08/10/2026
Vous trouverez ci dessous Le compte rendu Des associations Concernant La réunion du 24 sept 2026 avec la municipalité sur le projet d'installation d'une chaufferie BIOMASSE sur la route de l'OUYE
Association Beaurepaire
Association Dourdan Environnement
Association Dourdan Nord (ADN)
Association Dourdan en transition
Association Graines de colibri
Association Patrimoine et cadre de vie Dourdan (APAVIE)
Association du Puits des Champs
Fédération des associations de protection de l'environnement de la haute vallée de l'Orge (FAVO)
PROJET DE CHAUFFERIE BIOMASSE
COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 24 NOVEMBRE 2026
rédigé par les associations présentes
03/10/2026
En réponse à leur demande d’informations sur le projet de chaufferie biomasse, formalisée par un courrier du 23 juillet 2026, les associations de l’environnement et du patrimoine ont été invitées à une réunion en mairie le jeudi 24 novembre.
Étaient présents :
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Commune de Dourdan : M. DE CARVALHO (maire), MME PRADOT (adjointe au maire), M. MOURDI (adjoint au maire), M. FERNANDEZ (conseiller municipal délégué aux grands travaux), MM. DAVID, LAFFONT et PANOT (conseillers municipaux), M. LABORIE (directeur général des services), M. LAIGNEL (directeur du service technique), M. GORGE (directeur-adjoint du service technique)
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Société IDEX (délégataire du service public de chauffage urbain) : 4 représentants
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Associations : association Beaurepaire (MME TOLINI), association Dourdan Environnement (MM. TSIRONY et FOURNIL, MME GIRARD), association Dourdan Nord (ADN) (M. ROUGEAUX), association Dourdan en transition (MMES RELATIVO et WOLOWSKA), association Graines de Colibri (Mme RELATVO), association Patrimoine et cadre de vie Dourdan (APAVIE) (M. VALIN), Fédération des associations de protection de l'environnement de la haute vallée de l'Orge (FAVO) (M. LEMERCIER).
Le service urbanisme n’était pas représenté et l’adjoint au maire chargé de l’urbanisme n’était pas présent.
Les élus ont d’abord rappelé la situation : le réseau de chauffage urbain existant, qui dessert des immeubles collectifs, est alimenté par une chaufferie au gaz située à la Croix Saint-Jacques. La délégation de service public pour son exploitation a expiré fin juin 2025 et a été remplacée par une nouvelle permettant une extension du réseau, donnant priorité aux énergies renouvelables et confiée à la même société : IDEX. Le contrat de délégation est signé depuis un an pour 20 ans ;
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il prévoit sur la durée du contrat et aux risques et périls du délégataire un prix de vente fixe (avec une formule de révision) inférieur de 18% au prix actuel. Les associations avaient demandé qu’on leur communique le Dossier de Consultation des Entreprises (DCE). Malheureusement, seule la partie administrative leur a été transmise alors que c’est le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) qui importe. Les associations ont donc renouvelé leur demande.
Réseau actuel
Pour l’extension projetée la commune a demandé une solution de base utilisant la géothermie complétée par de la biomasse mais c’est finalement une variante avec uniquement une chaufferie biomasse qui a été retenue, en plus des actuelles chaudières au gaz. Selon la société IDEX, la géothermie serait trop risquée à la suite d’échecs sur d'autres sites. Seule la biomasse permettrait une baisse de prix pour les abonnés tout en assurant un taux d’emploi d’énergies renouvelables de 86 %.
IDEX a assuré qu’aucun arbre ne serait coupé : le combustible proviendra de résidus (branches, sciures de bois de forestier et de scieries) uniquement prélevés dans un rayon de 100 km autour de Dourdan, et il sera soumis à un contrôle administratif. Etant donné la rareté à venir de la ressource et donc de l’augmentation du prix de la matière première, la FAVO a exprimé un doute sur cette disponibilité.
L’APAVIE a rappelé que si une chaufferie biomasse produit bien une énergie renouvelable, il ne s’agit pas d’une énergie décarbonée : pour une même production de chaleur la combustion du bois émet deux fois plus de C02 que celle du gaz.
Le représentant d’IDEX a indiqué que les prospects envisagés au départ du projet avaient d’ores et déjà signé leur contrat de raccordement. Il s’agit de la résidence sociale ADOMA, de Batigère (pour la résidence du Parc et la résidence des Petits Prés) et du centre aquatique Hudolia.
La commune a indiqué que la nouvelle gendarmerie y serait également raccordée.
