourd’hui, le drapeau asexuel. On espère que vous apprendrez quelques trucs !
L'asexualité est un terme large, qui regroupe un "spectre" de plusieurs autres appellations qui ont pour motif commun une absence, plus ou moins marquée, de sa sexualité.
Dans sa définition large, une personne s'identifiant comme "Ace" (l'abréviation la plus commune, à prononcer à l’anglaise, “èïss”) ne ressent pas l'envie de s’engager dans des relations sexuelles.
C'est une orientation, tout comme peut l'être la bisexualité par exemple ; c'est d'ailleurs l'origine du blanc (représentant l'alliance avec les orientations où l'attirance sexuelle est présente, comme le spectre homo-/hétérosexuel) et du noir (représentant son absence) sur le drapeau. Pour mieux comprendre une des orientations les plus variées du sigle "LGBT+", on peut regarder les concepts qui définissent le plus souvent une relation.
Un de ces concepts est "l'attirance sexuelle" : c'est le fait de ressentir un désir sexuel dirigé vers une personne. C'est un concept distinct de la libido, qui signifie plutôt le désir de s'engager dans une activité sexuelle (ma********on incluse), sans forcément d’objet particulier. Les stéréotypes sur l'asexualité font souvent penser à une personne qui n'aurait ni l'un ni l'autre et ne pratique pas d'activité sexuelle ; en réalité, si le cas existe, il y a beaucoup de personnes aces qui ressentent l'un et / ou l'autre et qui potentiellement pratiquent le sexe dans certains cas.
Une des "variantes" les plus courantes de l'asexualité est la "greysexualité" : elle désigne les personnes ne ressentant que rarement de l'attirance sexuelle. Le terme "demisexualité" est plus précis, désignant une attirance sexuelle uniquement après qu'un lien émotionnel fort se soit noué (notons que c'est un prérequis, pas une condition suffisante). Il existe aussi beaucoup d'autres termes adoptés par la communauté ace pour définir plus précisément les cas de figure qui régissent ses attirances - comme l'akoisexualité, qui définit une attirance sexuelle qui s'estompe si elle est réciproque. On parle souvent de "spectre" de l'asexualité, pour se rappeler que les modes d'asexualités sont multiples et que si on se sent ace, on se situe souvent quelque part entre plusieurs mots. Cette "zone grise" est représentée par la bande grise du drapeau.
Un autre aspect est la pratique d'activités sexuelles en elles-mêmes. Si certaines personnes asexuelles s'en abstiennent complètement, d'autres les pratiquent : parfois épisodiquement, ou seulement avec certaines personnes pour les gray- et demi-ace ; parfois seulement avec soi-même, parfois seulement certaines catégories d'activités, par exemple, le sexe oral, le sexe sans pénétration, ou d'autres formes de sexe comme voyeurisme ou exhibitonnisme…
Il faut aussi garder en tête qu'on peut très bien participer à une activité sexuelle sans pour autant ressentir d'attirance et sans en souffrir : on peut apprécier le plaisir des partenaires, ou simplement l'activité indépendamment des partenaires - c'est aussi pour ça que libido et attirance sont séparés !
On croit souvent qu'une personne asexuelle ne sera jamais en relation avec une autre personne. C'est ici qu'il est important de nuancer l'attirance sexuelle et l'attirance romantique. Pour beaucoup - et même des gens qui ne se diraient pas ace ! - l'attraction romantique et sexuelle ne sont pas identiques, ni forcément liées. Une personne ace (où qu'elle se situe sur le "spectre") peut se placer autrement sur le "spectre" du romantisme, dont la communauté utilise un vocabulaire très similaire. Par exemple, une personne se définissant comme demisexuelle et biromantique est susceptible de former des relations romantiques avec quelqu'un, mais ne ressentira pas d'attirance sexuelle avant que le lien de relation ne s'établisse pour elle.
Tous ces termes, comme la plupart des termes du sigle "LGBT+", ne sont pas des descripteurs fixes et rigides ; il est rare qu'on se retrouve exactement dans une définition, et possible qu'on évolue dans son orientation au cours du temps. Ce sont plutôt des mots auxquels on peut choisir de s'identifier, en partie si besoin, pour parler, expliquer et partager une expérience commune. Si une grande majorité des "variantes" ont aussi leur propre drapeau, c'est cet esprit de communauté qui est représenté par la bande violette du drapeau ace.

