Association des Amis du Musée des Troupes de Marine

Association des Amis du Musée des Troupes de Marine Les amis du musée des Troupes de marine comptent 9000 adhérents. Venez découvrir nos collections.

Association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901

   Libération de Montpellier, 22–25 août 1944, le GMICR n°4 et les combats de MontferrierLe 22 août 1944, Montpellier es...
22/08/2026




Libération de Montpellier, 22–25 août 1944, le GMICR n°4 et les combats de Montferrier
Le 22 août 1944, Montpellier est officiellement libérée : le commissaire de la République Jacques Bounin (« Maigret ») prend possession de la ville, fait arrêter les autorités vichystes et confie le commandement militaire de la place au lieutenant-colonel Arsac, tandis que les dernières troupes allemandes évacuent. Mais, sur ordre d'Hitler, plusieurs colonnes de la Wehrmacht et de la Kriegmarine en repli du Sud-Ouest cherchent à gagner la vallée du Rhône et traversent l'Hérault jusqu'au 26 août, pillant, incendiant et exécutant civils et résistants sur leur passage (Bel-Air, Grabels, Montarnaud).
Un acteur clé de ces journées est le lieutenant-colonel Louis Méar, officier de l'infanterie coloniale, cantonné à la caserne Robert Jammes. Il commandait le GMICR n°4 (Groupement de Militaires Indigènes Coloniaux Rapatriables), une unité composée majoritairement de tirailleurs coloniaux, malgaches, des Sénégalais et quelques Indochinois, restés bloqués en France après la dissolution de l'Armée d'armistice fin 1942.
Le 23 août, un important convoi de la Kriegsmarine venu de Port-Vendres (unité du capitaine de corvette Ernst Bettin, environ 1 500 hommes), stoppé par un mitraillage allié à l'entrée de Montpellier, est amené à se rendre au pont de Cholet. Après de longues tractations engagées par des inspecteurs de police et un interprète, puis par le commandant Humbert-David, c'est le LCL Méar, arrivé en fin de journée, qui scelle la reddition : il désarme les officiers, garantit l'application des conventions de la Croix-Rouge, fait inspecter et décharger les armes pour éviter tout accident, et fait conduire les 1 500 prisonniers à la caserne Robert Jammes, dont ses hommes assurent la garde extérieure.
Le 24 août, une autre colonne allemande (dite « de Rodez ») menace la ville ; des pourparlers tournent au drame à Bel-Air, où des FFI sont exécutés et un domaine incendié. Dans la nuit du 24 au 25, tous les hommes en armes se portent vers Montferrier, village perché offrant une bonne position défensive au-dessus du L*z. Le 25 août, la mission offensive est confiée au LCL Méar, avec environ 300 hommes du GMICR N°4, épaulés par des résistants, des FFI et des FTP (groupes Quarante/Ely et Vincent, renforts Léon et Valmy). Le combat, engagé vers 10 h au pont du L*z, est violent et longtemps indécis ; c'est finalement la mise en batterie de l'artillerie et le redressement mené par Méar qui, vers 15 h 30, permettent d'anéantir l'arrière-garde allemande. Bilan : deux morts et six blessés français (plus six patriotes fusillés la veille par les Allemands), de lourdes pertes ennemies et des centaines de prisonniers faits dans les jours suivants. Surnommé « le Valmy de notre Cité », Montferrier reste le seul combat où Montpellier estime avoir « gagné » sa Libération.

AAMTDM - Denis D.

      21 août 1944Le 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais (RTS) du Colonel Salan - 9 DIC (général Magnan) - engage le c...
21/08/2026





21 août 1944

Le 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais (RTS) du Colonel Salan - 9 DIC (général Magnan) - engage le combat sur le sol de France avec la prise de Solliès-Ville.
Le IIe bataillon (chef de bataillon Gauvin) avait atteint la veille au soir les lisières de la ville. Après une préparation d'artillerie, la 10e compagnie (capitaine Ternynck) qui avait pénétré dans la ville, est encerclée à l'issue d'une contre-attaque allemande. Elle est dégagée par la 9e compagnie, tandis que le IIIe bataillon (chef de bataillon Communal) est totalement engagé au Sud.
A 14h00, la ville est entièrement libérée ainsi que Solliès-Pont ; les premiers éléments du régiment sont aux abords de La Fariède.

