Association des Amis du Musée des Troupes de Marine

Association des Amis du Musée des Troupes de Marine Les amis du musée des Troupes de marine comptent 9000 adhérents. Venez découvrir nos collections.

Association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901

   16 juin 1940... - Combats de Feucherolles (Yvelines) du 26e Régiment de Tirailleurs Sénégalais.Le 26e RTS, intégré à ...
17/06/2026




16 juin 1940... - Combats de Feucherolles (Yvelines) du 26e Régiment de Tirailleurs Sénégalais.
Le 26e RTS, intégré à la 8e Division légère d’infanterie coloniale (8e DLIC) du général Gillier qui comporte également le RICM (Colonel Avré) est commandé par le colonel Perretier (ancien de la Guerre de 14-18 et d’Indochine - 1er RTT - et de Mauritanie Sénégal...). Il est un régiment tout juste formé, en avril 1940, composé de trois bataillons, avec un encadrement majoritairement de réserve.
Devant couvrir le repli de l’armée de Paris, il a été engagé le 12 juin et affronte les unités allemandes progressant depuis la Seine. Il tente de tenir la ligne de résistance entre Feucherolles - Saint-Nom-la-Bretèche - Marly. Le RICM couvre l’Ouest.
Le 12 juin, les Allemands franchissent la Seine au Sud de Vernon (forêt de Bizy) et progressent vers l’Ouest. La 8e DLIC entre en contact avec l’ennemi du 15 au 25 juin. Les combats de Feucherolles débutent 16 juin 1940.
Les unités allemandes attaquent en fin de matinée, appuyées par des blindés légers. Les tirailleurs, malgré leur manque d’artillerie et leur formation récente, résistent plusieurs heures, chargeant à la baïonnette et à la machette, retardant l’avance. Le régiment subit de lourdes pertes (il ne reste que 600 hommes) notamment dans les compagnies avancées et se transforme en bataillon de marche.
Les Allemands refusent que les Sénégalais tués soient ensevelis. Ils abattront tous ceux d’entre eux qui se réfugient dans les bois ; cinquante-six seront fusillés près de Chartainvilliers (Eure et Loir).
En fin d’après-midi, la pression allemande oblige au repli vers Rennemoulin - Villepreux - Bois d’Arcy.
Le combat de Feucherolles fait partie des actions retardatrices menées par les troupes coloniales pour protéger la retraite générale. Le 26e RTS, malgré son inexpérience et son équipement incomplet, remplit sa mission de couverture. Ces combats contribuent à éviter une percée immédiate vers Versailles.

AAMTDM - Denis D.

  Quand Mac Orlan chantait la « coloniale » : « j’étais un soldat de marine… »Nous avons choisi d’évoquer cette semaine ...
15/06/2026



Quand Mac Orlan chantait la « coloniale » : « j’étais un soldat de marine… »
Nous avons choisi d’évoquer cette semaine la figure de Pierre Mac Orlan (de son vrai nom, Pierre Dumarchey - 1882-1970). Ecrivain du début du XXe siècle il est connu dans les Troupes de marine comme le créateur du chant emblématique : « Marie-Dominique ». Cet homme qui avait une réelle affection pour les Troupes coloniales et pour l’Armée d’Afrique n’y avait pourtant jamais servi. Après un service militaire écourté (6 mois) par une réforme pour raison de santé au 156e régiment d’infanterie de ligne il avait été mobilisé en 1914 au 69e régiment d’infanterie et blessé en 1916 lors de la bataille de la Somme. Ami de Guillaume Apollinaire et de Roland Dorgelès il fait partie de ces auteurs qui fréquentaient les bars de Montmartre et notamment le fameux « Lapin agile ». Il est auteur de nombreux romans dont le célèbre « Quai des brumes » porté au cinéma par Marcel Carné. Dans ce film, Jean Gabin joue le rôle d’un déserteur de l’armée coloniale. Si de nombreux textes font référence à la Légion étrangère (dans laquelle son frère s’était engagé), plusieurs rendent hommage aux troupes coloniales auxquelles il manifeste de l’admiration et peut-être une certaine tendresse. C’est le cas de l’ouvrage « Les Africains » édité en 1944 qui concerne à la fois l’Armée d’Afrique et l’Armée coloniale. On pourra en juger à travers les pages de son dernier chapitre admirablement illustré comme tout le reste de l’ouvrage par les magnifiques aquarelles d’Edmond Lajoux (1890-1960).