Le maire a également précisé que d’autres prospects pouvaient être envisagés notamment du côté des entreprises de la zone de la Belette. Il a évoqué entre autres la société Thalès et le possible raccordement de riverains qui en feraient la demande.
Pour les associations ces éventualités posent la question du dimensionnement de la chaufferie et de son évolution future.
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Les associations ont fait part de leur inquiétude face aux récentes canicules ayant entraîné des incendies particulièrement dévastateurs pour les forêts, celles-ci nécessitant vingt à trente ans pour se régénérer, sachant de plus que nous assistons maintenant à un renouvellement des essences dû au réchauffement climatique.
De même a été soulevé le problème du risque de pollution dû aux particules très fines produites par la combustion du bois et ne pouvant être stoppées. Le dérèglement climatique ayant une incidence sur le vent, celui-ci souffle plus souvent désormais du sud au nord. Les résidus de particules non filtrés seraient alors dirigés vers la ville.
La demande de permis de construire n’étant pas encore déposée et compte tenu des autorisations pour la procédure d’obtention (c’est une « Installation classée pour la protection de l'environnement – ICPE »), la nouvelle chaufferie ne devrait pas être mise en service avant au mieux octobre 2028 selon IDEX qui a indiqué que le projet avait déjà un an de re**rd. Ceci dans le cas où toutes les autorisations seraient accordées : DRIAET, DDT, CDPENAF, MRAE et en admettant l'abandon de tout recours par l'ensemble des acteurs concernés.
Les associations ont fait part de leur étonnement sur le choix du site en pleine zone agricole, à proximité de zones boisées et dans des espaces de randonnées liées à l’abbaye de l’Ouÿe :
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D’une part cette localisation est en totale contradiction avec la politique de préservation des espaces agricoles et naturels qui entourent la ville menée par les équipes municipales successives. Cette préservation est d’ailleurs inscrite dans le PADD du PLU qui fixe une limite claire entre l’espace urbain et les espaces agricoles et naturels. Le site retenu se situe à 500 mètres au-delà de cette limite et dégradera considérablement le patrimoine paysager de la ville. La poursuite du projet nécessiterait en tout état de cause une modification préalable du PLU.
La société IDEX a répondu qu’elle proposera un plan de protection paysagère adapté.
− D’autre part une chaudière avec du bois à moins de 50 m de la forêt existante présente d’importants risques d’incendie pour celle-ci. L’expérience récente de la sécheresse montre combien ce sujet est sensible. La société IDEX a répondu que les normes anti-incendie seront scrupuleusement respectées et contrôlées et que les murs extérieurs de la chaufferie résisteront 2 heures au feu.
Concernant le caractère indispensable de la chaufferie, ce projet est selon le maire le seul moyen de limiter le coût de chauffage pour les locataires des immeubles sociaux concernés. Aucun élément chiffré n’a été fourni pour étayer cette affirmation ; il n’a pas non plus été précisé comment le bailleur social répercutera aux locataires le coût important des travaux de raccordement.
Le maire a affirmé qu’aucun espace suffisant (en l’occurrence 4 000 m² sont nécessaires) n’était disponible dans les zones d’activité et qu’il anticipait des oppositions de riverains si la nouvelle chaufferie était située trop près des espaces habités. Il n’a pas été donné de précisions concernant les différents endroits d’implantation qui avaient été prospectés par la mairie sur l’ensemble de la commune. Seules les parcelles initialement prévues (F55 et F53) ont été citées, ces parcelles se trouvant dans la même zone agricole que la parcelle F49 finalement retenue. Selon lui, les propriétaires d’autres terrains prospectés hors de la ville n’étaient pas vendeurs.
A ce stade les associations ont insisté pour que, faute de trouver un autre terrain, le délégataire présente aux associations un plan d’intégration paysagère permettant de masquer la chaufferie pour préserver le paysage, ce que le délégataire a promis oralement aux associations. Celles-ci ont alors rappelé les engagements concernant la protection paysagère de Carton Service, toujours pas effective depuis plusieurs années bien que faisant partie des prescriptions du permis de construire accordé, d’où leur prudence/scepticisme.
Par ailleurs les associations ont indiqué la nécessité d’une réunion publique destinée à informer toute la population du projet. Le conseiller municipal en charge du dossier, M. Fernandez a répondu qu’une telle réunion était prévue en fin d’année.
Enfin elles ont demandé communication du document PowerPoint présenté en réunion, ce à quoi le représentant d’IDEX a répondu favorablement. Mais la commune s’est montrée plus hésitante et n’a pas donné une réponse claire.