08/02/2026
Cela fait maintenant 6 mois que nous apprenons à vivre séparés.
L’un de nous avec Maé, l’autre avec nos deux autres enfants.
Une situation inhumaine, surtout pour Maé.
En plus d’être séparé de ses frères et sœurs et de ses parents, notre petit guerrier endure des soins lourds, intenses, invasifs et douloureux. Depuis septembre, il n’a pu aller à l’école qu’une quinzaine de jours en moyenne section. Il est privé de tellement de choses… et cela ne fait qu’empirer.
Même les bains lui sont interdits. Lui qui aime l’eau comme un petit poisson ne peut ni se baigner ni se doucher normalement à cause de son port-à-cath, grippé en permanence avec l’aiguille en place.
Maé souffre toujours de vomissements et de diarrhées chroniques, malgré l’implication et les recherches de plusieurs équipes médicales, y compris des réunions internationales avec les plus grands centres référents en France.
La prochaine étape est une nutrition parentérale, directement en intraveineux. Il ne recevra plus rien par l’estomac afin de le mettre totalement au repos pendant plusieurs mois, dans l’espoir que cela permette d’apaiser les troubles digestifs avant une éventuelle reprise de l’alimentation entérale par gastrostomie.
Cette étape implique environ un mois d’hospitalisation à Marseille, le temps de nous former à cette nutrition très technique et exigeante, où tout doit être parfaitement stérile, et aussi le temps de trouver la composition des poches adaptée aux besoins de Maé.
Les mois à venir s’annoncent encore très difficiles. Aujourd’hui, il n’y a plus vraiment de lumière au bout du tunnel. Bien sûr, nous gardons l’espoir de jours meilleurs, mais le quotidien est extrêmement lourd. Les épreuves et les traumatismes s’accumulent, et tout devient de plus en plus dur à porter.
Quelques chiffres pour mesurer la réalité :
Depuis le 28 août, en un peu plus de 5 mois, Maé a passé 75 jours en hospitalisation complète et 77 jours en hospitalisation à domicile.
Il a donc passé la quasi-totalité de ces derniers mois hospitalisé, perfusé.