AAMTDM - Marc M.

   Le 10-11 juin 1942, sortie de vive force du Bataillon de Marche 2 durant la bataille de Bir HakeimHommageLe 1er novem...
10/06/2026




Le 10-11 juin 1942, sortie de vive force du Bataillon de Marche 2 durant la bataille de Bir Hakeim

Hommage

Le 1er novembre 1940, le BM2 est créé à Bangui par le commandant de Roux (ancien de St Maixent, Indochine et Maroc…), à partir des tirailleurs de l'Oubangui (BTO) et du Bataillon de tirailleurs sénégalais (BTSOC). Il compte environ 25 officiers, 115 sous-officiers et plus de 800 hommes, répartis en un groupe franc (lieutenant Bourgoin, sergent-chef Conus) et quatre compagnies (la 5e du capitaine Amiel, la 6e du lieutenant Hautefeuille, la 7e du lieutenant Féraud, la compagnie d’accompagnement du capitaine Duché de Bricourt). C'est une unité originale, exclusivement composée d'Oubanguiens. Elle répond à l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, l'Oubangui-Chari s'étant rallié à la France Libre lors des journées dites « les trois glorieuses » des 26 au 28 août 1940.
Le bataillon quitte Bangui le 25 décembre 1940 et rejoint la Palestine en avril 1941 où il est passé en r***e par le général de Gaulle.
Le BM2 prend part à une première campagne en Syrie, se distinguant notamment aux combats de Nebek le 30 juin 1941. Puis vient l'épisode de Mayadine, sur l'Euphrate, en septembre 1941. La 5ème compagnie, est attaquée par des bédouins en nombre supérieur. Le combat est rude. Le Bataillon déplore 15 morts dans les rangs français libres et environ 150 parmi les rebelles.
À la suite de ces combats, l’adjudant-chef Koudoukou est promu sous-lieutenant ; il devient ainsi le premier officier noir de l'Afrique Équatoriale Française.
Le 14 février 1942, le BM2 rejoint Bir Hakeim, point d'eau situé à l'extrême sud du dispositif allié, en plein désert libyen. Bir Hakeim est le point de résistance grâce auquel la 8ème armée britannique peut se reformer à la suite de ses échecs devant l'Afrika Korps. Cette position est cruciale pour les alliés.
Le BM2 est chargé de tenir le secteur des « Mamelles » au nord-ouest, l'un des points les plus exposés, donnant sur le champ de mines qui entoure la position. Il passe trois mois à aménager cette position. Les autres unité présentes de la 1ere BFL sont le Bataillon du Pacifique, le Bataillon d’Infanterie de marine, la 13e DBLE, les fusiliers marins... Le 6 avril 1942, l'ennemi déclenche les hostilités. Les combats sont acharnés. Le 2 juin, de violents bombardements aériens et d'artillerie s'abattent sur les troupes françaises. Le 3 juin, Rommel envoie un ultimatum. Aucun drapeau blanc n’est hissé. Le général Koenig ordonne à ses troupes de tenir coûte que coûte.
Du 5 au 10 juin, l'offensive italo-allemande devient massive. Le BM2, chargé de la défense du secteur nord-ouest, tient sans faiblir face aux troupes de l'Axe jusqu'aux derniers jours du siège.
Lors de la sortie de vive force dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, le BM2, en arrière-garde, est la dernière unité à quitter la position. C'est au cours de la sortie de la 7e compagnie que tombe Georges Koudoukou. Le sous-lieutenant, frappé par un éclat d'obus, décède des suites de ses blessures. Le général de Gaulle lui rend hommage en ces termes : « Tirailleur d'une bravoure et d'un dévouement admirables, il avait permis d'interdire à l'ennemi l'accès à l'observatoire nord-ouest, sauvant les Européens et les tirailleurs encore vivants dans cette position durement éprouvée. »
À la suite des quinze jours du siège de Bir Hakeim, le BM2 compte 216 tués ou disparus et de nombreux blessés, soit près de 30% de ses effectifs. Parmi eux, 177 Oubanguiens.
Le Bataillon se voit décerné une citation à l'ordre de l'armée le 28 août puis la Croix de la Libération le 29, au lendemain de la mort accidentelle de son premier chef, le lieutenant-colonel de Roux. Le général de Gaulle cite alors le bataillon en ces termes : « Blancs et Noirs de l'Oubangui, étroitement unis, ont donné dans la campagne 1941-1942 un bel exemple de patriotisme et de valeur militaire. »
Le BM2 reçoit l'ordre de se diriger sur Madagascar fin 1942, où il est désigné pour une mission de souveraineté avec le général Legentilhomme. En mars 1944, il part pour le Maroc, séjourne en Algérie, et n'arrive en France qu'en janvier 1945. Immédiatement envoyé sur le front de l'Atlantique, il prend position aux avant-postes de Royan et se distingue particulièrement les 15 et 16 avril en prenant des positions truffées de blockhaus. Il compte 84 blessés dans les combats de la libération de Royan.
Le bataillon de marche 2 est dissout le 1er novembre 1945. Au cours des combats auxquels il a pris part, il aura perdu 474 tués et eu de nombreux blessés. Il est Compagnon de la Libération, titulaire de la Croix de Guerre 1939-45, porteur de la Fourragère de la Croix de Guerre. 20 Compagnons de la Libération sont issus de ses rangs.
AAMTDM - Denis D.

