06/06/2026
ET LA PÊCHE INDUSTRIELLE ?
Les disparités régionales sont particulièrement marquées.
L'étude est à retrouver ici : https://shorturl.at/buu6a
Comité Régional des Pêches de Normandie
Syndicat Mixte des Ports de la Seine-Maritime
Association des Terre-Neuvas de Fécamp
Association Fécamp Terre-Neuve
Une étude du programme TransiPêche révèle que les navires de plus de 24 mètres capturent environ 11 300 tonnes de poissons par an dans la bande côtière française, soit 9,7 % des captures totales réalisées entre 0 et 12 milles nautiques.
Les données portent sur la période 2022-2024 dans l’Atlantique Nord-Est.
Les chercheurs estiment que l’exclusion de ces grands navires de la bande côtière aurait un impact économique limité pour les flottilles industrielles, ces captures représentant moins de 1 % de leurs prises totales.
La majorité des captures concernées provient de chalutiers démersaux de 24 à 40 mètres et de chalutiers pélagiques de plus de 40 mètres.
Selon l’étude, plus de la moitié des captures réalisées par les navires industriels dans la bande côtière française provient de flottilles étrangères, principalement néerlandaises, puis belges et espagnoles.
Les navires étrangers de plus de 24 mètres réalisent à eux seuls 6 450 tonnes de captures dans cette zone, contre 4 856 tonnes pour les navires français.
Les disparités régionales sont particulièrement marquées.
Dans les Hauts-de-France, les navires de plus de 24 mètres représentent 45,5 % des captures totales en bande côtière.
Ce taux atteint 24,5 % en Aquitaine et 13,3 % en Normandie, contre seulement 1,7 % en Bretagne et 0,5 % dans les Pays de la Loire.
L’étude souligne également que 98 % des captures des grands navires concernent des espèces présentes bien au-delà de la bande côtière, comme le hareng de l’Atlantique, la sardine commune ou le maquereau.
Les auteurs estiment ainsi que les flottilles industrielles pourraient reporter l’essentiel de leur activité hors de la zone côtière sans bouleversement majeur.
Ils considèrent également qu’une sanctuarisation de la bande des 12 milles nautiques pour les navires de moins de 24 mètres pourrait réduire significativement la pression de pêche au bénéfice des petites pêcheries côtières, jugées plus créatrices d’emplois et de valeur économique par tonne débarquée.
L'étude est à retrouver ici : https://shorturl.at/buu6a