07/10/2026
Aujourd'hui, c’était notre rendez-vous habituel avec des résidents de l’ehpad du PPMS de Monségur.
Les truffes de Tic-Tac et Anka passent la porte de la chambre avant moi et le temps se suspend, les sourires montent et illuminent les personnes.
Les chiens se font parfois discrets puis ils viennent spontanément chercher le regard, l’attention et la tendresse des résidents.
Aujourd'hui, grâce à la relation tissée depuis quelques mois, ces deux chiens de médiation ont réussi à mettre en mouvement deux personnes.
Une dame, tout d’abord, pour qui cela représentait une aventure, voire une prise de risque à cause de jambes chancelantes et d’un cerveau qui fait des siennes.
Le bout du couloir était notre objectif, pour atteindre une salle où elle a pu jouer plus aisément avec Tic-Tac.
Lui lancer la b***e encore et encore et voir un autre lieu que l’espace de sa chambre, telle fut la récompense de ses efforts.
Radieuse, comme oxygénée, elle a ensuite regagné sa chambre, escortée par les deux chiens. Elle a clairement verbalisé sa joie et sa fierté d’avoir réussi.
Sans la stimulation et l’affection des chiens, on peut facilement imaginer que ses craintes de chute auraient pris le dessus.
Ensuite, un monsieur a également consenti à sortir de son "cocon" et de l’isolement de sa chambre.
D’un pas vif et sûr, il a avancé jusqu'à un espace agréable, où il a pu s’assoir pour jouer avec les chiens. Cela lui a aussi permis d’échanger avec les équipes soignantes, de passage, prenant ainsi part à la vie de l’établissement.
La médiation permet parfois ce dépassement de soi grâce aux rencontres homme/animal et à la force du lien tissé séance après séance.