Le colonel Salan avant l’attaque en novembre 1944.

J-10
21/08/2026

J-10

🇫🇷 Commémorations des combats de Bazeilles à Fréjus

📆 Du 29 au 31 août, Fréjus rendra hommage aux combats de Bazeilles : trois jours de cérémonies et de moments partagés avec les Troupes de Marine, entre mémoire et tradition.
👉 Ces commémorations, ouvertes à tous, sont l’occasion de se recueillir, de partager et de rencontrer nos soldats venus de métropole et d’outre-mer.
Au programme :
🔹 Samedi 29 août – place Formigé
10h45 : aubade de la Fanfare et Bagad des Troupes de marine
🔹 Dimanche 30 août – Monument de l'Armée noire
10h45 : Aubade de la Fanfare et Bagad des Troupes de marine
15h : démonstration de matériel militaire
🔹Lundi 31 août - Arènes
18h15 : concert de la Fanfare et Bagad des Troupes de marine
20h30 : prise d'armes

🤝 Nous vous attendons nombreux pour partager ces moments uniques aux côtés de nos militaires !

  Un des trésors du musée : le fusil Mle 1861 de Tirailleur sénégalais, à canon doubleCe fusil dit « de marine » était e...
18/08/2026



Un des trésors du musée : le fusil Mle 1861 de Tirailleur sénégalais, à canon double
Ce fusil dit « de marine » était en fait réservé aux tirailleurs sénégalais. Il porte une ancre de marine et les lettres TS gravées sur sa plaque de couche et sur la croisière de la baïonnette.
Fabriqué quatre ans seulement après la création du corps, en même temps que l’on dotait les tirailleurs d’un uniforme « oriental » attractif, il témoigne d’une volonté de séduire les éventuels candidats à l’engagement. Le statut de soldat, juste au-dessus de celui d’esclave, était alors assez mal considéré dans la société wolof, ce qui rendait le recrutement difficile et l’on tentait d’attirer des volontaires avec un uniforme chatoyant « à la turque » et avec ces fusils, apparentés à des fusils de chef.
Cette arme à deux canons de 18mm en acier, rayés était inspirée de celle qui avait armé les voltigeurs corses, force de maintien de l’ordre dissoute en 1850. Ce fusil utilisait des « balles Minié », balles en plomb de forme ogivale qui se moulaient sur les rayures au moment du chargement. Ces balles étaient connues pour provoquer des blessures assez graves. C’est le dernier fusil réglementaire français se chargeant par la bouche, puisque le Chassepot qui apparaît cinq ans plus t**d se charge par la culasse. En service jusque vers 1880, le fusil à canon double a été remplacé chez les tirailleurs par le fusil Kropatscheck, premier fusil français à répétition. Les armes authentiques comme celle-ci sont des raretés car le stock qui existait à Dakar a été immergé au large dans l’Atlantique lors de l’indépendance du Sénégal en 1960.

AAMTDM - Marc M.

   Opération Manta (Tchad, 1983-1984) - Août 83Depuis son indépendance en 1960, le Tchad est miné par une guerre civile ...
13/08/2026





