05/10/2026
PROJET DE CHAUFFERIE BIOMASSE : UNE RÉUNION AVEC LES ASSOCIATIONS A ÉTÉ TENUE LE 24 SEPTEMBRE EN MAIRIE
En réponse à leur demande (voir notre post du 27 juillet) les associations de l’environnement et du patrimoine, dont l’APAVIE, ont été invitées à une réunion en mairie le24 septembre dernier.
La municipalité nous a présenté un projet très avancé, difficilement compatible avec les objectifs de préservation des paysages et de l’environnement portés par nos associations et sans doute par une partie des Dourdannais. Il consiste en une chaufferie biomasse de 2,5 MW implantée dans un espace agricole route de l’Ouÿe qui s‘ajoutera à l’actuelle chaufferie au gaz pour permettre une extension du réseau de chauffage urbain.
La commune a affirmé, sans apporter d’éléments permettant de le vérifier, que :
- « La géothermie, n’est pas une solution ». Il s’agit pourtant d’une énergie décarbonée, vertueuse pour l’environnement, qui a été jusqu’à présent préconisée par les études et demandée dans l’appel d’offres ;
- « Seule la variante retenue, exclusivement à base de biomasse (en plus de la chaufferie gaz existante) permet une baisse de prix pour les abonnés » ;
- « Il n’y a pas d’autre emplacement disponible pour implanter la chaufferie biomasse. »
On peut également s’interroger sur la pollution générée par la future chaufferie biomasse (qui émettra des particules très fines et deux fois plus de CO2 qu’une chaufferie gaz pour une même production de chaleur) et sur l’origine et les coûts de la biomasse qui serait collectée sans coupes d’arbres dans un rayon de 100 km autour de Dourdan alors que la demande nationale est en forte croissance.
Par ailleurs la localisation retenue est en totale contradiction avec la politique constante menée par les municipalités successives de préservation des espaces agricoles et naturels qui entourent la ville. Cette préservation est inscrite dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui fixe une limite claire entre l’espace urbain et les espaces agricoles et naturels (voir l’image). Le site retenu se situe à 500 mètres au-delà de cette limite et dégradera considérablement le patrimoine paysager de la ville. L’APAVIE a demandé à un avocat confirmation de la nécessité d’une modification préalable du PLU (réponse en attente).
La société responsable du projet a indiqué qu’elle nous proposera prochainement un plan de protection paysagère adapté au site actuellement retenu.
Nous avons par ailleurs insisté pour la tenue d’une réunion publique destinée à informer tous les Dourdannais du projet. Le conseiller municipal en charge du dossier a répondu qu’une telle réunion était prévue en fin d’année.
Pour plus de détails sur la réunion :http://apaviedourdan.free.fr/textes/crbiomasse24092026V2.pdf