Les Amis du Musée des Troupes de Marine

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Les Amis du Musée des Troupes de Marine Les amis du musée des Troupes de marine comptent 9000 adhérents. Venez découvrir nos collections.

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   3e régiment d'infanterie de MarineGuerre de Crimée : 17 octobre 1855 : les marsouins du 3e RIM à bord des batteries f...
17/10/2026




3e régiment d'infanterie de Marine

Guerre de Crimée : 17 octobre 1855 : les marsouins du 3e RIM à bord des batteries flottantes lors de la prise de Kinburn

Après la prise de Sébastopol le 8 septembre 1855, les Alliés décident d’attaquer Kinburn, qui garde avec Otchakov l’embouchure du Dniepr et du Bug, pour menacer Nikolaïev et Kherson. L’occasion est saisie d’engager les trois batteries flottantes cuirassées (50 m de long et 1600 tonnes avec 16 canons de 50 livres et 2 de 16) à faible tirant d’eau, voulues par Napoléon III : la Dévastation (CF de Montaignac de Chauvance), la Lave (CF de Cornulier-Lucinière) et la Tonnante (CF Dupré). Aux quelque 280 marins, il est prévu d’ajouter sur le lieu du combat des soldats d’infanterie de marine armés de ca*****es à tige et chargés d’abattre les servants et chefs de pièce russes depuis l’une des galeries extérieures des batteries. À Kamiesh, l’infanterie de marine prend place à bord : un détachement de marche de 46 hommes par batterie flottante, soit 138 marsouins ; sur la Dévastation, le détachement de marche du 3e RIM est aux ordres du jeune lieutenant Aubein. Les deux autres détachements aux ordres des lieutenants Gastaldi et Dastugue. Les batteries flottantes sont remorquées par d’autres bateaux.
L’armada de 90 bâtiments des amiraux Bruat et Lyons appareille les 6 et 7 octobre avec 8 000 hommes des généraux Bazaine et Spencer. Débarqués le 15 à trois milles du fort, ils doivent couper la retraite à ses 1 500 défenseurs. Le 17, vers 8 heures, les trois batteries s’embossent seules en première ligne, à 850 - 1 150 m des murailles. Elles ouvrent le feu peu après 9 heures. Pendant que les marins servent les pièces dans la fumée, les marsouins du 3e RIM, postés à l’avant et à l’arrière, servent un feu nourri sur les embrasures ; le commandant de Montaignac renonce à la galerie extérieure, intenable sous les boulets qui labourent le pont. Peu avant la fin du combat, un boulet entré par un sabord de la Dévastation tue un servant et un sergent d’infanterie de marine affecté au passage des projectiles. Vers 13 h 25, le fort démantelé arbore le pavillon blanc : le général Kokhanovitch capitule. Ses 40 officiers et 1 420 hommes reçoivent les honneurs de la guerre. Les batteries ont tiré plus de 3 000 projectiles et encaissé chacune une soixantaine de coups ; la Dévastation compte 2 tués et 13 blessés, la Tonnante 9 blessés, la Lave aucun.
Pour l’hiver, le fort principal est confié au 95e de ligne, tandis que les détachements d’infanterie de marine débarqués des batteries flottantes tiennent les deux fortins avancés, dépendant de la Marine pour l’intendance mais du colonel Denner, commandant le 95e, pour les opérations. Le fort de la Pointe est ainsi occupé par l’infanterie de marine. Les Cosaques rôdent, mais l’ennemi principal reste le climat : envahi par la débâcle des glaces, le fort de la Pointe doit être évacué à la hâte, et une épidémie emporte jusqu’à deux soldats par jour. Kinburn est rendu aux Russes après le traité de Paris du 30 mars 1856. La Guerre de Crimée est terminée.
« La prise de Kinburn n’était pas un bien grand fait de guerre, écrit Jurien de La Gravière, mais elle était un grand fait historique car elle marquait l’avènement d’une marine nouvelle. » Les marsouins en furent, au feu comme à terre. L’ère des bateaux blindés et cuirassés débute en Mer Noire.

AAMTDM - Denis D.