Opération Manta (Tchad, 1983-1984) - Août 83

Depuis son indépendance en 1960, le Tchad est miné par une guerre civile à dominante ethnique qui oppose le Nord semi-nomade au Sud sédentaire. Après les interventions françaises Limousin (1969-1972) et Tacaud (1978-1980), le conflit se cristallise au début des années 1980 entre le Gouvernement d'union nationale de transition (GUNT) de Goukouni Oueddeï, soutenu par la Libye du colonel Kadhafi, et le gouvernement d'Hissène Habré, appuyé par la France et les États-Unis.
À l'été 1983, l'offensive du GUNT, encadrée par plus de 6 000 Libyens dotés de matériel soviétique, de la Légion islamique et d'une aviation, enlève Faya-Largeau et menace directement N'Djamena. La communauté française est évacuée en juillet, et le 9 août 1983 le président François Mitterrand décide l'intervention : c'est l'opération Manta, la plus importante projection extérieure française depuis Suez (1956) et la plus grande opération depuis la guerre d'Algérie.
Du 9 au 23 août, le dispositif se met en place : un détachement du 8e RPIMa et une section du 17e RGP conduisent l'évacuation des ressortissants (opération Bernacle), tandis qu'arrivent un état-major de la 11e Division Parachutiste, le détachement d'assistance opérationnelle du 1er RPIMa et des commandos de l'air. La France envoie d'abord matériel et instructeurs auprès des Forces armées nationales tchadiennes (FANT), puis engage progressivement jusqu'à environ 3 500 hommes, dont 3 200 de l'armée de terre. Manta voit l'emploi de matériels nouveaux : missiles Crotale et Hawk, hélicoptères Puma et Gazelle, chasseurs Jaguar, blindés AMX-10RC et VAB, VLRA, et le nouveau fusil FAMAS. L'éloignement (près de 5 000 km de la métropole) impose une logistique considérable, mobilisant un quart de la flotte de Transall et une longue chaîne aérienne et maritime via Douala et Bangui.
La manœuvre est délibérément défensive : il s'agit d'interdire tout mouvement ennemi au sud d'une « ligne rouge ». Fixée d'abord sur le 15e parallèle (axe Salal-Arada) à l'été 1983, elle est relevée sur le 16e parallèle (Koro-Toro – Oum-Chalouba) en janvier 1984, après les coups de main libyens sur Ziguey et Torodoum. Le dispositif, dont le poste de commandement est à N'Djamena sous les ordres du général Poli puis du général Béchu, s'articule en trois sous-groupements interarmes : Manta-Echo à l'est, sur l'axe Abéché-Arada, Manta-Charlie au centre, à Ati ; et Manta-Oscar à l'ouest, sur l'axe Moussoro-Salal.
Les troupes de marine tiennent une place centrale dans ce dispositif. Le sous-groupement Manta-Oscar est bâti autour de l'état-major tactique du 21e RIMa de Fréjus, commandé par le colonel Desmergers et articulé autour de son 4e escadron. Déployés à Moussoro et Salal avec leurs blindés roues-canon AMX-10RC et leurs VAB, les marsouins verrouillent le flanc ouest de la ligne rouge et mènent d'incessantes patrouilles de reconnaissance dans le Kanem. En janvier 1984, lorsque les coalisés du GUNT frappent le poste de Ziguey puis sont repérés au puits de Torodoum, le sous-groupement Vert du 21e RIMa, stationné à Moussoro, est alerté et engagé, en liaison avec les reconnaissances et les frappes aériennes — au cours desquelles le capitaine Croci est abattu aux commandes de son Jaguar. Cet épisode provoque le recul de la Ligne Rouge sur le 16e parallèle et le renforcement de Manta-Charlie. Fidèles au « souvenir des anciens du Tchad » et à un « esprit guerrier » fait de rusticité et d'adaptation, les RIMa noueront avec ce théâtre un lien durable, du reste prolongé par les opérations Épervier puis Barkhane.
Les combats demeurent limités et la situation se fige : bloqués au nord, les Libyens ne reculent pas, mais des dissensions apparaissent entre le GUNT et Tripoli. Un accord franco-libyen de « retrait simultané et concomitant » est signé en septembre 1984, et le désengagement français s'effectue par l'opération Silure, du 25 septembre au 11 novembre 1984. Ce jour-là, les dernières unités quittent le Tchad — alors que les forces libyennes, elles, sont restées et se sont même renforcées, notamment sur la base de Ouadi-Doum. Le bilan français s'établit à 13 morts et 8 blessés. Ce statu quo non respecté par Kadhafi conduira, dès le 10 février 1986, au déclenchement de l'opération Épervier.

AAMTDM - Denis D.

Nous vous invitons à lire
"Les Troupes de marine au Tchad (1960-2025)" qui vient de paraître.
Récits et témoignages recueillis par le général Paul Gèze, le colonel Jean-Pierre Dutartre et Francis Simonis.
En vente au musée des Troupes de Marine (24 € hors frais d'envoi). Ecrire à [email protected]

11/08/2026

Que voilà une belle initiative !
Ce sera à Nantes ...
Nous vous laissons écouter... ⚓

Bonne fête aux marsouins, bigors et sapeurs de marine.