Signification du drapeau :
La bande noire représente l’asexualité, la bande grise représente les personnes greysexuelles et demi-sexuelles, la bande blanche la sexualité, et la bande violette la communauté asexuelle.

Ressources :
L'association américaine AVEN (Asexuality Visibility and Education Network) compile beaucoup d'informations, de définitions et de réflexions plus poussées sur les concepts de cet article, donc si vous êtes intéressé⋅e par le sujet, n’hésitez pas y faire un tour ! Et en français : https://fr.asexuality.org/
Vidéo asexualité 101 : https://www.youtube.com/watch?v=sgzUY2oteqE

Et toi, si tu étais président·e de la République, que ferais-tu pour rendre l'enseignement supérieur inclusif ? 🗳Le Coll...
02/02/2022

Et toi, si tu étais président·e de la République, que ferais-tu pour rendre l'enseignement supérieur inclusif ? 🗳
Le Collectif des Associations Étudiantes LGBTQI+ d'Île-de-France recueille tes propositions pour un enseignement supérieur inclusif ! 🗣🌈
Ça se passe ici (et ça prend quelques secondes) 👉 https://qira8u7ayhn.typeform.com/to/r54dYxtR
On compte sur toi ! 🗣

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Bonsoir CentraleSupélec ! Dans notre série de posts sur les drapeaux lgbt+, on vous présente aujourd'hui le drapeau inte...
13/01/2022

Bonsoir CentraleSupélec ! Dans notre série de posts sur les drapeaux lgbt+, on vous présente aujourd'hui le drapeau intersexe.

Les personnes intersexes sont des hommes, femmes, ou personnes non-binaires, qui présentent des caractéristiques corporelles qui ne correspondent pas à celles des corps considérés “mâles” ou “femelles” par la société. Cela peut être une différence au niveau des organes génitaux et/ou des taux hormonaux et/ou des caractères sexuels secondaires et/ou des chromosomes. Il est estimé que cela concernerait environ 1,7% des naissances.
Aujourd’hui, les personnes intersexes sont souvent vues par beaucoup comme des anomalies/des erreurs génétiques, ce qui n’est pas le cas. Plutôt, l’intersexuation correspond souvent à des variations des caractéristiques sexuelles (ou autre) qui remettent en cause la binarité du sexe assigné. Malheureusement, beaucoup de personnes intersexes se voient imposer de nos jours des mutilations à la naissance ou plus t**d, afin de modifier leur corps, conduisant souvent à de lourdes séquelles physiques et psychologiques, alors qu’il n’y a la majorité du temps aucune nécessité.
Il est aussi courant de penser que les personnes intersexes sont forcément transgenres, ou sont forcément non-binaires. Et si certaines le sont, ce n’est pas le cas de toutes et cela traduit souvent une confusion entre le sexe et l’identité de genre. De plus, intersexe ne veut pas forcément dire hermaphrodite ni androgyne, il existe mille et une façon d’être intersexe, et cela ne signifie pas forcément se situer entre le sexe “mâle” et “femelle”.

Le rond sur le drapeau représente la complétude et la globalité, signifiant ainsi l’autonomie et le potentiel illimité des personnes intersexes. Le drapeau est en outre peint en jaune et violet, deux couleurs volontairement non genrées. Ainsi le jaune est une couleur ne contenant ni bleu ni rose, tandis que le violet est, quant à lui, le mélange de ces deux couleurs, signifiant ainsi les différentes nuances que peut prendre l’intersexuation...

Ressources :
Sur les idées reçues par rapport aux personnes intersexes : https://www.amnesty.fr/discriminations/actualites/5-fausses-idees-sur-les-personnes-intersexes
Sur les mutilations des personnes intersexes : stop-mutilations-intersexes (point) org
Le site du Collectif Intersexes et Allié•es : https://cia-oiifrance.org , et en particulier cette brochure :https://droitsintersexes.files.wordpress.com/2020/11/4-pages-de-base-version-2020-2.pdf
Bd “C’est quoi intersexe ?” : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.2226736964314977&type=3
Une petite infographie sur le sexe et les éléments qui le déterminent : https://i.imgur.com/bwRdZdc.png

23/12/2021

Bonsoir CentraleSupélec !