 Un objet, toute une histoire : Shako d’officier d’infanterie de la marine 1831.  Collection du Musée des Troupes de Mar...
16/10/2026


Un objet, toute une histoire : Shako d’officier d’infanterie de la marine 1831. Collection du Musée des Troupes de Marine

Cette coiffure est typique de la première moitié de la monarchie de Juillet (1830-1848) avec sa forme qui rappelle le Premier Empire. Elle s’en distingue par les attributs du nouveau régime issu de la révolution de 1830. Louis-Philippe 1er, désormais « roi des Français » a adopté la cocarde tricolore et remplacé les fleurs de lys des Bourbon par le coq républicain qui, sur cette plaque de shako, surmonte un « bouclier antique » estampé de l’ancre de marine.
La qualité de la gravure de la plaque et le galon supérieur en passementerie dorée à lézarde désigne un officier.
Le « pompon à flamme » jaune est l’apanage des compagnies de voltigeurs. Il existe en effet à cette époque, y compris dans les régiments d’infanterie de la marine, des compagnies du centre composées de fusiliers (6 par bataillon) et deux compagnies d’élite dans chaque bataillon, une de grenadiers et une de voltigeurs.

Le shako est une coiffure d’origine hongroise comme son nom l'indique ; il a été adopté par l’armée française en 1806 en remplacement des bicornes. Il est en feutre et en cuir avec une « armature en carton ». Il laissera peu à peu la place au képi au cours de la 3e république. Sa forme avait alors changé pour devenir tronconique. Il persiste encore dans certaines tenues de parade : Ecole spéciale militaire, Garde républicaine, Ecole des officiers de gendarmerie.

L’infanterie de marine au début de la Monarchie de Juillet :

Dès le début du règne de Louis-Philippe, les gouverneurs des colonies se plaignent du fait que les troupes fournies par l’armée de terre depuis trois ans ne donnent pas satisfaction. En conséquence, l’ordonnance royale du 14 mai 1831 recrée deux régiments d’infanterie de la Marine (les régiments sont à trois bataillons de huit compagnies, six de fusiliers et deux d’élite, une de grenadiers et une de voltigeurs., « destinés au service ordinaire des garnisons des colonies françaises » ( Le 1er régiment compte 2 bataillons et demi à la Martinique et 1 demi-bataillon en Guyane ; le 2e régiment, 2 bataillons et demi en Guadeloupe, 1 demi bataillon à l’île Bourbon et un détachement au Sénégal. Il y a un dépôt commun à Landerneau). Ce n’est dans un premier temps qu’un tour de passe-passe administratif puisque ce sont les régiments déjà sur place, 45e et 51e de ligne et 16e léger qui fournissent des volontaires. Rapidement les besoins sont tels qu’il faut créer un 3e régiment. C’est l’objet de l’ordonnance du 20 novembre 1838 qui emploie pour la première fois l’appellation « infanterie de marine ». Ces 3 régiments auront la moitié de leurs compagnies en France et l’autre moitié aux colonies (le 1er régiment a maintenant 15 compagnies en France (Brest et Cherbourg) et 15 à la Guadeloupe ; le 2e régiment a 15 compagnies en France (Brest et Rochefort) et 15 à la Martinique ; le 3e régiment a 15 compagnies en France (Toulon), 3 au Sénégal, 6 à Cayenne, 6 à l’Ile Bourbon. En 1840, 40 compagnies supplémentaires viennent compléter les effectifs. Deux ans plus t**d c’est l’effectif des compagnies qui est augmenté, à la suite de l’occupation de Nossi-Bé, de Mayotte et des Marquises.
Ces uniformes sont peu adaptés au climat des colonies. Outre le pantalon blanc, les hommes adoptent rapidement des coiffures plus légères que le lourd et encombrant shako, appelées « casquettes d’Afrique » ou « bonnet de police à visière » à l’instar des troupes déployées en Algérie. Également les chapeaux en paille de la marine.

AAMTDM - Marc M.

   9 octobre 1935 : le détachement français de Dire Daoua (ou Dire Dawa) protège le chemin de fer franco-éthiopienSuite ...
09/10/2026




9 octobre 1935 : le détachement français de Dire Daoua (ou Dire Dawa) protège le chemin de fer franco-éthiopien
Suite aux accords du 7 janvier 1935, Laval laisse les mains libres à Mussolini en Éthiopie et, dès le mois de mars, bloque le transit d’a***s destinées au Négus. Seul débouché maritime du pays, le chemin de fer Djibouti – Addis-Abeba (784 km) qui assure les trois quarts de son commerce extérieur, devient un enjeu majeur.