   Des régiments coloniaux sous l’Ancien Régime - Exemple du régiment de Pondichéry (1772-1791).Après avoir perdu la gue...
11/08/2026




Des régiments coloniaux sous l’Ancien Régime - Exemple du régiment de Pondichéry (1772-1791).
Après avoir perdu la guerre de Sept Ans, le Royaume de France perd une grande partie de son empire colonial au profit de l’Angleterre notamment en Amérique du Nord et aux Indes. Dans ce dernier cas, la défense de la colonie avait jusque là été principalement confiée à une « armée privée » (déjà !), celle de la compagnie des Indes. Celle-ci était composée de deux mille « volontaires » européens (un certain nombre était recruté dans les prisons), et de dix mille soldats indiens, appelés « cipayes » ou « topas ».
Au traité de Paris en 1763, la France récupère ses comptoirs des Indes et en particulier Pondichéry. Mais en 1770, la compagnie des Indes est dissoute et c’est le royaume qui doit alors assumer la défense de ses territoires. Les systèmes précédents (compagnies détachées de la marine, garnisons fournies par l’armée de terre, la dernière en date, 1763, étant la création de légions de Saint Domingue et de l’Ile de France) n’ayant pas donné satisfaction, il est décidé en 1772 de créer huit régiments des colonies (quatre aux Antilles et quatre dans l’Océan Indien). Le régiment de Pondichéry compte parmi ces derniers.
Dès 1775, en raison de difficultés de recrutement, il ne reste plus pour les Mascareignes que le régiment d’Ile de France et le régiment de Pondichéry (réduit à un seul bataillon).
En 1778, lorsque le gouvernement de Louis XVI déclare la guerre à l’Angleterre, la guerre ne se déroule pas seulement en Amérique. Le régiment (671 hommes) participe à la défense de Pondichéry assiégée par 10 500 anglo-indiens. La garnison capitule après 58 jours et obtient les honneurs de la guerre. Le régiment rentre en France avec ses armes et ses drapeaux. Réorganisé à trois bataillons, il embarque en 1781 sur la flotte du Bailli de Suffren qui combat à Porto Praya (Cap Vert) puis débarque en Afrique du sud pour défendre la colonie Hollandaise (les Provinces Unies font alors partie de la « Ligue des neutres »). Il y reste trois ans avant de repartir pour Pondichéry. Il ne participe donc pas aux batailles de Gondelour et de Trinquemalay contrairement à ce qu’affirment certaines sources (Wikipédia notamment).
C’est le régiment d’Isle de France et les Cipayes qui étaient présents.
Toujours en garnison à Pondichéry et dans les autres comptoirs de l’Inde, le régiment est incorporé dans l’infanterie de ligne en 1791 sous le numéro 107.

AAMTDM - Marc M.

  Le général Jacques Coquille dit Dugommier, vainqueur du siège de Toulon en 1793, un « colonial ». Moins connu que son ...
08/08/2026



