28/08/2026
MONSIEUR LE PRÉFET, BIENVENUE DANS UN DOSSIER DIFFICILE : LE VALENTIN.
Simon Fetet vient de prendre ses fonctions de préfet des Pyrénées-Atlantiques.
À La République des Pyrénées, il explique avoir conscience des dossiers qui l’attendent et revendique :
« J’ai l’expérience des difficultés. »
Très bien.
Le Valentin, à Gourette, devrait lui donner l’occasion de la mettre en pratique.
Car face à une difficulté, il existe toujours deux méthodes.
La première est la plus simple :
MENACER DE FERMER.
ET DEMANDER AUX COPROPRIÉTAIRES DE PAYER.
En l’espèce, près de 2 millions d’euros de travaux de cloutage du mur du parking B10 seraient réclamés.
La seconde méthode est certainement plus difficile.
Elle consiste à regarder pourquoi ce mur s’est dégradé, quels usages ont pesé sur l’ouvrage, quelles responsabilités sont susceptibles d’être engagées et qui doit juridiquement supporter la dépense.
Elle consiste aussi à tenir compte d’une réalité : le Valentin est au cœur du fonctionnement de Gourette.
La voie située au-dessus de cet ouvrage est empruntée pour les besoins de la station, notamment par des véhicules et des engins de déneigement.
Une expertise judiciaire est précisément en cours pour déterminer les causes et les responsabilités.
Alors pourquoi faudrait-il faire supporter immédiatement près de 2 M€ aux seuls copropriétaires, avant même que toutes les responsabilités soient établies ?
Et surtout, faut-il réellement envisager de fermer tout ou partie du Valentin — avec les conséquences potentielles que cela pourrait avoir sur Gourette — faute pour les copropriétaires de financer immédiatement ces travaux ?
Ce serait la solution de facilité.
Or le nouveau préfet nous dit avoir « l’expérience des difficultés ».
Nous lui proposons donc de prendre ce dossier pour ce qu’il est :
pas seulement un problème de copropriété,
pas seulement un problème de sécurité,
mais un dossier où s’entremêlent depuis des années propriétés privées, ouvrages, usages de la station, acteurs publics, responsabilités et argent public et privé.
Et les copropriétaires ont déjà énormément payé.
Depuis le début de l’administration provisoire, les sommes appelées se comptent en millions d’euros.
Pour quel résultat aujourd’hui ?
Le Valentin demeure en difficulté et l’on voudrait maintenant ajouter près de 2 M€ pour ces travaux.
LRDV ne conteste évidemment pas la nécessité de sécuriser ce qui doit l’être.
Nous contestons une logique beaucoup plus simple :
« IL FAUT FAIRE LES TRAVAUX, DONC LES COPROPRIÉTAIRES PAIERONT. »
Non.
Il faut faire les travaux nécessaires.
Il faut préserver la sécurité.
Il faut préserver Gourette.
Et il faut déterminer qui doit réellement payer.
Monsieur le Préfet, vous venez d’arriver.
Vous n’êtes pas responsable de la manière dont ce dossier a été géré jusqu’ici.
C’est précisément pourquoi vous avez aujourd’hui une occasion rare :
reprendre le dossier sans préjugé et réunir autour de la table l’État, le Département, la commune, l’EPSA, l’administrateur provisoire et les représentants des copropriétaires pour trouver une solution de sécurisation immédiate sans préjuger de la répartition définitive des responsabilités.
Fermer est facile.
Faire payer le premier que l’on a sous la main aussi.
Résoudre un dossier vieux de plusieurs décennies, c’est autre chose.
Bienvenue dans les Pyrénées-Atlantiques, Monsieur le Préfet.
Nous sommes disponibles pour vous présenter le dossier du Valentin.
LRDV — Les copropriétaires reprennent la parole.