Prochaine conférence des Amis du musée > Voir Evènement 18 juin à 18:30 au musée.Accès libre. "La Guerre des Patissries"...
08/06/2026

Prochaine conférence des Amis du musée > Voir Evènement
18 juin à 18:30 au musée.
Accès libre.
"La Guerre des Patissries" par Marc Morillon.

   Le GCMA et le GMI entre décembre 1953 et mai 1954Le 12 décembre 1953, le groupement de commandos mixtes aéroportés (G...
08/06/2026




Le GCMA et le GMI entre décembre 1953 et mai 1954

Le 12 décembre 1953, le groupement de commandos mixtes aéroportés (GCMA) prend le nom de GMI (Groupement Mixte d’Intervention).
Le GCMA a été conçu par de Lattre en avril 1951, pour des opérations de guérilla et de sabotage et la constitution de filières d'évasions en particulier par les commandos de la zone côtière. C’est le Service Action du SDECE en Indochine. Il est commandé par le lieutenant-colonel Grall (Infanterie Coloniale) jusqu’en mai 1953.
Le GMI, commandé par le lieutenant-colonel Trinquier (EOR puis St Maixent, ancien du 4e RTS, des tirailleurs tonkinois et du commando Ponchardier) doit préparer, organiser, mettre en place et commander des éléments susceptibles de réaliser des maquis. L’action s’oriente de plus en plus vers la prise en main des populations autochtones afin de les engager dans la lutte contre le Vietminh.
Au cours de l’été 1953, en pays Thaï, les maquis anti-Viet-Minh initiés par le GCMA avec les populations Thaï, Nung et Méo sont en pleine expansion ; le nombre de maquisards passe de 4 000 à 14 000 hommes dont 86 officiers, 275 sous-officiers européens et autochtones.
En mai et juin, les maquis Servan et Malo fournissent un appoint appréciable pour reprendre le contrôle de la province du Tranninh, en assurant les missions d’éclairage et de sûreté éloignée des bataillons engagés. En août, les maquis du capitaine Hébert (maquis Colibri), de part et d’autre de la RP 41 qui mène à Tuan Giao et Dien Bien Phu, ont permis l’évacuation sans coup férir, par voie aérienne, des matériels et des unités du camp retranché de Na San. Dès octobre, dans leur progression vers le pays Thaï par la RP 41, le Vietminh se heurte à ces maquis, quelques 2 500 partisans encadrés par quatre ou cinq sous-officiers français. Ces derniers ne recevront aucun appui de la part du commandement, hormis quelques actions d’appui aérien limitées par des problèmes météo.
Le 7 décembre 1953, Laï Chau (base principale du GCMA en pays Thaï) est abandonnée par les Français, ouvrant la voie de Dien Bien Phu à la 316e division Viet Minh
Le premier semestre 1954 est marqué par de nouveaux efforts exigés par le commandement au profit du Tonkin et du Laos. Il faut noter l’établissement de contacts intéressants avec les Thos de la moyenne région (Cao Bang), la mise en œuvre du maquis « Sangsue » avec ses 2 000 hommes armés... Les survivants gagneront le Laos après le cessez-le-feu de juillet.