Avec les fêtes de fin d'année qui ont commencé, viennent aussi les débats familiaux... plus ou moins houleux. Ainsi, il nous a été suggéré de faire un post sur comment bien passer les fêtes de fin d'année lorsqu'on est LGBT+ et pas out auprès de sa famille, ou dans une famille pas vraiment acceptante. Le sujet est difficile, donc nous avons essayé de compiler quelques idées si jamais vous vous sentez de l’aborder. Le but est surtout de vous donner de quoi (espérons-le) passer au mieux ce moment parfois délicat.

Débutons avec la question du coming out. N’oubliez pas que tous ces conseils sont basés sur nos expériences personnelles et que votre situation sera peut-être différente.

Une stratégie qui peut marcher si vous n’êtes pas out est de lâcher quelques indices petit à petit pour tâter le terrain. Avoir un plan de secours et des ami⋅e⋅s sur lesquel⋅le⋅s vous pouvez compter est très important au cas où vous ayez besoin de support. Parfois, quand c'est applicable, faire son coming out avec son ou sa partenaire peut aider : il s’agit de rappeler la dimension concrète et surtout humaine de la relation.

Avant tout, il est primordial de ne pas se forcer. **Le coming out n’est pas un passage obligatoire**, donc si vous ne vous sentez pas de le faire, maintenant comme plus t**d, pour une quelconque raison, ou que vous avez de bonnes raisons de penser que cela peut être dangereux pour vous, il n’y a aucune pression. La sécurité d’abord !

L’autre lieu commun des réveillons est bien sûr… le débat politique.

Rappelons bien sûr que vous n'avez aucune obligation de débattre sur les questions LGBT+ même si vous êtes concerné⋅e. Vous n'êtes pas obligé⋅e d'assister ou de participer au débat ; si ça devient trop difficile, n'hésitez pas à vous désengager. Mais pour vous aider à traverser les quelquefois inévitables discussions sur les “lobby LGBT” ou la PMA, voici quelques arguments et idées pour vous aider à convaincre ou à tenir tête en cas de discussions houleuses.
Évidemment, ces points ne serviront pas à convaincre toute une famille homophobe, dans ce cas votre sécurité prime avant tout, mais plus à gérer un ou deux membres de votre famille un peu problématiques

* Votre voisin·e de table commence à faire des blagues / insultes / remarques homophobes :

Il n’y a aucun mal à vouloir faire remarquer à quelqu’un que la pique ou la remarque qu’il ou elle vient de lancer était LGBT-phobe ou vous a blessé⋅e. Vous pouvez très bien lui faire remarquer que les mots portent un contexte, et qu’aujourd’hui, il y a certains mots que personne n’oserait utiliser, même en tant qu’insultes. Le langage n'est neutre et non, ce ne sont pas “juste des mots” / “juste une blague”. Les personnes LGBT+ peuvent être particulièrement sensibles à ce genre d’humour, et malheureusement cette LGBT-phobie peut être dangereuse pour votre santé mentale, et contribue à créer une atmosphère peu propice à l'épanouissement des personnes q***rs.

Vous pouvez également faire l’innocent·e et demander en quoi la remarque ou la blague est elle si hilarante. Cela peut permettre de souligner le caractère LGBT-phobe de la blague, et faire comprendre que ça ne fait pas rire tout le monde.

* Le sujet délicat de la PMA pointe le bout de son nez :

L'accès à la PMA (Procréation Médicalement Assistée) est un débat qui malheureusement est encore d’actualité. Il y a des arguments classiques, comme le fait que la PMA était déjà ouverte aux couples souffrant de problèmes de fertilité (ce qui, par ailleurs, concerne 25% des couples mariés), ou qu'interdire la PMA ne va pas empêcher les PMAs, et stigmatiserait simplement les personnes qui y ont recours (un peu comme l’avortement). Vous pourrez également indiquer que sur de nombreuses publications scientifiques sur le développement des enfants dans des couples hétéros ou lesbiens, aucune différence significative n’a été observée. Ou alors que la structure familiale hétérosexuelle, le lien à la gestation ou à la parentalité, n’a rien d’une logique “naturelle” que certains veulent imaginer. (Saviez-vous que dans certaines espèces, la mère mangeait le père après avoir fait l’amour, ou encore que le bonobo est pansexuel ?)

