Association Le Lotus Céleste

Association Le Lotus Céleste Association

06/05/2026

Bonsoir le congrès est reporté en 2027.

Nous nous retrouverons aux dates suivantes : Conférenciers et médiums

Le 13 septembre 2026 où nous aurons le plaisir d’accueillir.

Anne Eichenberger

Loic Huel

Anthony Faether

Le 25 octobre

Christine Lamour

Anne Marie Lizano

Bénédicte Dufour

Le 6 décembre

Patricia Bonnet

Sophie Znaïdi

Nadia Brisset

Au plaisir de vous revoir.🪷🤩

06/05/2026

Le congrès est annulé, mais il sera reporté l'an prochain😇🪷

05/05/2026

À 63 ans, elle est entrée dans la plus grande décharge d’Égypte. Et elle y est restée pendant deux décennies.
Le Caire. 1971.
L’odeur vous frappait à un kilomètre à la ronde.
Le bidonville de Moqattam. Là où la capitale égyptienne déversait tout ce qu’elle rejetait. Et où vivaient 40 000 personnes.
On les appelait les zabaleen. « Les gens des ordures. »
Ils triaient à la main les déchets de sept millions d’habitants, chaque jour. Plastique. Verre. Os. Métal. Restes de nourriture pour les porcs.
Pas d’écoles. Pas d’hôpitaux. Pas d’eau courante. Pas d’électricité.
La ville faisait comme s’ils n’existaient pas.
Sœur Emmanuelle avait 63 ans. Une religieuse française en habit gris. Elle avait passé quarante ans à enseigner la littérature aux filles de diplomates.
Des écoles sûres. Un travail respectable. Une retraite confortable qui l’attendait.
Elle a tout quitté.
Elle a posé une seule question : « Où sont les plus pauvres en Égypte ? »
Tout le monde a pointé la décharge.
Elle y est allée. Elle a demandé si elle pouvait y vivre.
Les zabaleen l’ont regardée, stupéfaits. Personne n’avait jamais demandé à vivre là.
Ils lui ont construit une petite pièce en béton. Un lit. Une croix. Une Bible.
Elle s’y est installée.
Voici ce qu’elle a découvert.
Des filles qui accouchaient à douze ans. Puis à treize. Puis à quatorze. Morte à vingt-cinq.
Des enfants qui mouraient d’infections que quelques centimes auraient pu soigner.
Des hommes se coupant les mains sur du verre brisé chaque jour, sans aucun moyen de nettoyer leurs blessures.
Zéro alphabétisation. Personne ne savait signer son propre nom.
Elle n’est pas venue prêcher. La plupart étaient déjà chrétiens. Elle n’est pas venue convertir.
Elle est venue rester.
Elle a commencé par apprendre aux enfants à lire. À écrire des lettres pour les mères. À panser les plaies.
Puis elle a vu plus grand.
Elle a compris quelque chose. Ces gens n’étaient pas pauvres parce qu’ils étaient paresseux. Ils étaient piégés. Le système les payait à peine. La société les traitait comme invisibles.
Alors elle a commencé à demander de l’argent.
Des lettres envoyées en France. En Europe. À de riches Égyptiens.
Elle est devenue infatigable.
En 1980, elle avait réuni assez de fonds pour construire.
D’abord : une école primaire. Gratuite. Pour chaque enfant zabaleen.
Ensuite : une clinique. Des infirmières. Des vaccins. Des médicaments de base.
Puis : un centre pour femmes. Alphabétisation. Formation professionnelle. Espoir.
Puis quelque chose de brillant : elle a trouvé un ingénieur. Elle a construit une usine de compostage. Transformé des montagnes de fumier de porc en engrais. Vendu aux fermes.
Les zabaleen avaient enfin un revenu.
Elle a aussi distribué des moyens de contraception. À des filles dès l’âge de douze ans.
Le Vatican était furieux.
Elle n’a pas bronché.
« Je suis avec les pauvres, disait-elle. Je ferai ce dont les pauvres ont besoin. »
Elle a vécu dans ce bidonville pendant vingt ans. Sous les étés égyptiens. À travers les épidémies. Le chaos politique.
Sans eau courante. Sans électricité. Un seau pour toilettes.
Elle y a vieilli. Cheveux blancs. Visage marqué. Le même habit gris pendant des années.
Les zabaleen l’appelaient Om Emmanuelle. « Mère Emmanuelle. »
Elle a écrit des livres sur eux. Les livres se vendaient en France. Elle est devenue célèbre presque malgré elle.
À la fin des années 1980, elle était connue de tous. À la télévision nationale. Rencontrant des présidents.
Elle utilisait chaque seconde de sa notoriété pour récolter des fonds.
En 1993, à 84 ans, son ordre religieux l’a obligée à rentrer.
Elle avait passé 22 ans en Égypte. Vingt dans le bidonville.
Elle était épuisée.
Mais elle ne s’est pas arrêtée.
Elle a passé les quinze dernières années de sa vie à collecter des fonds. Télévision. Radio. Conférences. Livres.
Elle a levé des millions. Étendu ses actions à huit pays : Liban, Soudan, Burkina Faso, Philippines…
Elle vivait simplement dans une maison de retraite en France. Ne possédait rien. Envoyait chaque euro à ses projets.
Elle est morte dans son sommeil le 20 octobre 2008.
Vingt-sept jours avant son centième anniversaire.
L’Égypte a pleuré plus que la France.
Les zabaleen ont organisé une commémoration. Des centaines de personnes sont venues. D’anciens ramasseurs d’ordures devenus médecins, enseignants, infirmiers.
Leurs enfants vivaient des vies complètement différentes.
Grâce à elle.
Les écoles sont toujours là. Les cliniques. Le centre pour femmes. L’usine de compostage.
Voici ce qui me hante dans cette histoire.
Elle a commencé à 63 ans.
La plupart des gens prennent leur retraite à 63 ans.
Elle a passé quarante ans à enseigner à des enfants riches. Puis elle est entrée dans une décharge et a consacré les vingt années suivantes à enseigner aux oubliés.
Puis quinze autres à lever des fonds pour eux.
Elle n’était pas formée au travail social. N’était pas médecin. N’était pas jeune.
C’était une enseignante de 63 ans qui a décidé que la seconde moitié de sa vie compterait plus que la première.
Elle a trouvé les gens les plus invisibles du Caire et a refusé de détourner le regard.
Elle a mangé avec eux. Dormi parmi eux. Soigné leurs blessures. Appris leurs noms.
Elle n’a pas cherché à les convertir. Elle disait que sa mission était d’aimer, pas de prêcher.
Elle a vécu 99 ans.
Dont 37 consacrés à servir ceux que personne ne voulait voir.
Sœur Emmanuelle. Religieuse française. A vécu dans un bidonville de déchets jusqu’à 84 ans. Morte à 99 ans.
Son « crime » ? Avoir remarqué ceux que tout le monde ignorait.
Son héritage ? Des milliers d’enfants capables de lire. De travailler. De rêver.
Tout cela parce qu’une femme est entrée dans une décharge à 63 ans.
Et a refusé d’en partir.

30/04/2026

Adresse

Chemin De Peyrelevade N°263
Eymet
24500

Téléphone

+33782271747

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Association Le Lotus Céleste publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Association Le Lotus Céleste:

Partager