16/02/2026
Saviez-vous qu’en plus d’être d’excellents artisans, les gaulois étaient aussi de brillants ingénieurs ? Pour protéger leurs villes, les oppida, ou certaines fermes aristocratiques, ils construisaient d’impressionnants remparts : le Murus Gallicus.
Imaginez un rempart de plusieurs mètres de hauteur et d’épaisseur constitué d’un empilement de poutres croisées à l’horizontale, fixées entre elles par de longues fiches en fer, et remplie de terre avec un parement en pierre. Et souvent un bon gros fossé devant 💪
Lors de la Guerre des Gaule, Jules César lui-même, impressionné, les a décrits et en a vanté les qualités : « Tous les murs gaulois sont faits, en général, de la manière suivante. On pose sur le sol (…) des poutres perpendiculaires à sa direction et séparées par des intervalles égaux de deux pieds. On les relie les unes aux autres dans l’œuvre, et on les recouvre d’une grande quantité de terre ; le parement est formé de grosses pierres encastrées dans les intervalles. Il est très pratique et parfaitement adapté à la défense des villes, car la pierre le défend du feu et le bois des ravages du bélier … » (Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre VII, chapitre 23).
2 000 ans plus t**d, les fouilles confirment exactement cette description. En Alsace, l’oppidum du Fossé des Pandours près de Saverne en a livré un superbe exemple, et on en trouve aussi sous des villes actuelles comme Besançon, Lyon ou Mâcon. Ces remparts, parfois longs de plusieurs kilomètres, servaient autant à défendre qu’à montrer le prestige de la cité.
Cet été, nous avons présenté pour la première fois une maquette du Murus Gallicus (à l’échelle 1/10e), que le public peut même aider à assembler. Une super façon de découvrir cette construction emblématique des 1ᵉʳ et 2ᵉ siècles av. J.-C. !