* Un⋅e de vos camarades commence à se plaindre du fait qu’aujourd’hui “on ne peut plus rien dire” :

C'est une réplique courante, souvent associée aux termes "politiquement correct", voire pour les plus littérairement prétentieux, "1984". À moins que vous n'ayez vraiment pas de chance, vous pourrez peut-être comparer au fait que certaines insultes raciales qui étaient utilisées il y a quelques siècles sont devenues complètement inacceptables aujourd'hui. Il en est de même ici, et ne pas être capable de porter des propos intelligents ou humoristiques, sans dire des choses qui peuvent blesser profondément une partie tout à fait non-négligeable de la population, est peut-être le signe que ces propos n'étaient pas si intelligents ou humoristiques en premier lieu, mais simplement de la haine ou de la moquerie.

Pour aller plus loin, voici un article sur un sujet lié :
“Huffington Post - Pourquoil'insulte "en**lé" est homophobe et pose problème dans le foot” : https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-insulte-encule-homophobe-probleme-foot_fr_5d67c99ae4b01fcc69100401

* Votre cousin·e fait une blague ou des remarques sur les “1001 dénominations LGBT / de genre” :

C’est une “critique” récurrente lorsqu’on commence à parler d’identité de genre, ou de sexualité. Souvent, l'idée sous-jacente est que ces dénominations doivent être inventées, ou couper les cheveux en quatre.
Si cet argument sort, vous pouvez faire remarquer que la biologie donne un nom en pseudo-latin savant à tout animal vaguement différent de ce qui est déjà connu, et on ne s'en moque pas pour autant. De la même manière que ces termes ont une utilité dans leur domaine, les termes LGBT+ sont essentiels pour bon nombre de personnes LGBT, car ils leur permettent d'avoir un terme auquel s’identifier, pour pouvoir se décrire et de se rassembler, bref de se sentir moins isolé·e⋅s.
C'est aussi pour ça qu'il existe des termes pour des catégories que certain⋅e⋅s appellerait plutôt “normal” : hétérosexuel, cisgenre, allosexuel, etc. Il s'agit de permettre un discours sur ces sujets, sans imposer des connotations d'“anormalité”.
De plus, vous pouvez également rajouter qu'on ne lui a jamais demandé d’être incollable sur ces dénominations, et qu'aucune personne LGBT+ ne peut non plus prétendre connaître toutes ; ce sont simplement des “termes spécialisés”. Tout ce qui lui est demandé, c'est de respecter ceux et celles qui s’identifient à ces termes, et de ne pas les rabaisser en leur disant “c’est juste des mots”. Les mots ont un sens et une utilité, et nommer c’est commencer à exister...

* Votre sœur ou frère se plaint du “Lobby LGBT” :

Non il n'existe pas de lobby LGBT+, c’est simplement un discours qui vise à disqualifier les mouvements gay, lesbien, bi et trans depuis plusieurs décennies.
En effet, bien qu’il existe des associations de défense des droits des personnes LGBT+, celles-ci forment encore un groupe minoritaire très largement discriminé, comme on le voit à travers les violences et la discrimination qu'il subit encore en France, comme en témoigne les rapports de SOS homophobie. Ce n’est donc pas un groupe dominant, et une simple défense de ce groupe n'a rien à voir donc avec de vrai lobbies (tabac, armes…).

Pour plus d’informations, voici un article sur le sujet : “France Culture - Le lobby LGBT existe-t-il” : https://www.franceculture.fr/societe/le-lobby-lgbt-existe-t-il

Un autre article complémentaire :
“TÊTU - Manuel de survie q***r pour les fêtes de fin d’année en famille” : https://tetu.com/2018/12/24/manuel-de-survie-q***r-pour-les-fetes-de-fin-dannee-en-famille/

Un podcast :

"Binge Audio - Guide de survie aux fêtes de famille" :
https://www.youtube.com/watch?v=AB_2donhzqs

Nous espérons que ces quelques conseils vous seront d'une quelconque utilité pour braver les situations familiales complexes auxquelles vous pouvez faire face, et nous vous souhaitons de joyeuses fêtes !

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Gif-sur-Yvette
91190

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