Territoire militaire autonome depuis septembre 1934, la Côte française des Somalis (CFS) est renforcée : une compagnie Somalie à Dikhil, deux compagnies Sénégalaises, de l’artillerie et neuf avions, soit 55 officiers, 198 sous-officiers, 105 hommes de troupe européens et 1 398 indigènes (septembre 1935). Le gouverneur de Coppet prévient : on ne peut défendre la voie ferrée sans tenir Dire Daoua, siège des ateliers de la compagnie. Le 12 septembre 1935, un « détachement de sécurité » quitte Marseille. Commandé par le Cne Bastian, il réunit des volontaires des quatre régiments de la 3e DIC et du RICM (4 officiers, 22 sous-officiers, 202 hommes de troupe), complétés par des sapeurs du 5e Génie, le régiment des chemins de fer. Arrivé à Dire Daoua le 9 octobre avec l’accord du gouvernement éthiopien, il doit protéger le consulat et les Européens, faire respecter la neutralité de la ville européenne que les Italiens se sont engagés à ne pas bombarder, escorter les trains vers notre légation d’Addis-Abeba et, si les cheminots font défaut, exploiter lui-même la ligne.
Après le départ du Négus par le train de Djibouti le 2 mai 1936, le pays sombre dans l’anarchie. Le détachement, passé aux ordres du Cdt Priou et renforcé de deux compagnies sénégalaises venues d’Ali Sabieh et de deux automitrailleuses, doit intervenir par les a***s du 5 au 9 mai pour interdire le pillage de la gare par les soldats éthiopiens en déroute. Le 5, une colonne de tirailleurs et de mitrailleurs part secourir la légation, mais les Italiens la devancent à Addis-Abeba ; le 7, la gare et le pont de l’Awash sont gardés. Le 9 mai, les Italiens venus de Harar entrent dans Dire Daoua « dans le calme et la bonne humeur », toasts à l’appui. Une section finit par rejoindre la légation.
Le reflux vers la CFS commence dès le 12 mai.
Le 13 mars 1937, le détachement quitte définitivement Dire Daoua et la compagnie européenne embarque pour la France le 5 avril. Grâce à lui, le chemin de fer n’a jamais cessé de fonctionner.
La France change bientôt de cap : dès 1936, la Section d’études de Djibouti soutient la résistance éthiopienne ; le colonel Monnier tombe en mission au Begemder le 11 novembre 1939. La CFS aligne alors environ 10 000 hommes face à 60 000 Italiens ; d’importants effectifs gardent la voie ferrée jusqu’à la frontière.

AAMTDM - Denis D.

Le docteur Jules Emily, quand les médecins étaient des médecins de la marine.L’histoire de la mission Marchand a été écr...
06/10/2026

Le docteur Jules Emily, quand les médecins étaient des médecins de la marine.
L’histoire de la mission Marchand a été écrite par son chef bien sur mais aussi par une petite pléiade d’officiers remarquables qui l’accompagnaient. Si l’on retient facilement le capitaine Baratier, les lieutenants Mangin et Largeau, le capitaine Germain, on oublie parfois qu’il y avait un médecin, indispensable pour ce genre d’expéditions. A l’époque, les médecins étaient des médecins de marine. On avait bien créé un corps de santé des colonies dès 1890, nous aurons l’occasion d’y revenir, mais il s’agissait alors surtout de spécialistes hospitaliers.
La personnalité et la carrière de Jules Emily méritent que l’on s’y att**de.
Né en 1866 à Olmeto en Corse, il entre en 1890 à l’Ecole de santé navale de Bordeaux, c’est-à-dire l’année même de la création de cette école, mais il avait commencé ses études à Toulon.
Dès 1892, médecin de 2e classe (deux galons), il accompagne Archinard dans la conquête du Soudan et se fait remarquer dans sa lutte contre une épidémie de fièvre jaune. En 1893, le voila chevalier de la Légion d’honneur à 27 ans ! Aptès deux affectations comme médecin- major à bord des bâtiments la Nive puis la Mésange, il est désigné pour accompagner la mission Marchand (il a laissé de très intéressants souvenirs de cette expédition).
Voici ce qu’il écrit « Pouvais-je me douter en partant de Bordeaux le 6 mars 1896 pour aller à Dakar embarquer sur l'aviso « La Méditerranée » que je commençais un long voyage à travers toute l'Afrique peut-être ? En savais-je plus, trois mois après, en prenant passage sur le « Stamboul » m'amenant au Congo avec les Sénégalais qui devaient servir d'escorte à la mission Marchand ? La mission Marchand ! Désigné de France pour en faire partie, je ne connaissais même pas à cette époque, quel était son but précis ni jusqu'où elle devait aller. Mais j'avais été touché et très honoré par le choix qu'avait fait de moi son jeune chef et c'est avec fierté que j'avais accepté de l'accompagner ».
A son retour, il intègre le nouveau service de santé des colonies et des pays de protectorat qui a été créé en 1890 et dans lequel des médecins de marine soignent les populations civiles. Il accompagne néanmoins les troupes en Crète puis en Chine avant de devenir directeur de l’hôpital colonial de Dakar créé en 1890 (1904-1907) puis chef du service de santé de la Guinée française. Pendant la Grande guerre il est à la tête du service de santé de la VIe armée (1916-1918). La guerre se prolonge pour lui en Syrie et au Liban comme inspecteur général des services de santé du Haut-Commissariat (1919-1923). Il termine cette brillante carrière comme directeur du service de santé du corps d'armée coloniale à Paris (1924-1928).
La promotion 2001 de l’École de Santé navale de Bordeaux a choisi comme parrain Jules Emily.