Le général Jacques Coquille dit Dugommier, vainqueur du siège de Toulon en 1793, un « colonial ».
Moins connu que son chef de l’artillerie, le chef de bataillon Napoléon Bonaparte, le général Dugommier mérite d’être mieux connu notamment dans les Troupes de marine. Son immense talent est celui d’avoir reconnu les qualités de son artilleur et de l’avoir soutenu dès sa prise de commandement alors que ses prédécesseurs avaient été en opposition.
D’une famille de planteurs originaires de la Guadeloupe (il tire son surnom de sa caféraie du Gommier), il entre à quinze ans à la compagnie des cadets-gentilhommes des colonies à Rochefort. Nous sommes en 1753 et cette compagnie est une école chargée de former les officiers pour les unités des colonies et notamment les compagnies franches de la marine. Il combat lors de la Guerre de Sept Ans à la Guadeloupe puis à la Martinique. Il obtient la croix de Saint-Louis. Réformé après 10 ans de service en 1763 il reprend ses activités agricoles. Ce n’est pas un succès ; il a dû vendre une partie de la propriété lorsqu’éclate la Révolution. Il se range du côté des républicains en conflit avec les grand planteurs aristocrates. Envoyé comme député extraordinaire des « îles sous le vent » auprès de la Convention, il est nommé « maréchal de camp » (général de brigade). Affecté à l’armée d’Italie il est rappelé fin 1793 pour remplacer l’incapable Carteaux au siège de Toulon (septembre – décembre). Il a alors 55 ans.
Si ses antécédents sont manifestement coloniaux, son commandement en a aussi le style comme en témoigne le célèbre peintre aixois Granet, présent au siège de Toulon : «… Je regardais cette réunion dont mon général était le plus simple et le meilleur… il faisait les honneurs de sa grande table comme un bon père de famille avec ses enfants. Pendant le repas, quelques sous-officiers de canonniers venaient faire des rapports au général. A peine étaient-ils entrés qu’il leur donnait son verre à boire, plain de vin, et l’accord qui régnait entre eux était tel qu’on eut dit une réunion de parents et d’amis »
Il fait preuve de grande lucidité lorsqu’à la fin du siège, plaidant pour l’avancement du chef de bataillon Bonaparte au grade de général de brigade il écrit : « Si on était ingrat avec lui, cet officier s’avancerait tout-seul ».
Après ce succès, Dugommier est nommé à la tête de l’armée des Pyrénées Orientales et il combat les Espagnols sur la frontière du Roussillon. Il est tué à a tête de ses hommes le 18 novembre 1794 lors de la bataille de la Sierre Negra ou de Sant Llorenç de la Muga près de Figueras.
Son nom est inscrit au Panthéon, sur l’Arc de Triomphe de l’Etoile et il est celui du camp du RSMA de la Guadeloupe.
D’autres généraux illustres des Troupes de Marine sont originaires des Antilles : les généraux de Vassoigne et Brière de l’Isle tous deux nés à la Martinique.

AAMTDM - Marc M.

Le musée des Troupes de marine (à proximité de la sortie de l'autoroute Fréjus Saint-Raphaël) vous accueille tous les jo...
06/08/2026

Le musée des Troupes de marine (à proximité de la sortie de l'autoroute Fréjus Saint-Raphaël) vous accueille tous les jours, du mardi au dimanche de 10 à 18 heures. Fermé le lundi.

Salles climatisées.

Entrée libre.

Culture & LoisirsExpositionsVar Estérel MéditerranéeSaint-RaphaëlVar Saint-Raphaël : L’Histoire s’affiche By TV83.info - Août 6, 2026 0 Facebook Twitter Google+ Pinterest WhatsApp Jusqu’au dimanche 13 décembre 10h00 à 18h00 Musée des Troupes de Marine 240 Avenue du Musée des Troupes ...

   Le 5 aout 1911 le capitane Félix bat le record d’altitude sur un Blériot à Étampes - Les officiers d'infanterie et d'...
05/08/2026




