27/02/2026
Parking de l’école Hippolyte Fabre. Fréjus
Rapport du CDIGFP suite aux divers recours et à l’article de Var Matin du 19/02/2026 et vue google Mapp (pièces jointes)
La mairie interrogée par Var Matin, « assure pour sa part que tout est en règle » et persiste dans son affirmation mensongère initiale, qu’il y a eu 0m2 d’imperméabilisation.
Au vu de la photo Google - Mapp (en Pièce Jointe) ,qui peut croire que la surface enherbée est bitumée telle que représentée sur le plan de situation de l’état des lieux avant travaux du PA ( Permis d’aménager)établi par le bureau d’études « Intégrale environnement »
Dans cet article de VM, la mairie démontre par une explication très « alambiquée », qu’il s’agit d’une surface de tout-venant compacté envahie d’herbes sauvages.
Tout un chacun sachant ,bien sûr, que le tout-venant même compacté est imperméable !!
Les responsables de la mairie devraient consulter les plannings des jardiniers municipaux qui, régulièrement, venaient tondre ces zones vertes ,comme le prouve d’ailleurs la vue google Mapp.
Ils devraient aussi confronter le PA avec le dossier établi par les services techniques de la mairie pour les travaux de ce projet (documents dessinés et écrits) Voir Mr. Marchand à ce sujet.
Au vu de cet article de VM, le citoyen lambda se dit que tout va bien et est en règle, comme l’affirme la mairie qui , maître d’ouvrage de ce projet, ne peut se permettre, au titre d’exemplarité, d’établir, d’instruire, de signer des documents non conformes à la réalité et que, de toute façon, il y a des instances « supra » pour vérifier et contrôler.
Voyons les différentes étapes et intervenants pour l’instruction et le contrôle d’un tel projet.
La mairie.
Elle établit, instruit et signe un premier dossier (DP) pour l’ouverture d’un portail.
Les travaux du parking sont engagés en toute discrétion sans affichage.
Un recours est engagé par le CDFP contre cette irrégularité.
La DP abandonnée, la mairie indique qu’elle engage un PA (permis d’aménager) et répond à notre avocate qu’il n’y a pas de nouvelle surface imperméabilisée et que pour un espace public les obligations d’espaces verts et plantations ne sont pas obligatoires. (Nouveaux mensonges)
Pour ce PA, la mairie, maître d’ouvrage, engage le bureau d’études « Intégrale environnement » comme maître d’œuvre.
Celui-ci établit un dossier de PA, avec un plan d’Etat des lieux avant travaux faux, ignorant les surfaces vertes initiales et le réseau EP existant.
Il n’a en effet tenu compte ni des vues aériennes avant travaux ni du dossier des travaux établi par les services techniques de la mairie.
Le maître d’œuvre qui engage sa responsabilité pourra constater , hormis le problème des surfaces imperméabilisées (plus de 1000 m2) :
-que le traitement des hydrocarbures obligatoire n’a pas été prévu.
- que la surface d’infiltration des puisards est de 0,12m2 au lieu des 0,70 m2 prescrits (paroi des regards en béton)
- que les EP des toitures de l’école (non prises en compte pour le bassin versant), qui, initialement se déversaient sur une surface bitumée, sont maintenant évacuées en pied de façade dans une aire gravillonnée d’infiltration, risquant d’entrainer des désordres au niveau des fondations.
- que du fait des insuffisances des surfaces d’infiltration des puisards, les débordements en cas de fortes pluies persistantes , s’écoulent vers les jardins mitoyens au sud, d’autant que les bordures hautes T2 prévues, ont été remplacées par des bordures enterrées.
Autre étape et intervenant. L’ECAA.
L’ECAA, dûment informée des divers recours du CDFP mais sans réponse de sa part, pourrait éventuellement vérifier la conformité de ce projet qu’elle a financé et transférer à son » Pôle cycle de l’eau « ces recours mentionnant le non-respect des prescriptions qu’elle a formulées le 9/07/2025, y compris de revoir sa copie compte tenu des surfaces imperméabilisées ignorées.
Si le CDFP ne s’étonne plus des procédés douteux de nos édiles locaux, il se pose des questions quant aux autorités supérieures.
- De l’inspecteur d’académie qui sur les dires de la mairie et de l’inspecteur IEN se félicite d’un plateau sportif amélioré avec en particulier un terrain de tennis.
On l’invite à venir échanger quelques balles avec les élèves de l’école Hippolyte Fabre.
- Du préfet, intervenant pour un avis environnemental, qui n’a jamais répondu à nos recours, tant pour la DP que pour le PA , tous deux entachés d’irrégularité.
- Il n’a pas non plus donné suite aux demandes de Var Matin pour son article susmentionné.
Dans le cadre de son action de défense des intérêts généraux de Fréjus plage, le comité ne peut que déplorer ces manques et dérives des responsables divers étant intervenus (ou non) pour ce projet.
Il peut cependant espérer que ces responsables se décident à exercer leur pouvoir et devoir de contrôle et mise en conformité.
Cela donnerait :
- Un permis d’aménager modificatif.
- La prise en compte des surfaces à imperméabiliser, entrainant la mise en place d’un bassin de rétention.
- Le raccordement des EP au réseau communal après traitement des hydrocarbures.
- L’évacuation des EP toiture de l’école raccordée au réseau EP.
- Les travaux liés aux espaces verts et plantations , soi-disant ignorés en première tranche pour une question d’urgence et priorité pour les places de parking !!
- Terrassement, décaissement , bordures, apport de terre végétale, plantations.
- Réseaux enterrés pour raccordement des bornes pour véhicules électriques (16 places dont 1 PMR).
Tous ces travaux pour remédier aux lacunes et irrégularités d’un projet « vite fait, mal fait ! va évidemment entrainer des surcoûts importants dû à un dossier mal géré, et quelque soit le financement, commune et agglo, c’est toujours le contribuable le payeur.