AAMTDM - Marc M.

   Les troupes coloniales dans les combats de la RC 4 du 3 au 18 octobre 1950Dans la bataille de la RC 4, les troupes co...
02/10/2026




Les troupes coloniales dans les combats de la RC 4 du 3 au 18 octobre 1950
Dans la bataille de la RC 4, les troupes coloniales ne pèsent que peu face aux autres composantes du Corps expéditionnaire. Sur quelque 6 500 hommes engagés, l’ossature est fournie par les Tabors marocains du GTMEO (1er, 3e et 11e Tabors, près de 2 800 goumiers) et par la Légion étrangère (III/3e REI, 1er BEP, garnisons de D**g Khé, That Khé et Na Cham, compagnie de marche du BEP, soit environ 2 000 hommes), auxquels s’ajoutent le bataillon de marche du 8e RTM (842 tirailleurs) et des formations indochinoises (937 supplétifs).
Les « coloniaux » n’y représentent donc qu’une minorité. Leur seule unité constituée est le 3e Bataillon colonial de commandos parachutistes (3e BCCP) du capitaine Cazaux, réduit à 253 hommes au lieu des 520 un an plus tôt, soit à peine 4 % des effectifs. Les colonnes Charton et Le Page n’en comptent presque pas : quelques cadres, techniciens et artilleurs (sur 19 artilleurs partis de Cao Bang, un seul sera récupéré).
À That Khé, le 10 octobre, Mauricette Lastécouères, infirmière des troupes coloniales à l’antenne chirurgicale rattachée au II/3e REI, refuse d’être évacuée par avion, puis suit à pied la colonne de repli en serre-file d’une compagnie de Légion, secourant blessés et traînards ; elle sera citée à l’ordre du corps d’armée.
Le 3e BCCP connaît pourtant bien la RC 4 : le 27 mai 1950, parachuté sur D**g Khé, il a repris le poste de haute lutte. Mis en alerte le 7 octobre, à huit jours de son rapatriement, et renforcé d’une compagnie de légionnaires sans expérience (Compagnie de marche 1er BEP du lieutenant Loth), il saute le 8 au soir près de That Khé, sous le feu, avec pour mission de recueillir les rescapés des colonnes Charton et Le Page. Les 9 et 10 octobre, il se porte au nord de la ville et couvre le décrochage des légionnaires et des goumiers ; son médecin, le capitaine Armstrong accompagne, avec le professeur Huard, le convoi sanitaire envoyé sous trêve chercher les blessés.
Le 10 octobre, il forme l’arrière-garde de l’évacuation de That Khé. Le pont du Song Ky Cong ayant sauté, le franchissement se fait sur des embarcations du génie ; dans la confusion, le bataillon est oublié sur l’autre rive. Stoppé au défilé de Deo Cat, harcelé tout le 12 octobre (la compagnie de marche perd la moitié de ses effectifs en un seul combat), contraint d’abandonner morts et blessés, traqué par les TD 174 et 246, il est submergé le 13. Le 14 au matin, le capitaine Cazaux (qui mourra en captivité à la suite de privations après une évasion) ordonne la dispersion par équipes de cinq. Bilan : 14 rescapés, 38 tués au combat, 91 survivants de captivité, 94 morts ou disparus en détention, 16 exécutés pour tentative d’évasion... Au camp 1, les lieutenants Planet et Graziani composeront la « Complainte du Tu-Binh », la complainte du prisonnier. (Lire également le Manifeste du camp 1 de Jean Pouget, dont la dédicace est pour le capitaine Cazaux).
Après l’évacuation de Langson (le 18 octobre), le III/21e RIC, dont des éléments tiennent le poste de Luc Nam, entre Hanoï et Lang Son que visite le général Carpentier à la veille du repli, s’implante, à partir de novembre 1950, dans le triangle Luc Nam – Bac Giang – Sept Pagodes devenu la nouvelle ligne de résistance après l’abandon de la zone frontière.
Peu nombreuses, les troupes coloniales ont tenu sur la RC 4 au prix d’une destruction presque totale, comparable à celle du 1er BEP.