Le 5 aout 1911 le capitane Félix bat le record d’altitude sur un Blériot à Étampes - Les officiers d'infanterie et d'artillerie coloniale à la création de l’aéronautique militaire française (1910‑1914)
En août 1909, le général Pierre Auguste Roques, directeur du Génie, charge une commission d’acheter, sur les crédits de recherche, cinq avions destinés à l’étude de possibles applications militaires, lesquelles semblent consister en des missions d’observation à longue portée. Les officiers, désirant se familiariser avec l’aviation, obtiennent la permission de passer leur brevet de pilote dans les écoles civiles, les seules existant alors. Le premier officier pilote, breveté par l’Aéro-club de France, le 8 mars 1910, est le lieutenant du génie Camermann qui est rapidement chargé de créer une école de pilotage militaire au Camp de Châlons. La Direction de l’Artillerie obtient du Parlement un complément de crédits ce qui lui permet de commander, au début de 1910, sept appareils biplaces. Pressentant en outre le rôle important que pourrait jouer un tel observatoire aérien dans ses opérations, elle souhaite avoir l’aviation naissante sous ses ordres. La rivalité entre le Génie et l’Artillerie débute. En 1910 et 1911 le général Roques commande des dizaines d’avions et affirme au Parlement que les avions sont indispensables.
Le 7 février 1911 sont institués les brevets militaires de pilote et de mécanicien.
Dès les débuts de l'aviation militaire, les troupes coloniales fournissent un contingent notable d'officiers-pilotes, alors que les aviateurs sont encore « détachés de leurs armes respectives ». Sur les 52 officiers brevetés au 1er novembre 1910, puis dans les promotions de 1911‑1913, au moins une quinzaine d'officiers sont issus des deux armes coloniales ainsi que quelques sous-officiers.
Les pionniers sont particulièrement présents dans l’artillerie coloniale : le capitaine Henri de Chaunac-Lanzac (brevet militaire n° 8, 6 mai 1911), le capitaine Julien Félix (BM n° 13, 2 juillet 1911, futur directeur de l'aérodrome d'Étampes recordman d’altitude le 5 aout 1911 à 3 490 m avec un avion Blériot de 50 cv, le lieutenant Désiré Blard (BM n° 14, 4 juillet 1911) figurent parmi les tout premiers brevetés. S'y ajoutent le capitaine Olivier-Pierre Le Maguet (2e RAC, tué dans un accident en février 1912), le lieutenant Georges Sensever (3e RAC, tué le 25 août 1913) et, plus t**d, le lieutenant Pierre André Escot de Bondy.
Pour l'infanterie coloniale, la présence est encore plus large. Le lieutenant Marcel Sido (ancien du 3e RIC et des campagnes du Tonkin, de Cochinchine et du Cambodge chez les tirailleurs) est breveté le 2 mai 1910, parmi les tout premiers militaires pilotes. Suivent le lieutenant Georges Albert Thomas (24e RIC, BM n° 132, tué en septembre 1912), le lieutenant Raymond Porteau (1er RIC, premier tué de l'école d'Avord, 1er mars 1913), les lieutenants René Bresson et René de Blanmont (tous deux du 7e RIC, tués en mars et avril 1913), ainsi que le lieutenant Philippe Féquant, saint-cyrien ancien du 22e RIC, futur général de l’Armée de l’Air. Plusieurs capitaines issus de l'infanterie coloniale accèdent au commandement de centres d'aviation : Lucas (Saint-Cyr), Schneegans (Toul), Bertin, Carlin et Bousquet (Lyon).
Il s'agit très majoritairement de lieutenants — la plupart des pilotes de première ligne et la quasi-totalité des victimes d'accidents — et de capitaines lorsqu'ils exercent des fonctions de commandement de centre ou de service. Certains atteindront les étoiles après la Grande Guerre (de La Morlais, général de brigade aérienne ; Félix, général en 1932).
Le conflit marocain révèle alors tout l’intérêt de l’avion. La première section d'aviation du Maroc occidental s'installe à Casablanca le 25 février 1912 avec quatre officiers-pilotes, un sergent, trente hommes et quatre Blériot XI ; elle est renforcée en mars par le lieutenant Escot. La section du Maroc oriental, forte de cinq pilotes sur Deperdussin, s'établit à Oudjda en novembre 1912. Le capitaine de Chaunac-Lanzac (artillerie coloniale) y dirige le service de l'aviation, secondé notamment par le commandant Félix.
Sous l'impulsion de Lyautey, ces unités mènent reconnaissances, liaisons entre colonnes, missions d'estafette et de topographie, mais aussi les premiers bombardements (« missions de destruction ») : appui à la colonne Robillot au sud de Fès (août 1912), répression de la révolte du caïd Anflous entre Mogador et Agadir, opérations de la colonne Mangin au Tadla et exploration des hauts-plateaux de Berguent (avril 1913). Le lieutenant Ulysse Lalanne (Saint-cyrien promotion « La Dernière du Vieux Bahut » est muté à l'escadrille du Maroc oriental d'Oudjda.
Les troupes coloniales apparaissent comme le vivier majeur de l'aviation naissante : elles fournissent des pionniers du brevet, l’encadrement et le commandement, mais paient aussi un lourd tribut - accidents mortels à l'entraînement en métropole - avant que le Maroc ne devienne leur principal théâtre d'engagement opérationnel.

AAMTDM - Denis D.

Adresse

240, Avenue Du Musée Des Troupes De Marine
Fréjus
83600

Heures d'ouverture

Mardi 10:00 - 18:00
Mercredi 10:00 - 18:00
Jeudi 10:00 - 18:00
Vendredi 10:00 - 18:00
Samedi 10:00 - 18:00
Dimanche 10:00 - 18:00

Téléphone

+33494408175

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