En Haute Région, l’antenne de Dien Bien Phu disparaît avec la garnison. Pendant la bataille près de 400 agents ont été parachutés sur les arrières Viets.
Au sud du fleuve Rouge les maquisards de « Cardamone » livrent de très violents combats, près de 3 000 guérilleros occupent la rive droite du fleuve de Lao Kay à Van Ban.
Au nord du fleuve Rouge le maquis « Chocolat » est réactivé une nouvelle fois. En juin plusieurs milliers de partisans renforcés par des commandos autochtones du GCMA chassent les unités Viêt-Minh. Ils sont 7 000 en juillet. Le triangle compris entre le fleuve Rouge, la frontière chinoise, Ha Giang et Lucan Chau est totalement libéré.
Par la façon dont il a su organiser la résistance des populations autochtones, le GCMA-GMI, sous l’impulsion du commandant Trinquier notamment, s’est révélé être l’outil de contre-guérilla le plus adapté à ce conflit de type révolutionnaire, comme on le voit ensuite en Algérie, ou l’on retrouve des anciens du GCMA dans la lutte contre l’ALN.

AAMTDM - Denis D.

Pour le 110e anniversaire de la disparition du Maréchal Gallieni, la mairie de saint-Béat-Lez vous invite à différents r...
07/06/2026

Pour le 110e anniversaire de la disparition du Maréchal Gallieni, la mairie de saint-Béat-Lez vous invite à différents rende-vous.

  Tenues en Indochine 1937-1945La silhouette du Marsouin couvert du casque colonial 1931 est caractéristique de la fin d...
06/06/2026



Tenues en Indochine 1937-1945
La silhouette du Marsouin couvert du casque colonial 1931 est caractéristique de la fin de l’entre-deux guerres. Elle a été popularisée notamment par les nombreuses affiches de recrutement de l’époque. Son élégance se prolongeait dans les tenues que l’on peut voir sur les documents du ministère de la guerre de 1937 et notamment ces uniformes de toile à col montant, en principe réservés aux tenues de sortie mais que l’on retrouve aussi sur ces belles aquarelles de Maurice Toussaint. Elles furent encore portées pendant la douloureuse période de 1940 à 1945 qui vit l’Indochine française occupée par les Japonais avec l’accord du gouvernement de Vichy (notamment 9e RIC, 11e RIC, 19e RIC). Le « choc des cultures » eut lieu au moment de l’arrivée des premiers éléments français du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient rééquipés par le Royaume-Uni ou les Etats-Unis.
AAMTDM - Marc M.

PARTAGER & TRANSMETTREAnimés par une même passion pour les insignes des Troupes Coloniales et des Troupes de Marine, Pie...
31/05/2026

PARTAGER & TRANSMETTRE

Animés par une même passion pour les insignes des Troupes Coloniales et des Troupes de Marine, Pierre Lang, Alain Pellegrini, Thierry Calmet et Rémi Champart — deux bigors et deux marsouins — ne se contentent pas de collectionner ces précieux témoins de notre histoire. Leur ambition est aussi de faire découvrir tout ce qui se cache derrière « ces petits bouts de métal ».
Grâce à leurs recherches approfondies, ils réalisent des études aussi complètes que possible sur les insignes de nombreuses formations coloniales et Troupes de Marine.
Parce que la connaissance n’a de valeur que lorsqu’elle est partagée, ces travaux sont mis à la disposition de tous sur le site de la FNAOM-ACTDM, dans la rubrique « Documents de Mémoire – Insignes des Troupes de Marine ».
En cette fin du mois de mai, 10 nouvelles études viennent enrichir cette collection :
• 1er Bataillon des Becs d’Ombrelles
• 1er RAC-RA des FFL-RAMa
• 4e RAC-RAMa
• 6e RAC-RAMa-GAMa
• 33e RIC-RIMa
• Bataillon Colonial de Saïgon-Cholon
• Bataillon Comorien Mixte – 19e BIMa
• Compagnie de Sécurité de Hué
• École d’application du Service de Santé des Troupes Coloniales « Le Pharo »
• Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Niger et bataillons dérivés
Chaque étude est accessible sous la forme d’un fichier PDF librement consultable.
👉 Retrouvez l’ensemble des travaux ici :
https://www.troupesdemarine-ancredor.org/documents_de_memoire/insignes-des-troupes-de-marine/
Notre objectif demeure inchangé : préserver, partager et transmettre le riche patrimoine historique et mémoriel que constituent les insignes des Troupes de Marine.
LNG ⚓️