AAMTDM - Denis D.

Recherches Troupes de marineTroupes de Marine Bren Carrier au sein du 6e RIAOM ?En 2004, le musée des Troupes de marine ...
30/09/2026

Recherches


Troupes de marine
Troupes de Marine


Bren Carrier au sein du 6e RIAOM ?
En 2004, le musée des Troupes de marine s’est enrichi d’une chenillette dite Bren Carrier. D’origine britannique, elle a été retrouvée au Tchad, à N’Djaména.
Aujourd’hui, l’AAMTDM souhaiterait restaurer celle-ci dans le but de l’exposer. Mais avant, nous voudrions retrouver toute ou partie de son histoire.
D’après nos premières recherches, il semblerait qu’elle ait équipée le 6e RIAOM qui s'en serait servi comme véhicule de liaison, de reconnaissance et d'appui-feu léger dans les années 1950 - 1970. Ces petits véhicules ouverts ont progressivement été réformés ou détruits puis définitivement remplacés par des véhicules à roues plus modernes et adaptés aux théâtres d'opérations comme les VLRA. Au lieu d'être envoyées à la ferraille, certaines de ces chenillettes ont été disposées aux entrées du camp Dubut.
Durant les guerres civiles successives qui ont touché N'Djamena (notamment les combats de 1979-1980), le Camp Dubut a été le théâtre d'affrontements. Ces reliques statiques ont été criblées d'impacts et/ou déplacées pour servir de barricades de fortune…
Notre chenillete porte une Gerboise blanche sur une Ancre. Cet insigne serait celui de la Compagnie de Commandement et des Services du 6e RIAOM.
Ne disposant d’aucune preuves historiques ou photographiques, nous recherchons des témoignages d'anciens marsouins du 6e RIAOM ayant connu le camp Dubut dans les années 50 à 70 et, si possible, des photographies.
En vous demandant de bien vouloir partager le plus possible.
Avec nos remerciements.
Le président des amis du musée des Troupes de marine.

  Une casaque de soldat de l’armée impériale chinoise vers 1885.Voilà encore un des trésors du Musée que les visiteurs p...
30/09/2026



Une casaque de soldat de l’armée impériale chinoise vers 1885.

Voilà encore un des trésors du Musée que les visiteurs peuvent découvrir dans une vitrine consacrée à la conquête du Tonkin (1881-1902).

Il s’agit d’une pièce d’uniforme des soldats de l’armée impériale chinoise. Après la campagne de Chine de la deuxième guerre de l’opium (1856-1860), les troupes de marine de la 3e république durent combattre les troupes chinoises lors de la conquête du Tonkin, région septentrionale de l’actuel Vietnam, frontalière avec le sud de la Chine. Les adversaires étaient alors nombreux : soldats de l’Empereur d’Annam, « Pavillons noirs », irréguliers parfois appelés pirates, d’origine chinoise et soldats de l’armée régulière chinoise, notamment de l’armée du Kouang-Si.
Les combats restés les plus célèbres sont ceux de Tuyen Quang et de Langson en 1885.
Cette casaque de fantassin qui se portait par-dessus les vêtements, avait une couleur de fond et des bandes de largeur et de couleurs variables suivant les régiments. Elle était en outre garnie devant et derrière de deux cercles d’étoffe clairs. Ces cercles portaient des inscriptions en mandarin indiquant le grade du chef, la désignation du corps, le grade de celui qui porte l’uniforme. Ces soldats, recrutés par racolage ou par un système de « presse » comme dans la marine devaient ensuite servir à vie. Contrairement à ce qui avait été observé lors de la campagne de Chine du Second-Empire, ils étaient équipés d’a***s modernes d’origine européenne ou américaine.
AAMTDM - Marc M.

