14/10/2025
La CFDTTED SOLIDAIRE
INFORMATION CLAREBOUT COMMUNIQUER DE PRESSE
Depuis l’annonce de la revente du groupe Clarebout au groupe Simplot JR, et surtout suite aux fuites sur le montant de la vente (estimée à plus de 3 000 000 000€), les travailleurs demandent une prime à l’entreprise pour leur participation à ce développement, et donc à ce prix record.
Pour rappel, Clarebout, ce sont des entreprises à Dunkerque, Warneton, Neuve-Eglise, Comines, Mouscron et Frameries ; 2800 salariés…et un patron qui entre dans les 10 plus grosses fortunes de Belgique grâce à cette vente.
Une prime jugée largement insuffisante a été proposée aux travailleurs…qui l’ont refusée et commencé des actions de grève.
Depuis maintenant 13 jours, les travailleurs sont à l’arrêt, impactant lourdement le fonctionnement de l’entreprise…et ses rentrées financières. Mais rien n’y fait, ce n’est pas une question d’argent, mais une question de principe : Jan Clarebout ne cèdera pas un centime de plus à ses travailleurs. C’est SON argent, personne n’y touchera. Il préfère perdre des millions de production, user avocats, huissiers,… tant que ce n’est pas pour ses travailleurs !
Encore mieux, l’entreprise dit que les grévistes font régner un « climat de terreur » ! Les piquets se sont toujours tenus conformément à l’ordonnance du tribunal, aucun accès aux travailleurs n’a été interdit, même les blocages de camions étaient interdits en Belgique. Les piquets sont propres et bon enfant. Pour preuve, depuis le 1er jour, la majorité du personnel employé est resté en poste, et certains ouvriers également. Un incident regrettable et dénoncé par les organisations syndicales, n’étant pas de leur fait, a été constaté, et est monté en épingle par la direction.
A coté de ça, l’entreprise utilise tous les moyens pour briser la grève : pression sur les travailleurs, affichages de messages faisant grimper la tension, primes illégales aux travailleurs qui viennent travailler, contrats illégaux aux intérimaires, usage abusif des huissiers,… Une réelle violence sociale.
Malgré ces pressions, malgré la prime, et malgré l’image qu’on veut donner d’eux, la majorité des travailleurs est encore en grève. Et veulent continuer la contestation, même si ce combat pèse lourd dans leur portefeuille, vu la perte de salaire conséquente !
La direction demande une reprise des responsabilités et un dialogue constructif. Dialogue demandé par les organisations syndicales depuis toujours, et nié par la direction, qui a été contrainte à se déplacer en conciliation mais a fait la sourde oreille…et n’a plus donné aucun signe de vie depuis. Les organisations syndicales attendent une invitation à se mettre autour de la table pour reprendre les négociations sur une base acceptable pour les travailleurs !