Les amis du musée des Troupes de marine souhaitent une bonne fête à toutes les mamans... 💐💐💐Extrait de Herodote.net ..Il...
31/05/2026

Les amis du musée des Troupes de marine souhaitent une bonne fête à toutes les mamans... 💐💐💐

Extrait de Herodote.net
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Il faut attendre la IVème République pour que la « fête des Mères » soit inscrite en tant que loi, dans le calendrier républicain. Le président socialiste Vincent Auriol promulgue la loi du 24 mai 1950 qui stipule : « La République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la « fête des Mères »...
.. la tradition perdure... les Français célèbrent leur mère chaque année le dernier dimanche du mois de mai, sauf exception, si la date coïncide avec celle de la Pentecôte, la fête des Mères a alors lieu le premier dimanche de juin.

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  Les troupes de marine en CrêteL’île de Crête n’est pas celle qui vient la première à l’esprit lorsque l’on évoque les ...
29/05/2026



Les troupes de marine en Crête
L’île de Crête n’est pas celle qui vient la première à l’esprit lorsque l’on évoque les épisodes de l’histoire des Troupes de marine. Et pourtant celles-ci y ont combattu trois fois dans l’histoire.

Le premier se situe sous le règne de Louis XIV. La capitale de l’ile, appelée alors Candie (aujourd’hui Héraklion) est alors assiégée depuis vingt quatre ans par les Ottomans. Ceux-ci conquièrent à l’époque les îles une à une mais Candie qui est restée comptoir vénitien résiste. En 1669, répondant à un appel au secours du Pape, Louis XIV envoie une escadre et 6 000 hommes dont un contingent de Troupes de la Marine. Ces dernières n’étaient pas alors des troupes permanentes, elles n’étaient levées que pour la durée d’une campagne et licenciées ensuite. Le 25 juin 1669, les Français qui sont avec les assiégés, tentent une sortie de nuit à travers les lignes de l’assiégeant turc. C’est un échec, dû autant à l’explosion malencontreuse d’un dépôt de munitions qu’au manque de coordination entre les troupes « de Terre » et celles de la Marine. La décision est alors prise de créer des régiments permanents appartenant à la Marine et cette même année 1669 voit naître les deux régiments Royal-Marine et Amiral.

Le deuxième intervient en pleine période de conquête coloniale et, sans doute pour cette raison, passe un peu inaperçue. A l’époque, la Crête est toujours sous occupation ottomane mais plusieurs révoltes ont eu lieu et ont été durement réprimées. En 1897, les marines de six pays européens (Allemagne/ Autriche/ France/ Grande-Bretagne/ Italie/ Russie) interviennent pour forcer les Turcs à négocier. La Turquie qui a perdu définitivement la Grèce en 1832 et la Bulgarie en 1878 est alors appelée « L’Homme malade de l’Europe ». Le contingent français est composé de deux bataillons d’infanterie de marine des 4e et 8e régiments de Toulon et de 400 marins. Les derniers soldats Turcs évacuent l’île en 1898. Les marsouins occuperont la Crête jusqu’en 1901 et c’est donc sur l’ile du Minotaure qu’ils auront connu leur transformation d’infanterie de marine en infanterie coloniale.

Le troisième se situe en 1942 et appartient aux parachutistes français des SAS, ancêtres du 1er RPIMa. La Crête est alors occupée par les Allemands. Les commandos ont pour mission de détruire le maximum d’avions allemands. Débarqués d’un sous-marin à 5km du rivage, les 6 hommes (4 Français, 1 Britannique, 1 Grec) rejoignent la plage sur un canot. Après avoir parcouru 20 km, ils arrivent à l’aérodrome d’Héraklion où ils détruisent 20 stukas, des citernes et leur carburant. Ces destructions contribuent à la sécurité d’un convoi maritime allié devant croiser au large de la Crète le surlendemain. Dénoncés par un habitant, les membres du commando sont arrêtés. Leur chef, le capitaine Bergé est emprisonné à Colditz et ne sera libéré qu’en 1945 par les Américains. Il terminera sa carrière comme général de brigade.

AAMTDM - Marc M.

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240, Avenue Du Musée Des Troupes De Marine
Fréjus
83600

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Mardi 10:00 - 18:00
Mercredi 10:00 - 18:00
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