Troupes de marine Uniformes Magazine Le dolman des officiers d’infanterie de marine 1883- 1894 : le prestige de l’unifor...
26/09/2026

Troupes de marine

Uniformes Magazine


Le dolman des officiers d’infanterie de marine 1883- 1894 : le prestige de l’uniforme
Le dolman est un vêtement militaire d’origine hongroise qui fut longtemps l’apanage des hussards, bien reconnaissable grâce à ses tresses parfois appelées brandebourgs. L’artillerie de marine (troupe et officiers) l’adopte en 1873.
C’est seulement dix ans plus t**d que le dolman entre dans la garde-robe des officiers d’infanterie et partant, des officiers d’infanterie de marine. Il est attribué aux officiers, aux adjudants et aux chefs de fanfare.
Il est confectionné en drap noir et ferme droit sur la poitrine au moyen de sept brandebourgs de tresse carrée de poils de chèvre de 5 mm de côté, formant sur chaque devant sept rangées faites de deux brins de tresse. Brandebourgs légèrement cintrés et décrivant des lignes parallèles, chaque extrémité antérieure du côté gauche présente un œil formant boutonnière et destiné à recevoir un bouton d'uniforme de gros module de forme sphérique timbrés de l’ancre de marine. A la différence de l’infanterie métropolitaine qui a le collet rouge avec une gr***de brodée, le dolman des officiers d’infanterie de marine a le collet noir avec l’ancre cannetille et paillettes d’or. A partir de 1890, l’ancre est remplacée par le numéro du régiments, cousu en cannetille à même le collet.
Le bas des manches se termine par un parement en forme de pointe avec galon dit "soubise-hussard" en poil de chèvre de 14mm de large, bordant également les devants et les extrémités inférieures du dolman. Les galons de grade sont en soutache en fer de lance avec un nœud hongrois en fil de cannetille dorée.
Le dolman ne comporte pas d’épaulettes mais des pattes d'épaule à quatre brins de tresse carrée en poil de chèvre noirci terminées en trèfle et doublées de drap du fond, avec un bouton d'uniforme sur l'extrémité et la base du trèfle.
Pour les adjudants, les galons sont en fil d’argent mêlé d’un tiers de soie rouge.
Les chefs de fanfare qui ont le rang d’adjudant portent le dolman de ces derniers sans les galons et une broderie particulière au collet : l’ancre est remplacée par une baguette composée de 3 cordons et d’une lyre de 40mm de hauteur sans bandelettes.
Dolmans de flanelle : les dolmans en laine étant inadaptés au service des colonies, un dolman de flanelle est adopté pour le service (le dolman « classique » demeurant réservé à la grande-tenue) dès 1883. Il remplace le paletot en molleton en 1885.
En plus de la différence dans la nature du tissu, les brandebourgs en tresses plates sont confectionnés avec du galon dit "hussard à la soubise" (il s'agit du galon qui orne les extrémités du dolman d'infanterie et d'artillerie) en poils de chèvre noir de 12mm de largeur.
Le résultat est que ces tresses sont beaucoup moins en relief
Les brides d’épaule sont des trèfles à 2 brins de poils de chèvre noir s'attachant par un bouton près du collet et un crochet près de l'épaule.
Ces premiers dolmans de flanelle sont très éphémères puisqu’une décision du 23 octobre 1886 supprime les brandebourgs, le galon et les brides d'épaules. Le terme de dolman sera conservé pour le nouvel effet sans aucune distinction et également pour le nouvel effet en toile blanche, qui malgré leur aspect ne seront pas appelés tuniques.
Comme illustration : le dolman et le képi de JB Marchand dans les vitrines du Musée.
Photo du Lieutenant-colonel Dodds, d'un Sous-lieutenant, d'un Lieutenant et de Capitaines (avec l’aimable autorisation de Jean-Luc).
Pour les amateurs, il y a de nombreuses autres photos de dolmans de l’infanterie de marine sur ce forum :
https://www.passionmilitaria.com/t170828-tenues-de-l-infanterie-de-marine-par-la-photographie-1883-1893-officiers #2577680

AAMTDM - Marc M.

Troupes de marineFNAOM-ACTDMSuite au succès rencontré, le livre "Les Troupes de marine au Tchad (1960-2025)"   Récits et...
23/09/2026

Troupes de marine
FNAOM-ACTDM

Suite au succès rencontré, le livre "Les Troupes de marine au Tchad (1960-2025)" Récits et témoignages, recueillis par le général Paul Gèze, le colonel Jean-Pierre Dutartre et Francis Simonis
a été rédité.

Il est en vente à la boutique du musée des Troupes de marine
https://www.museedestroupesdemarine.fr/pages/LaBoutique
Téléphone de notre responsable boutique, Claude : 06 98 89 57 60

Vous pouvez également le commander à l'AMAROM en envoyant votre commande et le chèque (ordre AMAROM) correspondant par courrier à l'adresse suivante :
AMAROM, Maison Maréchal Juin
29 avenue de Tubingen
13100 Aix en Provence

En vous demandant de bien vouloir partager l'information. Merci.

    21e RIMaOPÉRATION BAUMIER le 23 septembre 1991Évacuation des ressortissants (24 septembre – 6 octobre 1991)En septem...
23/09/2026





21e RIMa

OPÉRATION BAUMIER le 23 septembre 1991
Évacuation des ressortissants (24 septembre – 6 octobre 1991)
En septembre 1991, les militaires de la 31e Brigade Parachutiste zaïroise se mutinent faute d'être payés correctement. Les troubles gagnent le pays et, à Kinshasa, l'émeute tourne au pillage. La France et la Belgique décident d'envoyer des troupes protéger et évacuer leurs ressortissants (Kolwezi, Kisangani, Kinshasa). Le 23 septembre, la France lance l'opération Baumier depuis N'Djamena, en coopération avec l'armée belge (opération « Blue Beam »). Un groupement d'intervention est formé à partir du dispositif Épervier (Tchad) et des EFAO (RCA), avec pour mission de contrôler le centre administratif de Kinshasa, de sécuriser l'ambassade de France et de regrouper puis évacuer les ressortissants français, belges, américains, pakistanais, libanais et indiens, par avion ou par voie fluviale vers Brazzaville.
Le 23 au soir, le colonel Pellegrini, un EMT et la 1re compagnie du 21e RIMa (Cne Heywang) quittent N'Djamena ; devant la confusion, les Transall se posent d'abord à Brazzaville. Le 21e RIMa reçoit l'ordre de s'emparer par posé d'assaut de l'aéroport de Kinshasa-N'Djili, son chef prenant le commandement des éléments « Terre ». La CEA du 3e RPIMa traverse le fleuve Congo vers l'ambassade ; le caporal-chef Rabret y est tué par des pillards. Le 24, malgré des liaisons INMARSAT exécrables, les coopérants de l'AMT et des véhicules (Jeeps du 2e REI, 4x4 civils) permettent les premières reconnaissances et récupérations ; la CEA du 8e RPIMa relève la 1re compagnie. Le 25, les para-commandos belges (colonel de Smet) se posent et un centre d'opérations commun est créé ; échanges d'unités entre contingents, arrivée de la 3e Cie du 2e REI en centre-ville. En fin de journée, 158 personnes sont sous protection. Le 26, la 4e compagnie (Cne Delhoume) est engagée sur Kisangani : 450 ressortissants sont évacués en cinq rotations de Transall. Le 28, Kikwit (120 personnes) ; le 2 octobre, Ikela puis Boende (40 personnes). Le calme revenant, l'EMA ordonne le 6 octobre le repli sur Épervier, avec un bilan positif conséquent : 12 020 ressortissants de 65 nationalités différentes ont pu être évacués dont 2 500 Belges, 1 500 Français, 1 000 Américains, 1 000 Congolais, 1 000 Libanais, 800 Portugais, 600 Grecs, 400 Anglais et 300 Allemands. Ces chiffres ne représentent que les évacuations réalisées par la France, principalement à partir de Kinshasa et dans la partie Nord-Ouest du pays. Les Belges auraient pour leur part, évacué 2 000 de leurs ressortissants.

AAMTDM - Denis D.

Adresse

240, Avenue Du Musée Des Troupes De Marine
Fréjus
83600

Heures d'ouverture

Mardi 10:00 - 18:00
Mercredi 10:00 - 18:00
Jeudi 10:00 - 18:00
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Samedi 10:00 - 18:00
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